Briançon : Gare routière SNCF
C'est sur le terrain qu'on élabore des plans
Mon avis
L’aménagement des bus en épi, avec des quais de chargement adaptés à chaque véhicule, serait certainement beaucoup plus pratique. Il permettrait aux cars d’entrer par l’arrière, de prendre en charge leurs voyageurs sur des quais sécurisés, puis de repartir directement en marche avant. Cette organisation éviterait également une grande partie des difficultés actuelles liées à l’accès par l’avenue du Général-de-Gaulle.
Derrière l’hôtel de la Gare, il serait possible de construire un parking pour véhicules légers sur deux niveaux, organisé en alvéoles. Pour relier ce parking à la gare routière, deux solutions pourraient être envisagées : la création d’un passage souterrain réservé aux piétons ou, si cette réalisation se révélait trop coûteuse, l’installation d’un passage protégé équipé de feux tricolores à commande manuelle. Les voyageurs pourraient ainsi traverser en toute sécurité, sans perturber continuellement la circulation des bus.
Il faudrait également installer un « cédez-le-passage » rue Oronce-Fine afin de donner la priorité aux véhicules sortant de la gare routière. Cette priorité profiterait aux cars et aux bus de ligne, mais surtout aux véhicules des pompiers, dont la caserne se trouve à proximité et qui doivent pouvoir intervenir sans perdre de temps au milieu de la circulation.
Enfin, l’espace situé immédiatement devant la gare pourrait rester prioritairement réservé aux taxis, comme c’est déjà le cas actuellement, mais en étant véritablement réaménagé. Les dépose-minute pourraient être placés à proximité du parking des véhicules légers, afin d’empêcher les automobilistes de pénétrer dans la gare routière et d’encombrer les emplacements destinés aux transports collectifs.
Cette organisation aurait le mérite de séparer clairement les usages : les cars et les bus dans une gare routière exclusivement conçue pour eux, les véhicules légers dans un parking suffisamment dimensionné, et les taxis devant le bâtiment voyageurs. Chacun disposerait ainsi de son propre espace, sans que les voitures particulières viennent bloquer les bus aux heures d’arrivée et de départ des trains.
Parking VL :
Derrière l'hôtel de la gare, à la place de l’actuel parking en terre battue, dont la surface défoncée rend l’accès et la circulation extrêmement compliqués, particulièrement en hiver, la construction d’un parking semi-enterré en alvéoles sur deux niveaux constituerait une solution rationnelle et durable. En exploitant correctement toute la surface disponible, il pourrait accueillir au total environ 250 à 300 véhicules légers. Son accès serait naturellement interdit aux véhicules utilitaires, qui occupent actuellement une part importante de cet espace sans que celui-ci soit destiné à leur stationnement permanent.
Un tel équipement ne coûterait probablement même pas le prix du mur d’escalade financé par la Ville. Et dans le cadre des quelque 300 millions d’euros annoncés pour préparer l’accueil des Jeux olympiques de 2030, son financement ne représenterait qu’une goutte d’eau dans cet océan de dépenses. À la différence de certains équipements essentiellement liés à l’événement, ce parking répondrait à un besoin quotidien et resterait utile aux habitants, aux voyageurs et aux visiteurs bien après la fin des Jeux.
Ce serait précisément cela, un véritable héritage olympique : profiter des investissements engagés pour résoudre durablement un problème qui existe depuis des décennies, au lieu de laisser derrière les Jeux quelques installations spectaculaires et un parking toujours aussi défoncé.
Un cabinet d’architectes, qui n’utilise pas quotidiennement les lieux et ne les connaît peut-être qu’à travers une visite ponctuelle sur le site, ne peut remplacer l’expérience de ceux qui fréquentent cette gare en permanence : les voyageurs, les taxis, les chauffeurs de bus et les conducteurs de cars. Ce sont eux qui connaissent les difficultés réelles, les mouvements de circulation, les périodes d’affluence, les correspondances et les blocages qui se produisent chaque jour.
La solution proposée ne serait d’ailleurs probablement pas plus coûteuse que la création, de l’autre côté des voies, d’une nouvelle route destinée à faire circuler des bus et des taxis. Une telle infrastructure imposerait des travaux importants, tout en éloignant une partie des transports du bâtiment voyageurs et en obligeant les clients à emprunter systématiquement la passerelle.
Le déplacement des taxis serait particulièrement incompréhensible. Leur emplacement actuel, immédiatement devant la gare, leur permet d’être visibles et accessibles dès la sortie du train. Les installer de l’autre côté des voies leur ferait perdre une part importante de leur clientèle, car de nombreux voyageurs choisiraient une autre solution plutôt que de franchir une passerelle avec leurs valises pour trouver un taxi. Réaménager leur station actuelle serait bien plus logique que de les éloigner artificiellement de ceux qu’ils sont censés transporter.
Bien entendu, je pourrais présenter ce projet à la municipalité, mais je doute que cette dernière prenne réellement en considération l’avis d’une personne qui n’a pas été élue, comme si tout ce qui venait d’un simple citoyen était nécessairement dépourvu de valeur.
À méditer.
Bonne journée à tous.
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