La fête du vacarme nocturne
La fête c'est bien, pour soi, pas pour les autres
Avant.
On prévient, on informe, on affiche les dates et les horaires, on fait circuler l'information afin que chacun sache à quoi s'attendre.
Cette démarche est importante. Elle permet aux habitants de s'organiser, de prendre leurs dispositions et d'éviter autant que possible les mauvaises surprises.
Être prévenu ne change pas tout, mais c'est déjà une marque de considération envers ceux qui vivent sur place.
L'information ne supprime pas les contraintes, mais elle témoigne d'une volonté de dialogue et de respect entre organisateurs, participants et habitants.
Quand la musique devient vacarme nocturne
J'aime la musique. La vraie.
Celle qui accompagne une soirée, une fête, un moment partagé. Celle qui se laisse écouter sans s'imposer.
Mais quand on confond musique et percussions à 95 décibels jusqu'à cinq heures du matin, ce n'est plus de la musique. C'est du vacarme organisé.
Je ne vois pas pourquoi des milliers de personnes devraient subir, fenêtres fermées ou ouvertes, les goûts musicaux de quelques-uns jusqu'au lever du jour.
Et surtout, une ville n'est pas peuplée uniquement de jeunes fêtards.
Il y a des bébés qui ont besoin de dormir.
Il y a des personnes malades qui ont besoin de repos.
Il y a des travailleurs qui se lèvent à l'aube pour aller gagner leur vie.
Il y a des personnes hypersensibles au bruit.
Il y a aussi des personnes âgées qui, avec les années, supportent de moins en moins le vacarme permanent.
Le respect ne consiste pas seulement à laisser faire une fête.
Le respect consiste aussi à penser à ceux qui ne participent pas à cette fête.
La musique rassemble lorsqu'on choisit de l'écouter.
Le bruit divise lorsqu'on ne peut plus lui échapper.
Et quand une ville entière entend encore les basses à plusieurs kilomètres de distance au milieu de la nuit, il ne s'agit plus de culture, mais d'une nuisance imposée à tous.
Une fois par an va-t-on me rétorquer.
Bien sûr, mais c'est plus souvent pour d'autres occasions, une occasion ça se trouve.
Quand en plus ça tombe une nuit ou le lendemain les gens travaillent, on peut comprendre le côté néfaste de ces organisations. Parce qu'aller travailler la tête dans le cul d'une nuit d'enfer, ce n'est pas très agréable.
La nuit, par temps de chaleur, les gens aimeraient bien pouvoir rafraîchir les intérieurs, sauf quand les décibels submergent la fraîcheur tant désirée.
Bonne journée à tous
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