Capitalistes : Erreur de cible
Pour ceux qui s'imaginent que le fric des autres devrait leur appartenir.
Ce qui en ferait des capitalistes
Un pays sans capital ne fonctionne pas
On entend régulièrement que tous nos problèmes viendraient du capitalisme, comme si posséder de l’argent, investir et chercher à gagner davantage étaient devenus des tares.
Mais avant de condamner le capital, encore faudrait-il se demander ce qu’il est.
Le capital, ce n’est pas uniquement le milliardaire assis sur une montagne de billets. C’est l’argent qui permet à un artisan d’acheter sa camionnette, à un agriculteur son tracteur, à une entreprise de construire une usine, à un commerçant d’ouvrir sa boutique ou à un industriel de financer une machine qui produira pendant vingt ans.
Sans capital, pas d’investissement.
Sans investissement, pas d’entreprise.
Sans entreprise, pas de production.
Sans production, pas d’emplois, de salaires, de cotisations ni d’impôts.
Et sans tout cela, il devient également difficile de financer les écoles, les hôpitaux, les routes, les retraites et l’ensemble des services publics.
Le problème n’est donc pas que certains possèdent du capital. La vraie question est de savoir ce qu’on fait de l’argent disponible.
Un million investi dans une entreprise qui produit, embauche et crée de la richesse n’a rien à voir avec un million englouti dans une organisation inutile, une structure administrative supplémentaire ou un projet dont personne ne vérifiera jamais sérieusement l’efficacité.
On peut évidemment critiquer certaines dérives du capitalisme : monopoles, spéculation excessive, abus de position dominante, fortunes construites sur des rentes plutôt que sur la création de richesse. Mais confondre ces dérives avec le principe même du capital revient à confondre l’usage d’un outil avec l’outil lui-même.
Et l’État lui-même a besoin du capital privé qu’il critique parfois : avant de redistribuer une richesse, il faut bien que quelqu’un l’ait produite.
Un pays ne s’appauvrit pas parce que des gens y créent des entreprises, investissent et réussissent. Il s’appauvrit lorsque produire devient plus difficile, lorsque l’investissement disparaît et surtout lorsque l’argent créé par ceux qui travaillent est dépensé sans suffisamment se demander ce qu’il rapporte à la collectivité.
Le véritable adversaire n’est pas le capital. C’est le gaspillage, qu’il soit public ou privé.
Et il existe une règle économique qu’aucun discours politique ne pourra supprimer :
On peut partager un gâteau de mille façons. Mais avant de se disputer pour savoir qui en aura la plus grosse part, il faut que quelqu’un ait fabriqué le gâteau.
Qu'on se le dise.
Bonne journée à tous.
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