Briançon : budget J.O. contre budget écoles

Publié le par François Ihuel

 

300 millions pour 15 jours de festivités, sans

retombées économique au profit des briançonnais.

 

Des masses financières qui interrogent - La parade médiatique auto-valorisante
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Le projet de réhabilitation du Fort des Trois-Têtes (souvent appelé simplement Fort des Têtes) à Briançon doit accueillir le village olympique des Jeux d'hiver 2030 avant d'être transformé en nouveau quartier de la ville.

Les chiffres les plus souvent cités sont les suivants :

  • Coût du projet du Fort des Trois-Têtes : environ 296 millions d'euros. Ce montant comprend la réhabilitation du fort et son devenir après les Jeux (logements, hôtel, logements saisonniers et sociaux).
  • La Solideo Alpes 2030 a validé une programmation de 31 opérations représentant plus de 800 millions d'euros sur l'ensemble des Alpes françaises. Le Fort des Trois-Têtes constitue l'un des projets majeurs de ce programme.
  • Selon la Région Sud, 40 % des travaux du Fort seront réalisés par des très petites entreprises locales, afin de faire bénéficier le territoire des retombées économiques du chantier.

À Briançon, les Jeux 2030 donnent une nouvelle vie au patrimoine

Le Moniteur – Combien coûteront les ouvrages des JO d'hiver 2030 ?

 

« Si près de 300 millions d'euros peuvent être mobilisés pour réhabiliter le Fort des Trois-Têtes dans le cadre des Jeux olympiques, il paraît légitime que quelques centaines de milliers d'euros puissent être consacrés à la végétalisation durable des cours d'école, au bénéfice quotidien de plusieurs générations d'enfants. »

 

Briançon : budget J.O. contre budget écoles

Proposition d’aménagement d’une cour d’école végétalisée et modulable

L’image présente une cour d’école entièrement repensée autour d’un principe simple : avant de chercher à refroidir artificiellement les bâtiments, il faut d’abord éviter de créer soi-même des surfaces qui accumulent la chaleur.

Au lieu d’une vaste cour recouverte de béton ou d’asphalte, l’espace central est constitué de gazon, de plantations et de plusieurs arbres offrant une ombre naturelle. La cour devient ainsi un véritable lieu de vie, plus agréable pour les enfants, plus frais en été et mieux intégré à son environnement.

Les arbres jouent ici un rôle essentiel. Ils protègent du soleil, limitent la réverbération de la chaleur sur les façades, apportent de la fraîcheur et permettent aux enfants de rester dehors sans être exposés en permanence à une surface minérale surchauffée.

Le gazon remplace la plus grande partie du revêtement dur. Il conserve davantage l’humidité, réduit l’accumulation de chaleur et rend la cour plus accueillante. Quelques cheminements stabilisés peuvent naturellement être conservés pour faciliter les déplacements, garantir l’accessibilité et éviter une dégradation excessive des zones les plus fréquentées.

L’originalité du projet repose également sur un système saisonnier. Durant les beaux jours, la cour reste principalement engazonnée et végétalisée. Pendant l’hiver ou lors des périodes particulièrement humides, certaines parties pourraient être recouvertes par des panneaux démontables à claire-voie.

Ces panneaux protégeraient le gazon du piétinement tout en laissant circuler l’air et s’écouler l’eau. Ils permettraient de maintenir une cour praticable sans condamner définitivement le sol sous une couche de béton. Au printemps, ils seraient retirés afin que le gazon retrouve sa fonction naturelle.

Il ne s’agit donc pas de supprimer toute surface aménagée, mais de limiter le béton et l’asphalte aux seuls endroits où ils sont réellement nécessaires. La cour resterait fonctionnelle toute l’année, tout en devenant plus fraîche, plus agréable et plus respectueuse de l’environnement.

Ce type d’aménagement offrirait plusieurs avantages :

  • une réduction de la chaleur accumulée dans la cour et autour des bâtiments ;
  • davantage d’ombre naturelle pour les enfants ;
  • une meilleure infiltration de l’eau de pluie ;
  • un environnement scolaire plus apaisant et plus agréable ;
  • une diminution du recours systématique à la climatisation ;
  • un espace modulable selon les saisons ;
  • une sensibilisation concrète des enfants à la nature et à la protection de leur environnement.

Cette proposition ne relève pas d’un simple embellissement. Elle répond à une véritable logique d’adaptation aux périodes chaudes.

Avant d’installer des climatiseurs dans des écoles entourées de béton, il serait plus cohérent de commencer par remettre de la végétation, planter des arbres et créer des surfaces capables de rester naturellement plus fraîches.

Une cour d’école ne devrait pas être une plaque chauffante. Elle devrait être un espace protégé, vivant et pensé pour le bien-être des enfants.

L'épisode de grosse chaleur qui vient de passer se renouvellera. De toute façon, il fait chaud tous les étés. On peut considérer que les cours de récréation des écoles sont en surchauffe dès le mois d'Avril jusqu'au mois d'Octobre.

Il faut donc considérer qu'un investissement durable en faveur des écoles est insignifiant par rapport aux dépenses pharaoniques prévues pour deux fois quinze jours de Jeux olympiques, qui ne rapporteront qu'aux promoteurs et aux investisseurs.

 

CAHIER DES CHARGES

Projet de transformation d’une cour d’école minérale en cour végétalisée, ombragée et modulable

1. Objet du projet

Le présent cahier des charges a pour objet de définir les principes d’aménagement d’une cour d’école actuellement constituée principalement de béton, d’enrobé ou d’asphalte, afin de la transformer en un espace végétalisé, ombragé, perméable et utilisable tout au long de l’année.

Le projet repose sur une idée simple : plutôt que de chercher uniquement à refroidir les bâtiments scolaires par des moyens mécaniques, il convient d’abord de réduire la chaleur produite et accumulée par les surfaces extérieures entourant l’école.

Une cour minérale exposée au soleil peut atteindre des températures de surface très élevées. À l’inverse, un sol engazonné, végétalisé et ombragé conserve une température nettement plus basse et réduit la chaleur ressentie par les enfants comme par le personnel scolaire.

L’objectif est donc de remplacer la logique de la cour entièrement goudronnée par celle d’un espace vivant, frais, évolutif et adapté aux saisons.


2. Constat de départ

De nombreuses cours d’école ont progressivement perdu leurs arbres, leurs sols naturels et leurs zones de végétation.

Elles sont aujourd’hui souvent composées :

  • de grandes surfaces en enrobé ou en béton ;
  • de très peu d’ombre naturelle ;
  • de sols imperméables ;
  • de façades directement exposées à la réverbération solaire ;
  • d’espaces peu agréables durant les périodes chaudes ;
  • de zones accumulant la chaleur pendant la journée et la restituant ensuite.

Ces surfaces minérales répondent à des considérations d’entretien et de praticabilité, mais elles aggravent fortement la chaleur dans les cours et autour des bâtiments.

Elles favorisent également le ruissellement rapide de l’eau de pluie, limitent l’infiltration naturelle et appauvrissent l’environnement quotidien des enfants.


3. Finalités générales

Le projet devra permettre :

  1. de diminuer la température de surface de la cour ;
  2. de créer une ombre naturelle durable ;
  3. de limiter l’accumulation et la réverbération de la chaleur ;
  4. de favoriser l’infiltration des eaux pluviales ;
  5. d’améliorer le confort des élèves et du personnel ;
  6. de maintenir une utilisation de la cour toute l’année ;
  7. de protéger les surfaces engazonnées pendant les périodes humides ou hivernales ;
  8. de limiter le recours systématique à la climatisation ;
  9. de réintroduire la nature dans l’environnement scolaire ;
  10. de créer un aménagement durable, modulable et facilement entretenu.

4. Principes fondamentaux d’aménagement

4.1. Réduction des surfaces minérales

La surface actuellement recouverte d’enrobé, d’asphalte ou de béton devra être réduite au strict nécessaire.

Les surfaces dures seront conservées uniquement pour :

  • les accès principaux ;
  • les cheminements vers les bâtiments ;
  • les voies de sécurité et d’intervention ;
  • les accès des personnes à mobilité réduite ;
  • les zones nécessitant une stabilité permanente ;
  • certains espaces de jeux spécifiques ;
  • les emplacements techniques indispensables.

L’objectif n’est pas de supprimer toute surface stabilisée, mais de mettre fin au principe d’une cour entièrement minérale.


4.2. Création d’une grande surface engazonnée

Une partie importante de la cour devra être transformée en gazon résistant au piétinement.

Le gazon devra être adapté :

  • à un usage scolaire intensif ;
  • au climat local ;
  • à l’exposition solaire ;
  • aux périodes de sécheresse ;
  • aux épisodes de gel ;
  • à la fréquentation quotidienne des enfants.

Le choix pourra porter sur un mélange de graminées robustes, à enracinement profond et nécessitant un arrosage limité.

Dans les zones moins fréquentées, des prairies basses ou des couvre-sols pourront compléter le gazon traditionnel.

Le sol devra être suffisamment drainant pour éviter la formation durable de flaques ou de boue.


4.3. Plantation d’arbres d’ombrage

Plusieurs arbres devront être plantés afin de créer des zones d’ombre naturelles dans la cour.

Les essences retenues devront :

  • être adaptées au climat local ;
  • supporter le gel et les périodes chaudes ;
  • produire une ombre suffisamment large ;
  • présenter un enracinement compatible avec les bâtiments et les réseaux ;
  • ne pas comporter de fruits toxiques ;
  • ne pas présenter d’épines dangereuses ;
  • ne pas être fortement allergènes ;
  • ne pas produire de branches particulièrement cassantes ;
  • demander un entretien raisonnable ;
  • résister aux conditions urbaines et scolaires.

La plantation devra anticiper le développement futur des arbres. Il ne s’agira pas seulement de planter de jeunes sujets décoratifs, mais de constituer à terme une véritable canopée.

Les arbres devront être répartis de manière à ombrager :

  • les zones de jeux ;
  • les espaces de repos ;
  • les façades les plus exposées ;
  • les parties de la cour recevant le soleil aux heures les plus chaudes ;
  • certains cheminements.

Des fosses de plantation suffisamment larges devront être prévues afin de permettre le bon développement des racines.


4.4. Mise en place d’un système saisonnier à claire-voie

Afin de préserver le gazon pendant les périodes hivernales, humides ou neigeuses, certaines zones pourront être recouvertes par des panneaux démontables à claire-voie.

Ces panneaux devront être constitués de modules légers, résistants et faciles à installer.

Ils devront permettre :

  • le passage de l’air ;
  • l’écoulement de l’eau ;
  • la limitation du piétinement direct du gazon ;
  • le maintien d’une surface praticable ;
  • le retrait des modules dès le retour des beaux jours ;
  • le remplacement individuel d’un panneau endommagé.

Les panneaux pourront être réalisés en matériau composite, en bois spécialement traité ou en matériau recyclé adapté à un usage extérieur intensif.

La solution retenue devra résister :

  • au gel ;
  • à l’humidité ;
  • à la neige ;
  • aux écarts de température ;
  • au piétinement ;
  • aux chocs ;
  • aux déplacements répétés.

La surface devra être antidérapante.

Les ouvertures de la structure devront être suffisamment fines pour empêcher :

  • le coincement d’un pied ;
  • le passage d’une chaussure d’enfant ;
  • le blocage d’une roue de fauteuil ;
  • le coincement d’une canne ;
  • les risques de chute.

La hauteur des panneaux devra être aussi faible que possible afin d’éviter les différences de niveau.

Les raccords entre les panneaux devront être stables, continus et sans arêtes saillantes.


5. Organisation de la cour

La cour pourra être divisée en plusieurs zones complémentaires.

5.1. Zone centrale engazonnée

Cette zone constituera l’espace principal de détente et de jeux libres.

Elle devra permettre :

  • les jeux de groupe ;
  • les activités calmes ;
  • les rassemblements ;
  • les temps de repos ;
  • certaines activités pédagogiques extérieures.

Elle devra rester largement dégagée tout en étant partiellement ombragée.


5.2. Zones arborées

Les arbres pourront être regroupés ou répartis selon la configuration de la cour.

Le pied des arbres devra être protégé sans être totalement minéralisé.

Des bordures douces, des paillages ou de petites zones plantées pourront être aménagés autour des troncs.

Les aménagements devront empêcher les racines d’être compactées en permanence.


5.3. Cheminements stabilisés

Des cheminements perméables ou semi-perméables devront relier :

  • les entrées ;
  • les salles de classe ;
  • les sanitaires ;
  • le réfectoire ;
  • les préaux ;
  • les sorties de secours ;
  • les différentes zones de la cour.

Ces cheminements devront être praticables par tous les temps.

Ils pourront être réalisés en :

  • stabilisé drainant ;
  • pavés à joints perméables ;
  • dalles alvéolées ;
  • revêtement minéral clair ;
  • matériau recyclé adapté ;
  • platelage antidérapant.

Les revêtements foncés absorbant fortement la chaleur devront être évités autant que possible.


5.4. Espaces de repos

Des bancs, assises basses ou plateformes pourront être installés sous les arbres.

Ces équipements devront :

  • être solides ;
  • présenter des angles non dangereux ;
  • résister aux intempéries ;
  • rester utilisables sans surchauffer fortement au soleil ;
  • être facilement nettoyables ;
  • permettre une surveillance aisée.

5.5. Zones de jeux

Les équipements de jeux devront être intégrés sans recréer de vastes surfaces minérales.

Les sols amortissants utilisés devront être perméables ou aussi peu imperméables que possible.

Les jeux devront être positionnés de façon à bénéficier d’une ombre partielle durant les heures les plus chaudes.


5.6. Zone d’apprentissage extérieur

Une partie de la cour pourra être aménagée comme espace pédagogique.

Elle pourra comprendre :

  • un petit potager ;
  • des bacs de plantation ;
  • des plantes aromatiques ;
  • une prairie fleurie ;
  • un hôtel à insectes ;
  • un dispositif simple d’observation de l’eau ;
  • des panneaux pédagogiques ;
  • un espace de classe extérieure.

Cette zone devra rester simple, robuste et facile à entretenir.


6. Gestion de l’eau

Le projet devra réduire le ruissellement et favoriser l’infiltration naturelle.

Les eaux de pluie pourront être dirigées vers :

  • les surfaces engazonnées ;
  • des noues végétalisées ;
  • les fosses de plantation ;
  • des jardins de pluie ;
  • des zones d’infiltration ;
  • une cuve de récupération d’eau.

L’eau récupérée pourra servir à l’arrosage des arbres et des plantations.

Il conviendra toutefois d’éviter toute stagnation durable de l’eau susceptible de créer des risques sanitaires ou des problèmes de sécurité.

Le système devra être dimensionné en fonction :

  • de la surface de la cour ;
  • du type de sol ;
  • de la pluviométrie locale ;
  • des épisodes orageux ;
  • des capacités d’infiltration ;
  • de la présence éventuelle de réseaux enterrés.

7. Arrosage

L’arrosage devra être limité au strict nécessaire.

Les arbres nouvellement plantés nécessiteront un suivi particulier pendant leurs premières années.

Les solutions privilégiées seront :

  • l’arrosage goutte à goutte ;
  • l’arrosage au pied ;
  • l’utilisation d’eau de pluie récupérée ;
  • le paillage ;
  • le choix de végétaux peu exigeants en eau ;
  • l’arrosage en dehors des heures de présence des enfants.

Les systèmes d’arrosage accessibles devront être protégés contre les chocs et les dégradations.


8. Confort thermique

Le projet devra chercher à réduire sensiblement la température ressentie dans la cour.

L’aménagement devra agir sur plusieurs éléments :

  • la suppression des grandes surfaces sombres ;
  • l’augmentation des surfaces végétalisées ;
  • la présence d’arbres ;
  • la création d’ombre ;
  • l’évaporation naturelle par les végétaux ;
  • la réduction de la réverbération vers les bâtiments ;
  • la circulation de l’air.

Une cour minérale exposée au soleil peut atteindre ou dépasser une température de surface de 50 °C selon les conditions.

Une surface végétalisée et ombragée peut conserver une température beaucoup plus basse, parfois voisine de 20 à 25 °C lorsque le sol reste vivant et suffisamment humide.

Ces températures devront toutefois être considérées comme des ordres de grandeur et non comme des valeurs garanties en toutes circonstances.

L’objectif principal sera de créer un écart thermique réel et mesurable entre l’état actuel et l’état futur de la cour.


9. Sécurité

La sécurité des enfants devra rester prioritaire.

Le projet devra respecter les normes applicables aux établissements scolaires et aux espaces de jeux.

Une attention particulière devra être portée à :

  • la stabilité des revêtements ;
  • l’absence d’angles vifs ;
  • l’absence de pièces saillantes ;
  • l’adhérence des sols ;
  • la visibilité des enfants ;
  • l’accessibilité des secours ;
  • la résistance des équipements ;
  • la protection des racines ;
  • l’absence de plantes toxiques ;
  • la maîtrise des risques de chute ;
  • la fermeture correcte des modules à claire-voie ;
  • l’entretien des branches ;
  • la sécurité autour des zones d’eau.

Les panneaux démontables devront être contrôlés après chaque installation.

Aucun module ne devra pouvoir se soulever, basculer ou se déplacer sous l’effet du passage des enfants.


10. Accessibilité

La cour devra être accessible à tous les élèves, y compris aux enfants à mobilité réduite.

Les cheminements principaux devront être :

  • suffisamment larges ;
  • réguliers ;
  • stables ;
  • non glissants ;
  • sans ressaut dangereux ;
  • utilisables en fauteuil roulant.

Des accès directs devront permettre de rejoindre les principales zones de la cour.

Une partie des espaces végétalisés et pédagogiques devra également être accessible.


11. Entretien

Le projet devra être conçu pour ne pas entraîner un entretien disproportionné.

Un plan d’entretien devra être établi dès la conception.

Il devra prévoir :

  • la tonte du gazon ;
  • la remise en état des zones usées ;
  • l’arrosage des jeunes arbres ;
  • la taille et le contrôle sanitaire des arbres ;
  • le nettoyage des cheminements ;
  • le désherbage limité ;
  • le contrôle des panneaux démontables ;
  • le stockage hivernal ou estival des modules ;
  • la vérification des dispositifs de drainage ;
  • le ramassage des feuilles ;
  • le contrôle des équipements.

La présence de gazon nécessitera une organisation différente de celle d’une cour goudronnée, mais cet entretien devra être mis en balance avec les bénéfices thermiques, pédagogiques et environnementaux obtenus.


12. Stockage des panneaux démontables

Un local ou une zone de stockage devra être prévu pour les panneaux lorsqu’ils ne sont pas utilisés.

Le stockage devra être :

  • couvert ;
  • ventilé ;
  • sécurisé ;
  • accessible aux services techniques ;
  • suffisamment proche de la cour ;
  • organisé de façon à faciliter la pose et la dépose.

Les panneaux devront être numérotés ou repérés afin de simplifier leur installation.

Le poids et les dimensions des modules devront permettre leur manipulation sans moyens lourds.


13. Utilisation saisonnière

Printemps

Au printemps, les panneaux à claire-voie seront retirés progressivement.

Le gazon fera l’objet :

  • d’une inspection ;
  • d’un regarnissage éventuel ;
  • d’une aération du sol ;
  • d’un apport léger de terreau ou de compost si nécessaire.
Été

La cour fonctionnera principalement sous sa forme végétalisée.

Les arbres et le gazon contribueront à limiter l’échauffement.

Les périodes d’arrosage seront adaptées aux besoins réels.

Automne

Les services techniques prépareront la cour aux périodes humides.

Les zones fragiles pourront être identifiées avant la repose des modules.

Hiver

Les zones les plus fréquentées pourront être protégées par les panneaux à claire-voie.

La totalité de la pelouse ne devra pas nécessairement être recouverte.

La pose pourra être limitée :

  • aux cheminements ;
  • aux sorties de bâtiments ;
  • aux zones de rassemblement ;
  • aux parties les plus exposées au piétinement.

14. Étude préalable

Avant toute réalisation, une étude devra être menée.

Elle devra comprendre :

  • un relevé précis de la cour ;
  • l’identification des réseaux enterrés ;
  • une analyse du sol ;
  • une étude du drainage ;
  • une étude de l’ensoleillement ;
  • une étude des vents dominants ;
  • un diagnostic des arbres existants ;
  • une mesure des températures de surface ;
  • une analyse des usages actuels ;
  • une consultation du personnel scolaire ;
  • une consultation des enfants et des parents ;
  • une estimation des coûts d’entretien.

Des relevés thermiques pourront être réalisés sur plusieurs journées chaudes afin de comparer :

  • l’enrobé ;
  • le béton ;
  • les zones ombragées ;
  • les rares surfaces végétalisées existantes.

15. Concertation

Le projet devra associer :

  • la Mairie ;
  • les services techniques ;
  • la direction de l’école ;
  • les enseignants ;
  • le personnel périscolaire ;
  • les agents d’entretien ;
  • les parents d’élèves ;
  • les enfants ;
  • les services de sécurité ;
  • un paysagiste ou un bureau d’études spécialisé.

Les enfants pourront être consultés sur les usages souhaités, sans que les contraintes techniques et de sécurité soient négligées.

Cette participation facilitera l’appropriation et le respect du futur aménagement.


16. Réalisation par étapes

Afin de vérifier la pertinence du dispositif, le projet pourra être réalisé progressivement.

Première étape : expérimentation

Une partie limitée de la cour pourra être transformée.

Cette phase pilote comprendra :

  • une zone engazonnée ;
  • quelques arbres ;
  • un cheminement perméable ;
  • une zone équipée de modules à claire-voie ;
  • des mesures de température ;
  • une observation des usages.
Deuxième étape : évaluation

Après une année complète, l’expérimentation sera évaluée.

Les points suivants seront analysés :

  • résistance du gazon ;
  • efficacité de l’ombre ;
  • tenue des panneaux ;
  • sécurité ;
  • entretien ;
  • confort des enfants ;
  • comportement en hiver ;
  • coût réel ;
  • baisse des températures de surface.
Troisième étape : généralisation

Après correction des éventuelles difficultés, le dispositif pourra être étendu à l’ensemble de la cour.


17. Critères de réussite

Le projet sera considéré comme réussi s’il permet :

  • une baisse significative des températures de surface ;
  • une augmentation mesurable des zones ombragées ;
  • une réduction des surfaces imperméables ;
  • une bonne infiltration de l’eau ;
  • une utilisation de la cour toute l’année ;
  • une diminution du ressenti de chaleur ;
  • une satisfaction des élèves et du personnel ;
  • une bonne résistance des aménagements ;
  • un entretien maîtrisé ;
  • une accessibilité complète ;
  • l’absence de risque supplémentaire pour les enfants.

18. Mesures et suivi

Avant et après les travaux, il serait souhaitable de relever :

  • la température de l’air ;
  • la température des surfaces ;
  • le taux d’humidité ;
  • les zones d’ombre selon les heures ;
  • le temps d’évacuation des eaux de pluie ;
  • la fréquentation des différentes zones ;
  • l’état du gazon ;
  • les besoins d’arrosage ;
  • les dépenses d’entretien.

Ces relevés permettront d’évaluer objectivement l’efficacité de l’aménagement.

Un suivi sur plusieurs années sera nécessaire, notamment parce que l’effet des arbres augmentera progressivement avec leur croissance.


19. Exigences environnementales

Les matériaux utilisés devront être choisis en fonction de leur durabilité et de leur impact environnemental.

Il conviendra de privilégier :

  • les matériaux recyclés ou recyclables ;
  • les matériaux produits localement lorsque cela est possible ;
  • les revêtements clairs ;
  • les sols perméables ;
  • les essences végétales adaptées au territoire ;
  • les dispositifs réparables ;
  • les modules remplaçables individuellement ;
  • les équipements à longue durée de vie.

L’usage de produits phytosanitaires devra être exclu.


20. Contraintes budgétaires

Le budget devra intégrer non seulement le coût initial des travaux, mais également :

  • le coût de plantation ;
  • le coût des panneaux démontables ;
  • le coût du stockage ;
  • le coût de l’arrosage ;
  • le coût de l’entretien ;
  • le remplacement éventuel des éléments ;
  • les économies potentielles liées à la réduction de la chaleur ;
  • les économies possibles sur la climatisation et la consommation d’énergie ;
  • la durée de vie des aménagements.

Une solution légèrement plus coûteuse lors de l’installation peut s’avérer plus avantageuse si elle est durable, réparable et économe à long terme.


21. Conclusion

La transformation d’une cour d’école minérale en espace végétalisé ne doit pas être considérée comme une simple opération d’embellissement.

Il s’agit d’un projet de protection des enfants, d’adaptation aux périodes de chaleur, de gestion de l’eau et d’amélioration du cadre scolaire.

Au lieu d’une cour goudronnée pouvant devenir une véritable plaque chauffante, il est possible de créer un espace engazonné, arboré, ombragé et vivant.

Le système de panneaux démontables à claire-voie permettrait de répondre à la principale objection liée au gazon : sa fragilité pendant l’hiver et les périodes humides.

La cour pourrait ainsi changer avec les saisons :

  • végétalisée et fraîche pendant les beaux jours ;
  • protégée et praticable pendant l’hiver ;
  • perméable toute l’année ;
  • adaptée au bien-être et aux activités des enfants.

Avant d’installer des climatiseurs dans des bâtiments entourés de béton, il paraît cohérent de commencer par supprimer une partie des causes extérieures de la surchauffe.

Une école doit rester un lieu d’apprentissage et de protection. Sa cour ne devrait pas être une surface brûlante, mais un espace vivant, respirable et conçu pour l’avenir.

 

Demain, les désolantes constatations des dégradations de Briançon

Bonne fin de journée à tous

 

 

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