Briançon : Il y a sanitaire et sanitaire

Publié le par François Ihuel

 

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Samedi 4 Juillet 2026 ZA SUD
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Quand les poubelles débordent... de négligence

Il y a des situations qui, à force de se répéter, finissent par devenir inadmissibles.

Lorsque les bacs à ordures ménagères sont vidés, il arrive que les « chaussettes » contenant les déchets résiduels soient retirées sans la moindre précaution. Elles dégoulinent parfois d'un liquide nauséabond qui se répand sur le couvercle, le rebord du conteneur, le trottoir et parfois même sur la chaussée.

Le problème n'est pas tant que ces déchets existent : une poubelle est faite pour recevoir des ordures. Le problème est qu'après le passage du camion, les usagers sont obligés de manipuler un couvercle souillé par une sanie malodorante. Il suffit d'ouvrir le conteneur pour repartir avec les mains imprégnées de cette mixture peu engageante.

En période de fortes chaleurs, la situation devient encore plus préoccupante. Les bactéries trouvent là un terrain particulièrement favorable à leur développement, tandis que les odeurs deviennent rapidement pestilentielles. Ce qui devrait être un simple geste du quotidien se transforme alors en une expérience aussi désagréable qu'insalubre.

Les photographies ci-jointes illustrent parfaitement ce que l'on peut malheureusement constater. Le couvercle est maculé de coulures, le sol porte les traces du passage des déchets, et personne ne semble se préoccuper des personnes qui utiliseront ce conteneur quelques minutes plus tard.

Pendant ce temps, la Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) augmente régulièrement. Les habitants paient un service de collecte, tout en devant déposer eux-mêmes leurs déchets dans des équipements qui devraient être laissés dans un état de propreté acceptable.

À ce rythme, il ne restera plus qu'à compléter l'équipement du parfait usager :

  • une voiture pour transporter les sacs ;
  • des gants pour ouvrir le conteneur ;
  • des lingettes désinfectantes pour se nettoyer les mains ;
  • et, pourquoi pas, un petit Kärcher dans le coffre afin de terminer le travail laissé par le camion de ramassage.

Cette remarque n'a pas pour objectif de mettre en cause l'ensemble des chauffeurs. Beaucoup accomplissent leur travail avec sérieux malgré des cadences souvent importantes. En revanche, lorsqu'un manque de soin devient habituel, il est légitime que les usagers s'interrogent. Le respect du matériel, de l'hygiène et des usagers fait aussi partie de la qualité du service rendu.

En définitive, vider une poubelle ne devrait jamais conduire les habitants à avoir l'impression de devoir nettoyer derrière le camion. Un service de collecte ne se limite pas à enlever les déchets ; il consiste aussi à laisser les lieux dans un état compatible avec les règles élémentaires d'hygiène et le respect des personnes qui financent ce service.

Maintenant, c'est en zone d'activité, les soins ne sont pas les mêmes qu'en ville. Parce que j'ai bien vu un camion nettoyer, mais seulement en ville. Les contribuables n'ont pas partout la même valeur.

 

Briançon : Il y a sanitaire et sanitaire
Briançon : Il y a sanitaire et sanitaire

La ville de la crasse chronique ?

Il y a des salissures qui relèvent de l'usage quotidien. Et puis il y a celles qui racontent une toute autre histoire : celle de mois, voire d'années, d'absence d'entretien.

Les photographies parlent d'elles-mêmes. Les couvercles des Moloks sont recouverts de traces incrustées, de coulures anciennes et d'un encrassement qui ne peut raisonnablement pas dater de quelques jours. L'intérieur des trappes, les surfaces de contact et les rebords semblent avoir été oubliés depuis bien longtemps.

Pour les usagers, ces équipements sont pourtant manipulés chaque semaine, parfois plusieurs fois. Chaque ouverture oblige à poser les mains sur des surfaces dont l'état d'hygiène laisse franchement à désirer.

En période estivale, les fortes chaleurs n'arrangent rien. Les résidus organiques, les bactéries et les mauvaises odeurs trouvent des conditions idéales pour se développer. Ce qui devrait être un simple geste de tri devient parfois une expérience peu engageante.

Il serait toutefois malhonnête de ne pas reconnaître une autre réalité. Certains usagers eux-mêmes ne témoignent d'aucun respect envers le matériel mis à leur disposition. Déchets abandonnés au sol, emballages déposés à côté des conteneurs, couvercles mal refermés, salissures volontaires ou par négligence… ces comportements contribuent inévitablement à la dégradation des lieux.

À force de vivre dans cet environnement, certains finissent peut-être même par considérer cette saleté comme un état naturel des équipements publics. Cette banalisation est préoccupante, car elle entretient un cercle vicieux : plus un lieu est sale, moins il est respecté.

Mais ce constat ne saurait en aucun cas justifier l'absence d'un entretien régulier. Le manque de civisme de certains usagers n'exonère nullement les responsables de la collecte et de la maintenance de leur devoir de maintenir ces équipements dans un état de propreté et d'hygiène satisfaisant.

La propreté d'une ville ne se mesure pas uniquement à ses rues principales ou à ses monuments. Elle se mesure aussi à l'état des équipements que les habitants utilisent quotidiennement. Lorsqu'un conteneur public présente des traces d'encrassement anciennes et persistantes, c'est l'image du service rendu qui en pâtit.

On entend souvent parler de ville olympique. Briançon aspire à accueillir des visiteurs, des sportifs et des touristes venus du monde entier. C'est une ambition légitime et valorisante. Mais une ville ne peut prétendre à l'excellence si l'on finit par lui décerner, avec une pointe d'ironie, la médaille d'or de la crasse chronique et de la sanie permanente.

Personne ne demande des conteneurs brillants comme des miroirs. En revanche, un nettoyage périodique des parties manipulées par les usagers relève tout simplement du bon sens. Il s'agit d'une question d'hygiène, de santé publique, mais aussi de respect envers les habitants qui financent ce service.

Le respect doit être partagé. Les usagers doivent respecter le matériel public, mais les gestionnaires ont également le devoir de respecter les usagers en leur offrant des équipements propres et entretenus. L'un ne peut aller sans l'autre.

Une ville propre n'est pas seulement une ville où l'on ramasse les déchets. C'est une ville où l'on entretient également les équipements destinés à les recevoir.

 

Briançon : Il y a sanitaire et sanitaire

La saleté invisible

Il existe une règle étrange dans certains services : ce qui ne se voit pas n'existe pas.

En apparence, tout est propre. Les visiteurs empruntent la rampe d'accès, admirent les vieilles pierres de la collégiale et poursuivent leur chemin. Pourtant, il suffit de se pencher quelques secondes pour découvrir une tout autre réalité.

Sous la rampe destinée aux personnes à mobilité réduite s'accumulent papiers, mégots, détritus et poussières. Ce n'est pas un dépôt récent, mais le résultat d'un manque d'entretien qui semble durer depuis un certain temps.

On pourrait croire que personne ne le remarque. Pourtant, les déchets, eux, ne disparaissent pas parce qu'ils sont cachés. Ils continuent de s'accumuler, attirent parfois insectes ou rongeurs, et donnent une image peu flatteuse d'un lieu patrimonial qui mérite mieux.

Après les conteneurs à déchets laissés maculés de sanie, voici maintenant les recoins invisibles que l'on oublie de nettoyer. On finit par se demander si certains services ne considèrent pas qu'un endroit propre est simplement un endroit que personne ne regarde.

La propreté ne devrait pas s'arrêter là où le regard s'arrête. Elle devrait commencer précisément là où l'on pourrait être tenté de l'oublier.

Bonne santé à tous 

 

Cette publicité est entièrement biodégradable. Aucun étron n'a été maltraité pendant la réalisation de cette typographie.

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