Briançon : Triste constat

Publié le par François Ihuel

 

Publics ou privés, les désordres sont partout

Sur deux semaines, après signalement au magasin
Sur deux semaines, après signalement au magasinSur deux semaines, après signalement au magasin
Sur deux semaines, après signalement au magasinSur deux semaines, après signalement au magasinSur deux semaines, après signalement au magasin

Sur deux semaines, après signalement au magasin

Carrefour Briançon : est-ce vraiment ainsi que l’on accueille ses clients ?

Il y a la saleté occasionnelle, celle que l’on peut comprendre. Un papier qui s’envole, un emballage abandonné par un client, quelques déchets qui apparaissent au cours d’une journée particulièrement fréquentée. Aucun parking de grande surface ne peut rester impeccable à chaque minute de la journée. Mais il y a une différence entre quelques salissures ponctuelles et ce que l’on peut constater depuis quelque temps sur certaines parties du parking de Carrefour Briançon.

Les photographies parlent d’elles-mêmes. Sous les chariots et autour des installations destinées à les ranger s’accumulent papiers, cartons, mégots, emballages et détritus divers. Certaines saletés semblent suffisamment anciennes pour montrer qu’il ne s’agit pas simplement des déchets laissés là quelques minutes auparavant. Le sol lui-même donne une impression générale de manque d’entretien.

J’ai déjà signalé à deux reprises cette situation. Pourtant, apparemment, rien ne bouge. C’est justement ce qui rend la situation difficilement compréhensible. On peut parfaitement admettre qu’un responsable ne voie pas immédiatement un problème. On peut également comprendre qu’un nettoyage ait pris du retard. Mais lorsqu’une situation est signalée plusieurs fois et qu’elle perdure, l’excuse de l’ignorance devient beaucoup plus difficile à entendre.

Nous sommes tout de même devant un commerce alimentaire. Avant même d’entrer dans le magasin, le client passe par le parking et vient chercher son chariot. Cet endroit constitue donc en quelque sorte la première salle d’accueil de l’établissement. Quelle image donne-t-on lorsque cette première rencontre avec le magasin se fait au milieu de détritus accumulés sous les chariots ?

On investit des sommes considérables dans les enseignes, les façades, la publicité, les promotions, les présentoirs, l’éclairage et la communication destinée à attirer et fidéliser les consommateurs. Mais tout cela devient assez dérisoire lorsqu’on oublie quelque chose d’aussi élémentaire qu’un coup de balai régulier devant la porte.

Il ne s’agit même pas ici de demander un environnement aseptisé. Un parking est un parking. Des voitures y circulent, des centaines de personnes y passent, des chariots y sont manipulés continuellement et des déchets peuvent malheureusement être abandonnés par des clients peu respectueux. Mais précisément parce que ces comportements existent, l’entretien doit être régulier. On ne peut pas compter sur la bonne éducation de chacun pour assurer la propreté d’un espace commercial.

Il y a également une question de respect envers les clients. Lorsqu’on invite quelqu’un chez soi, on évite normalement de lui faire traverser les toilettes publiques avant de l’installer dans le salon. La comparaison peut paraître volontairement excessive, mais c’est pourtant l’impression que donne un commerce qui soigne son intérieur tout en laissant son environnement immédiat dans un tel état.

Et il ne faudrait pas non plus renverser les responsabilités. Oui, les personnes qui jettent leurs mégots, leurs papiers et leurs emballages par terre sont les premières responsables de cette saleté. Ce comportement est inadmissible. Mais une fois les déchets présents sur un espace commercial, il appartient bien à celui qui exploite ou entretient cet espace de les faire enlever. Les deux responsabilités ne s’annulent pas.

Briançon est une ville touristique. Des milliers de personnes y passent, françaises comme étrangères, et les grandes surfaces font partie des endroits qu’elles fréquentent. L’image d’une ville ne se limite pas à ses fortifications, à ses montagnes ou à ses cartes postales. Elle se construit également dans ces lieux beaucoup plus ordinaires où habitants et visiteurs font leurs courses.

Ce que je demande n’a donc rien d’extraordinaire : simplement un parking et des espaces à chariots régulièrement entretenus. Après deux signalements, on pourrait raisonnablement espérer que quelqu’un prenne un balai, une pelle et un sac-poubelle.

Cela coûterait probablement beaucoup moins cher qu’une campagne publicitaire.

Et ce serait certainement beaucoup plus efficace pour donner envie aux clients de revenir.

 

Réfection récente
Réfection récente

Réfection récente

Un arrêt de bus ou un piège pour les voyageurs ?

Depuis des mois, à l’arrêt de bus du centre commercial de la zone Sud de Briançon, le revêtement est défoncé exactement à l’endroit où les voyageurs montent et descendent. Il ne s’agit pas d’une simple fissure : le trou est suffisamment important pour qu’un pied puisse s’y engager.

Pour une personne âgée, quelqu’un qui marche avec une canne, porte des sacs ou possède simplement moins d’équilibre, une chute peut arriver très vite et avoir de lourdes conséquences.

Qu’une chaussée se dégrade peut arriver, particulièrement avec le gel et le dégel. Ce qui est beaucoup moins compréhensible, c’est de laisser cette situation pendant des mois sans au minimum sécuriser l’endroit.

Et comme souvent, reste la question de savoir qui est responsable. Pour l’usager, peu importe : lorsqu’on descend d’un bus, on ne devrait pas avoir à connaître l’organigramme administratif de Briançon avant de poser le pied par terre.

Quelques dizaines de centimètres de chaussée défoncée peuvent sembler insignifiants. Ils le deviennent beaucoup moins lorsqu’une personne âgée y met le pied en descendant du bus.

 

Installation récente
Installation récente

Installation récente

Un arrêt de bus que l’on installe… mais que l’on oublie d’entretenir

À première vue, cet arrêt de bus de la zone Sud de Briançon est moderne et plutôt bien aménagé. Mais il suffit de regarder le sol et les bordures pour constater autre chose : mégots, petits déchets, saletés incrustées et mauvaises herbes donnent une impression de nettoyage trop occasionnel.

Bien sûr, ceux qui jettent leurs déchets sont les premiers responsables. Mais l’entretien d’un espace public existe justement parce que tout le monde ne respecte pas les lieux.

Installer un équipement ne suffit pas. Encore faut-il l’entretenir régulièrement. Sinon, même un abri récent finit rapidement par donner une impression de laisser-aller.

La propreté d’une ville se joue aussi dans ces petits détails : quelques mégots ramassés, une bordure désherbée, un sol nettoyé. Ce sont des détails, certes. Mais lorsqu’on cesse de s’en occuper, cela finit par se voir partout.

 

Briançon : Triste constat
Briançon : Triste constat
Briançon : Triste constat
Briançon : quand trop de gestionnaires finissent par ne plus savoir qui gère quoi

À Briançon, lorsqu’on observe certaines rues et surtout la succession des travaux, on finit par se demander s’il existe réellement une coordination générale de la voirie. Selon l’endroit et la nature de l’aménagement, peuvent intervenir la Ville, la Communauté de communes du Briançonnais, le Département, auxquels s’ajoutent les différents gestionnaires de réseaux : eau, assainissement, électricité, télécommunications. Pour l’habitant, ce millefeuille devient vite illisible.

Le résultat se voit sur le terrain : une chaussée est ouverte, rebouchée, parfois refaite, puis de nouveaux marquages apparaissent peu après, laissant penser qu’une autre intervention se prépare. On peut alors légitimement se demander pourquoi les travaux programmables ne sont pas regroupés avant la pose d’un nouvel enrobé.

Une route ne peut pourtant pas être découpée et recollée indéfiniment sans conséquence. Chaque tranchée et chaque raccord créent des zones qui vieillissent différemment. À Briançon, avec le gel, le dégel, la neige, l’eau et le salage, ces reprises finissent rapidement par transformer une chaussée correcte en assemblage de rustines.

Il y a aussi une question d’argent public. Lorsqu’une route vient d’être refaite et qu’on la découpe ensuite pour intervenir sur un réseau, le citoyen est en droit de se demander si ces travaux ne pouvaient pas être anticipés. Une fuite ou une casse reste imprévisible, mais ce n’est pas le cas de tous les chantiers.

Chacun gère probablement correctement son domaine, son budget et son calendrier. Mais lorsque plusieurs administrations et exploitants interviennent au même endroit sans coordination suffisamment visible, le résultat paraît incohérent.

Avant une réfection importante, il semblerait simplement logique de consulter tous les intervenants susceptibles d’avoir des travaux à réaliser : effectuer d’abord ce qui doit l’être, puis poser l’enrobé définitif. Ce n’est pas une révolution administrative, seulement du bon sens.

Et au bout du compte, une question demeure : quand plusieurs gestionnaires peuvent intervenir sur quelques centaines de mètres de chaussée, qui s’assure que tout ce petit monde se parle avant de ressortir la pelleteuse ?

Et ce n'est qu'un début.

Il y a aussi des tracés sur l’avenue du Général-de-Gaulle, en direction de la gare, et j’ai comme la vague impression que le bel enrobé tout neuf, posé il y a à peine deux ans et que l’on attendait depuis des décennies, va se voir massacré à coups de pelleteuse. Nous allons probablement retrouver nos légendaires tranchées, accompagnées de trous et de bosses qui font le bonheur de nos véhicules.

 

Désolante, cette rouille

Désolante, cette rouille

Quand un syndic laisse les installations se dégrader

Au Pré du Moulin à Briançon, ce panneau accueillant notamment des cabinets médicaux et dentaires est aujourd’hui dans un état particulièrement dégradé : peinture écaillée, rouille très présente, anciennes plaques laissant leurs traces. Pour un équipement situé à l’entrée d’un ensemble recevant du public, l’image donnée est franchement mauvaise.

Bien sûr, le gel, la neige, le soleil et les variations de température accélèrent le vieillissement. Mais c’est justement le rôle de l’entretien courant d’éviter que l’usure normale ne finisse par donner une impression d’abandon.

Poncer, traiter la corrosion et repeindre aurait certainement coûté beaucoup moins cher que d’attendre que la structure se dégrade davantage. C’est souvent ainsi : négliger un petit entretien finit par imposer une remise en état plus lourde.

Et au-delà de la rouille, il y a l’image des professionnels qui travaillent derrière ce panneau. Ils reçoivent du public, mais ce sont leurs noms qui apparaissent sur une installation donnant une impression de laisser-aller.

Entretenir un patrimoine, ce n’est pas attendre qu’il devienne inutilisable. C’est justement intervenir avant.

Prochainement, d'autres misères.

Bonne journée à tous.

 

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