Démocratie : Oui, mais jusqu'où ?

Publié le par François Ihuel

 

Le caractère systématique de cette opposition

interroge quant à ses motivations.

 

Démocratie : Oui, mais jusqu'où ?Démocratie : Oui, mais jusqu'où ?

Sécurité publique : jusqu'où doit aller l'opposition ?

La défiance qu'une partie de la population peut éprouver à l'égard du gouvernement est parfaitement compréhensible dans une démocratie. Chacun est libre d'approuver ou de contester sa politique. Mais cette méfiance ne devrait pas conduire à rejeter systématiquement toute mesure émanant des pouvoirs publics. Une proposition ne devient pas mauvaise au seul motif qu'elle est présentée par un gouvernement avec lequel on est en désaccord. Chaque texte mérite d'être examiné pour ce qu'il contient réellement, dans l'intérêt des citoyens plutôt qu'au nom d'une opposition de principe.

Le Parlement vient d'adopter une nouvelle loi destinée à renforcer la sécurité du quotidien. Je considère qu'il est parfaitement normal qu'un gouvernement prenne les mesures qu'il juge nécessaires pour protéger sa population. Cette mission ne consiste pas uniquement à défendre le pays contre des menaces extérieures, mais également à assurer la sécurité des citoyens face aux violences, aux trafics, aux rodéos urbains, aux incivilités et, plus généralement, à toutes les formes de délinquance qui perturbent la vie quotidienne.

Dans une démocratie, chacun est libre de ses convictions politiques. Les débats sont nécessaires, les désaccords sont légitimes et je respecte les opinions de chacun. Le Parlement est précisément le lieu où ces visions différentes doivent s'exprimer.

Mais une question demeure.

Lorsqu'un texte a pour objectif affiché de renforcer l'ordre public et la sécurité des citoyens, pourquoi une partie importante des députés vote-t-elle contre ? Je ne parle pas ici d'un amendement technique ou d'une divergence sur un article particulier, mais d'un rejet global d'un projet de loi présenté comme une réponse à des problèmes que vivent quotidiennement de nombreux Français.

Je ne prétends pas que ces élus d'opposition soient favorables à la délinquance. Ce serait une affirmation excessive. En revanche, il est difficile de ne pas constater qu'à chaque fois qu'il est question de renforcer les moyens de lutter contre l'insécurité, cette opposition se manifeste presque systématiquement contre.

Cette attitude interroge de nombreux citoyens. L'opposition doit-elle s'opposer par principe, ou doit-elle également savoir reconnaître qu'un gouvernement, quel qu'il soit, peut parfois proposer des mesures allant dans le sens de l'intérêt général ?

On peut naturellement discuter du contenu d'une loi, proposer des améliorations ou dénoncer d'éventuelles atteintes aux libertés publiques. C'est même le fonctionnement normal d'une démocratie. Mais lorsque l'on donne le sentiment de refuser presque systématiquement tout ce qui touche au rétablissement de l'ordre public, il devient légitime de s'interroger sur les conséquences d'une telle position.

La première des libertés est sans doute de pouvoir vivre en sécurité. Sans sécurité, les autres libertés perdent une partie de leur sens. C'est pourquoi je pense que la protection des citoyens devrait dépasser les clivages politiques. La sécurité n'est ni de droite, ni de gauche ; elle est un droit fondamental auquel chaque citoyen doit pouvoir prétendre.

Au final, chacun restera libre d'approuver ou de critiquer cette loi. Mais une démocratie ne peut fonctionner sereinement que si elle est capable de garantir à la fois les libertés individuelles et la sécurité collective. C'est cet équilibre qui devrait toujours guider les décisions de ceux qui nous représentent.

Moi, j'approuve en totalité cette loi.

Bonne journée à tous.

 

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