Que fait la police ?

Publié le par François Ihuel

 

Les ordres viennent de plus haut

Deux infractions graves, en quelques minutes

Que fait la police ?

Les malades de la route

Ces petites routes de montagne sont bien pratiques pour se défouler.

Quand en plus on est du coin et qu'on les connait très bien, on peut se permettre tout et n'importe quoi.

Il est vrai qu'arriver au boulot en retard, ça ne se fait pas.

Alors, au lieu de partir trois minutes plus tôt autant accélérer, d'autan que ça descend.

Et puis tant pis pour ceux qui auraient la malchance de se trouver en face au mauvais moment.

Les arrêts de bus scolaires on s'en fout.

Mais bon, c'est tous les jours, et toujours par les mêmes.

La police ne peut être partout, surtout à ces heures fatidiques, elle est en ville pour faire traverser les enfants des écoles.

  • Article R414-4 du Code de la route
    → Un conducteur ne peut dépasser que s’il a une visibilité suffisante et s’il peut le faire sans danger.
    Sans visibilité = dépassement interdit.
  • Article R414-11 du Code de la route
    → Interdit de dépasser dans des situations dangereuses (sommet de côte, virage, visibilité réduite, etc.).
  • Article R415-12 du Code de la route
    → Obligation de prudence particulière envers les usagers vulnérables, notamment aux abords d’un arrêt de transport en commun.

Ce dépassement par la gauche, à vitesse excessive, effectué sans aucune visibilité, à proximité immédiate d’un arrêt de bus scolaire.
Ce type de manœuvre est formellement encadré par le Code de la route. L’Article R414-4 du Code de la route impose que tout dépassement ne soit réalisé que si la visibilité est suffisante et sans danger. L’Article R414-11 du Code de la route interdit expressément ce type de dépassement dans des conditions où la visibilité est réduite ou incertaine.

À cela s’ajoute le contexte : un arrêt de transport scolaire. Dans ce cas, la prudence devrait être maximale. On ne parle pas d’une simple faute de conduite, mais d’un comportement qui expose directement des usagers vulnérables, notamment des enfants.

On ne parle pas d’un excès de vitesse banal, mais d’un dépassement sans visibilité à un arrêt de bus scolaire, là où des enfants peuvent surgir à tout moment.

Sur ces petites routes, pratiquement jamais de contrôle. Il est vrai que dès qu'on parle de contrôle on tombe dans le collimateur de ceux qui commettent ces infractions répétitives et quotidiennes. 

Le fautif, c'est moi, pas celui qui met les autres en danger. Je suis un vilain délateur (alors que je ne vise personne).

Quand un tiers sera tué, on accusera le laxisme et la complaisance passive de ceux qui se taisent.

 

Que fait la police ?

Où ça une réglementation ?

Donc, forcément la police ne peut pas non plus interdire au super poids lourds d'enfreindre la réglementation.

Même si lesdits poids lourds passent devant le commissariat dans une rue limitée à 19 tonnes, rue sur laquelle donnent cinq établissements scolaires, et surtout à ces heures durant lesquelles, justement, les élèves de tous âges l'empruntent.

Rue dans laquelle il y a aussi des agents de la circulations, de la police municipale, pour faire traverser lesdits élèves.

Entre 19 tonnes autorisées et 42 tonnes en circulation, ce n’est plus un écart, c’est un non-respect total.

Maintenant soyons logique, la police obéit aux ordres, si les autorités supérieures estiment que ces camions, pour la plupart étrangers, peuvent se permettre d'enfreindre la réglementation, c'est qu'il y a une raison qui nous échappe un peu.

Maintenant si un accident survient, quelle que soit son importance, les autorités accuseront les chauffeurs de ces infractions quotidiennes, pas les donneurs d'ordres.

  • Article R411-26 du Code de la route
    → Obligation de respecter les limitations de tonnage imposées par la signalisation.

Signalisation concernée :

  • panneau B13 (limitation de poids total autorisé)

Des véhicules de 42 tonnes ont emprunté une route clairement limitée à 19 tonnes.
Or, l’Article R411-26 du Code de la route est sans ambiguïté : les limitations de tonnage imposées par la signalisation doivent être respectées.

Ici, il ne s’agit pas d’une erreur marginale, mais d’un écart massif entre la limite autorisée et le poids réel des véhicules. Ce type de non-respect met en cause non seulement la sécurité des usagers, mais aussi l’intégrité des infrastructures.

Sauf erreur le maire d'une ville est aussi le chef de la police.

La règle existe. Elle est connue. Elle est ignorée, et tant qu’elle le sera sans conséquence, ces comportements continueront.

À quand un scoop médiatique sur les conséquences ??

En ville, tout le monde le voit. Qui réagit ?

Qu'en diront les familles de victimes quand il y aura la catastrophe ?

Demain, "À quoi servent nos impôts à Briançon"

Bonne journée à tous.

 

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