Ma petite revue de presse

Publié le par François Ihuel

 

Le maitre du monde et ceux

qui voudraient sa place

 

Trump, Poutine… et l’invisible Xi Jinping (Image ChatGPT à ma demande)

Trump, Poutine… et l’invisible Xi Jinping (Image ChatGPT à ma demande)

Quand le vacarme cache le silence qui agit

On pourrait croire que le sort du monde repose sur deux hommes : Donald Trump d’un côté, Vladimir Poutine de l’autre, c’est du moins ce que les médias occidentaux semblent vouloir nous faire croire, à grands renforts de “scoops”, d’alertes info, de flashs en boucle, toujours les mêmes visages, toujours les mêmes tensions et toujours la même obsession.

Mais où est passée la Chine dans ce grand théâtre mondial ? Ce silence n’est pas une absence, il est stratégique. Le bruit comme diversion, le silence comme stratégie

L’Occident adore les figures spectaculaires : le tweet ravageur de Trump, les rodomontades de Poutine, les clashs diplomatiques, les menaces à peine voilées… Ces récits sont faciles à vendre. Ils nourrissent l’inquiétude et captent l’attention.

Mais pendant ce temps, Xi Jinping avance sans bruit, sans drame, sans besoin de plaire ni de convaincre, il n’a pas besoin de monopoliser l’actualité, il préfère monopoliser l’avenir.

La Chine ne joue pas le même jeu, elle ne cherche pas à dominer par la force immédiate, elle infiltre, elle construit, elle investit.

Pendant que l’Occident gesticule la Chine devient la première puissance économique mondiale (en parité de pouvoir d’achat) elle domine la production industrielle mondiale, elle tisse des partenariats sur plusieurs continents (Asie, Afrique, Amérique du Sud) et déploie des réseaux technologiques, commerciaux, énergétiques, bien au-delà des projecteurs médiatiques

Et surtout elle le fait sans fracas, pas de grandes annonces, pas de déclarations enflammées, juste une stratégie patiente, silencieuse, profonde.

Le silence, une sagesse millénaire

En Chine le silence n’est pas une faiblesse, c’est un pouvoir, là où l’Occident parle pour exister la Chine agit pour durer, il n’y a pas d’agitation pour occuper l’espace, il y a une présence diffuse, constante, presque imperceptible.
Une manière d’être là sans être vu, de construire l’avenir pendant que les autres commentent le présent. 

Une avance invisible… mais réelle.

On a longtemps regardé la Chine comme une usine géante, une masse de main-d’œuvre soumise, un système opaque et archaïque, mais ce regard était — et reste souvent — biaisé par notre propre ignorance.

La Chine n’a jamais cessé d’être une civilisation avancée au sens le plus large du terme.
Bien avant nous elle maîtrisait l’impression, la poudre noire, la médecine par les plantes, les mathématiques appliquées, l’urbanisme hydraulique, et surtout l’art de la patience stratégique.

Ce que nous appelons aujourd’hui "modernité" n’est qu’un fragment éphémère, la Chine, elle, pense en siècles, et c’est peut-être ce que nous avons le plus de mal à admettre. 

Ils ne veulent pas nous rattraper, ils veulent simplement reprendre la place qu’ils occupaient déjà avant que l’Occident ne se sente maître du monde.

L’écho des sages oubliés. Parfois, dans mes songes, je reviens vers Lao Tseu, ou Confucius, pas pour leur demander des réponses mais pour écouter le silence dans lequel ils les laissent éclore.

Ils ne crient pas, ils n’imposent rien, ils ne cherchent ni église, ni guerre, ni gloire, ils enseignent sans bruit et cela suffit à nourrir une âme.

Là où les prophètes crient pour rallier eux inspirent sans contraindre, et peut-être est-ce là l’ultime subtilité que l’Occident n’a jamais comprise. 

La sagesse ne s’impose pas, elle se reconnaît.

Une mémoire incarnée.

Je me souviens qu’à Paris, dans le quartier chinois, je me sentais parfaitement en sécurité, de jour comme de nuit, sans bruit, sans peur, juste cette impression discrète et forte que l’ordre existait, non par autorité mais par une forme d’harmonie tranquille.

Ce n’était pas une zone contrôlée c’était un quartier respecté, parce que ceux qui le faisaient vivre ne cherchaient pas à dominer mais simplement à être là, en silence, comme leur culture l’enseigne.

 

Nous vivons dans un monde où l’information ne se contente plus d’informer : elle modèle notre perception. Entre les alertes dramatisées, les nouvelles en continu et les spectacles médiatiques, tout semble conçu pour capter notre attention, nourrir nos peurs et occuper notre esprit. Pendant que l’on nous distrait avec des variétés creuses ou des matchs surmédiatisés, les décisions importantes se prennent loin du regard public. Ce n’est pas un hasard : peur et divertissement sont les deux mains d’un même pouvoir.

Nous vivons dans un monde où l’information ne se contente plus d’informer : elle modèle notre perception. Entre les alertes dramatisées, les nouvelles en continu et les spectacles médiatiques, tout semble conçu pour capter notre attention, nourrir nos peurs et occuper notre esprit. Pendant que l’on nous distrait avec des variétés creuses ou des matchs surmédiatisés, les décisions importantes se prennent loin du regard public. Ce n’est pas un hasard : peur et divertissement sont les deux mains d’un même pouvoir.

La fabrique globale du consentement : peur, distraction et focalisation

Il existe aujourd’hui une mécanique parfaitement huilée qui dépasse les frontières nationales, elle a un objectif central, soumettre les peuples par la peur et la distraction.
Cette mécanique n’est pas le fruit du hasard, mais la convergence de plusieurs leviers médiatiques et psychologiques.

Les alertes comme bruit de fond permanent :

Le système repose d’abord sur la saturation de l’espace mental, les chaînes d’information et les présentateurs météo — parfois contraints dans leur ton et leur discours — diffusent sans cesse des alertes dramatisées : tempêtes « historiques », vagues de chaleur « sans précédent », catastrophes imminentes.

Dans le domaine sanitaire, économique ou climatique, l’alerte devient quotidienne,
on est passé de l’information ponctuelle à l’alerte continue créant un climat anxiogène permanent.

 

Image ChatGPT à ma demande

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L’effet Pierre et le Loup

À force de crier au loup une partie de la population ne croit plus aux avertissements, pourtant cette méfiance n’affaiblit pas le système, au contraire elle renforce la confusion générale laissant le champ libre aux autorités pour recentrer le discours sur ce qui sert leurs intérêts, en choisissant quels dangers sont à prendre au sérieux et lesquels sont ignorés.

La désinformation et la propagande internationale.

La peur est amplifiée par une manipulation du récit global, les faits sont triés, présentés de façon sélective, voire déformés, des pays ou acteurs sont désignés comme « méchants » ou « bons » selon la ligne officielle du moment.

Les contradictions sont étouffées, l’information est polarisée, c’est la géopolitique narrée comme une pièce de théâtre où le spectateur est invité à s’identifier au « camp du bien » et à craindre l’ennemi désigné.

L’effet psychologique recherché.

Tout cela vise un résultat précis, conditionner des réflexes pavloviens, au lieu d’analyser le citoyen réagit instinctivement à des mots-clés — « crise », « menace », « urgence » — et accepte plus facilement les mesures imposées, parfois liberticides, au nom de la sécurité collective.

 

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La diversion : faire oublier par le spectacle

La peur ne suffit pas pour que le système tienne, il faut aussi occuper le cerveau disponible, c’est là qu’interviennent les variétés, la télé-réalité, les émissions vides de sens et les événements sportifs surmédiatisés.
Un match de football ou un tournoi de tennis devient l’actualité dominante pendant plusieurs jours, reléguant au second plan les informations dérangeantes, ces distractions jouent le rôle de soupape émotionnelle, elles évitent que l’angoisse permanente ne se transforme en colère organisée.

La focalisation médiatique en orientant massivement l’attention sur des sujets consensuels ou faciles à comprendre, on neutralise le débat critique.
Le public est invité à discuter de l’arbitre d’un match ou du vainqueur d’un télé-crochet, plutôt que des enjeux de surveillance, d’économie ou de libertés publiques.

Le résultat final c'est la combinaison de la peur, de la distraction et de la focalisation médiatique, ça aboutit à un peuple plus réactif qu’analytique, prêt à accepter des mesures autoritaires au nom de la protection ou du divertissement.
La soumission n’est plus vécue comme une contrainte, mais comme un réflexe normal dans un monde présenté comme dangereux et imprévisible.

En résumé on crée la peur, on détourne l’attention, on conditionne les comportements et on renforce le contrôle. C’est un cycle qui ne cesse de se nourrir de lui-même.

Le jour où nous cesserons de craindre et de nous laisser distraire, le château de cartes du pouvoir s’effondrera de lui-même.

 

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Authenticité, goût et cercles fermés

Dans le monde de l’art, de la littérature, de la gastronomie et, plus largement, de la culture, un phénomène récurrent se manifeste : un petit nombre de personnes ou de cercles fermés s’arrogent le droit de décider ce qui doit être admiré, encensé, acheté, lu ou consommé. Ces cercles, souvent bien placés dans les médias, les institutions ou le marché, imposent leurs jugements comme s’ils étaient universels alors qu’ils reposent fréquemment sur des critères arbitraires, stratégiques ou purement commerciaux.

Ce système repose sur un mélange de vrai et de faux. Le « vrai » – qu’il s’agisse d’un talent réel, d’une émotion sincère ou d’une qualité artistique indéniable – sert de matière première. Mais, au lieu de le laisser s’exprimer dans son intégrité, il est transformé en produit calibré pour séduire, faire parler, créer l’événement ou générer du profit. On obtient ainsi ce que l’on pourrait appeler un « beau faux » : une apparence d’authenticité qui emprunte les codes du vrai mais dont le fond reste au service d’objectifs d’image ou d’argent.

Cette mécanique traverse tous les domaines. Dans la peinture, des œuvres naïves ou volontairement simplistes, parfois réalisées par des enfants ou des artistes jouant sur la provocation, se vendent à des millions après avoir été adoubées par quelques figures influentes. Pendant ce temps là des œuvres techniquement remarquables, exigeantes, travaillées avec patience et profondeur – comme celles de Caravage – peuvent être reléguées au second plan si elles ne sont pas « à la mode » dans les réseaux dominants. En gastronomie le même processus s’observe : certaines tendances culinaires ou certains chefs sont mis en avant, non pas toujours pour leur qualité intrinsèque, mais parce qu’ils sont portés par les prescripteurs du moment.

Le goût, qui devrait rester une affaire intime et personnelle, se retrouve ainsi dicté par une autorité extérieure. L’injonction « Prends ce plat plutôt que cet autre, car celui-ci est meilleur », ou encore « Lis cet auteur, admire cette œuvre, car elle est importante » dissimule souvent une logique d’influence, de réseau ou de stratégie, davantage qu’un véritable amour de l’objet proposé.

L’exemple de Fabrice Luchini évoquant Céline illustre un autre aspect de cette mécanique. Il est possible d’admirer une œuvre pour ses qualités artistiques sans cautionner les actes ou les idées de son auteur. Luchini met en avant la force du style, la musicalité des phrases, l’inventivité de la langue. Mais cette admiration purement littéraire peut dérouter ceux qui ne perçoivent pas dans l’œuvre ce que d’autres y trouvent, ou qui refusent de séparer radicalement la création de la personne. Une fois encore la subjectivité du goût s’impose, ce qui bouleverse les uns laisse les autres indifférents.

Chez Luchini la dimension de mise en scène personnelle ajoute une autre strate. Sa manière d’occuper l’espace, d’exagérer ses intonations, de transformer l’ego en outil de spectacle fascine autant qu’elle fatigue. Pour un public en recherche d’authenticité cette exubérance peut sembler artificielle, voire narcissique.

À travers ces phénomènes, une distinction s’impose entre deux approches de la culture :

  • La culture véritable, portée par ceux qui l’aiment vraiment, qui la connaissent, et qui cherchent à la partager pour sa richesse et sa capacité à élever les esprits.

  • La culture-symbole, utilisée comme marqueur social par des cercles fermés qui s’auto-légitiment, se reconnaissent entre eux et exploitent le prestige culturel pour renforcer leur position, sans toujours entretenir un rapport profond à l’art ou à la pensée.

Ce qui se joue, en définitive, c’est l’exploitation du vrai pour fabriquer du faux, l’imposition d’un goût par des élites culturelles qui transforment l’art en outil de prestige, et la mise en scène de soi comme substitut à la sincérité. L’authenticité, même imparfaite, apparaît alors comme un bien rare et précieux dans un univers saturé de mise en scène.

 

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Les aberrations écologiques

On nous parle chaque jour d’écologie, mais ce mot, devenu un drapeau politique et commercial, cache souvent plus de contradictions qu’il n’apporte de solutions réelles. Derrière les slogans rassurants et les promesses d’avenir « vert » il y a un gouffre de paradoxes que l’on préfère taire.

Le mirage du tout-électrique :

On présente la voiture électrique comme la planche de salut écologique, pourtant, chacun sait — et surtout les écologistes eux-mêmes — que cette solution n’est qu’un mirage. Derrière chaque batterie il y a des mines de lithium et de cobalt qui défigurent des régions entières, des océans sillonnés de cargos polluants, et une électricité produite encore majoritairement par des énergies fossiles ou nucléaires.
Le tout-électrique n’est pas une transition, c’est un déplacement du problème, on substitue un poison par un autre mais on garde le même modèle de consommation, comme si tout pouvait continuer « pareil », simplement avec une prise au lieu d’un réservoir.
C’est le cordage effiloché qui retient un navire immense, c'est fragile, trompeur, mais utile pour maintenir l’illusion.

Le climat : un argument gonflé

Le réchauffement climatique existe, oui mais il n’est pas ce que l’on nous raconte. Dans l’histoire de la Terre des cycles de réchauffement et de refroidissement se sont succédés, ce que nous vivons aujourd’hui n’est qu’un infime soubresaut à l’échelle géologique, un battement de cils de la planète.
L’homme y contribue, certes, mais bien moins qu’on ne le dit, ce discours exagéré sert surtout de levier politique, il culpabilise les populations, justifie de nouvelles taxes, alimente des industries « vertes » qui ne le sont pas. On a déplacé le débat pour en faire un instrument de contrôle.

 

La vraie pollution oubliée

Pendant qu’on agite le spectre du CO₂ on parle beaucoup moins du vrai désastre, le plastique, les microparticules, les océans saturés de déchets, les terres empoisonnées. Là se trouve l’empreinte directe et incontestable de l’homme, mais là encore on préfère détourner le regard, car ce problème touche à la racine même de notre modèle de société, le jetable, le surproduit, le surconsommé.

Le surnombre : la cause première

Derrière toutes ces aberrations se cache une vérité qu’on refuse de dire, la surpopulation, sujet que j'ai déjà abordé plusieurs fois sur ce blog. Nous sommes trop nombreux pour vivre comme nous vivons, trop nombreux pour exiger confort, mobilité, consommation illimitée, et enfin trop nombreux pour que la planète absorbe notre impact.
La démographie galopante est la vraie bombe écologique ; comme dans toutes les sociétés animales quand une population dépasse les capacités de son environnement elle s’effondre. Chez nous cela prend la forme de crises, de guerres, de pandémies, d’effondrements sociaux.

L’inévitable autodestruction

Toute société en surnombre s’autodétruit, c’est une logique naturelle et nous n’y échapperons pas.
La question n’est donc pas de savoir si nous allons trouver des solutions miraculeuses pour « sauver » la planète, elle n’a pas besoin d’être sauvée, elle se sauvera sans nous. La vraie question est combien de temps avant que notre surnombre ne provoque l’effondrement inévitable.

 

L’écologie politique, un piège partisan

Il faut aussi distinguer deux mondes, les écologistes de cœur et de raison, qui cherchent sincèrement à comprendre et à protéger en cohérence avec leur mode de vie, des écologistes politiques qui avancent ces arguments avant tout pour rallier des foules, souvent à leur insu. Leur objectif n’est pas tant l’écologie que le basculement idéologique, c'est d'amener un maximum de personnes à gauche, voire à l’extrême gauche.

L’écologie devient alors une bannière commode, presque un chantage moral pour orienter les masses sans qu’elles s’en rendent compte.

Rien n'est facile, mais la soumission des peuples c'est le début d'une dictature mondiale.

Bonne journée à tous et à demain pour autre chose.

 

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