Briançon et sa drôle d'écologie

Publié le par François Ihuel

 

Ça coupe d'un côté mais ça pousse de l'autre

 

Briançon et sa drôle d'écologie

Supposons que ça chauffe.

Tout le monde, ou presque, sait que la végétation favorise le rafraichissement et retient l'humidité, il n'y a nul besoin d'avoir fait des études ou d'être écologiste pour le savoir, aussi certaines villes tentent de favoriser une révégétalisation afin de lutter contre la chaleur et l'assèchement. 

Personne n'ignore que la démographie galopante engendre de plus en plus de besoins, dont ceux d'habitat et de circulation, ce qui engendre l'effet inverse d'une végétalisation intelligente nécessitant de créer un parti politique pour l'admettre.

Dans nos gènes sont intégrés nos réflexes animaux, puisque nous faisons partie de la catégorie animale des espèces vivantes, d'ailleurs quiconque se déplace en divers lieux fortement ensoleillés va instinctivement chercher de l'ombre et de la fraîcheur, quand il y en a.

Donc pas besoins de conseils de "spécialistes" pour réaliser ce qui est instinctif.

Pourtant !

 

Briançon et sa drôle d'écologie

Bétonnage intensif.

Plus de monde plus de besoins, comme déjà écrit plus avant, donc nécessité de créer des espaces dédiés au commerce et à la circulation, puisque plus de monde plus de déplacements, donc plus de véhicules qui engendrent la création exponentielle d'aires de stationnement.

Une quasi-nécessité qui pourtant à d'autres alternatives que de couvrir des espaces considérables à les rendre étanches, étanches aux précipitations mais aussi les rendre accumulateurs de chaleur, le soleil tape sur des surfaces énormes, réverbéré ça chauffe aussi l'air ambiant dans lequel sont les gens qui stationnent, en ajoutant la chaleur des véhicules à la tôle surchauffée on a vite fait de rendre les lieux intenables.

Il y a des solution pour réduire cet effet accumulateur mais pour ça il faut des gens intelligents et qui réfléchissent quand ils élaborent des projets de parkings et autres surfaces bétonnées, c'est de rendre poreux les sols bétonnés et de favoriser une végétalisation parcimonieuse.

C'est simple mais demande toutefois un entretien, hors la presque totalité des municipalités rechignent à avoir du personnel en ce sens, ça coute cher et les impôts économisés sur le personnel ça permet, entres gabegies financières, d'augmenter les indeminités de mandat des élus, il n'y a pas de petits profits.

 

Briançon et sa drôle d'écologie
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Briançon et sa drôle d'écologie

Parc des sports de Briançon.

S'il devenait urgent de le rénover il n'était pas nécessaire d'en faire un complexe digne des J.O. même si on va avoir quinze jours en ce sens ; ce qui ne veut pas dire que je suis contre, bien au contraire, par contre la végétalisation est totalement absente, puisqu'il est posé plus de 7000 mètres carrés de "gazon" synthétique, donc aucun avantage en faveur de l'écologie ni en faveur d'une douceur évidente qu'offre le vrai gazon.

Pour entretenir ce pétrole transformé il va falloir une (ou des) machine spécifique, à essence bien entendu donc un peu de pollution en plus, pour que ce soit opérationnel en hiver il va falloir aussi un entretient poussé et suivi, là encore des dépenses à prévoir, savoir aussi comment ces gazons synthétiques vont être débarrassés des divers détritus et poussières (surtout dans notre environnement montagneux) et comment vont être gérés les accidents et autres méfaits de vandalismes qui ne manqueront pas d'être.

Est-ce que ces critères sont pris en compte ? J'en doute, d'ailleurs les grands terrains officiels des grandes villes sont tous en gazon naturel, ce n'est pas pour rien, même si on y injecte des particules synthétiques (une aberration) pour le "stabiliser".

 

Briançon et sa drôle d'écologie
Briançon et sa drôle d'écologie
Briançon et sa drôle d'écologie

Briançon cœur de (béton) de ville.

Du temps des casernes il y avait pas mal de verdure, il n'y a plus que du béton, M le Maire transforme le centre ville en esplanade comme il y en a tant à Créteil, là ou il a étudié et vécu quelques temps avant de revenir à la montagne, d'où il est originaire, pour y construire la banlieue parisienne. Du même coup ça amène une population citadine friande des espaces bétonnés et des construction intensives, les promoteurs en premier parce qu'ils ont détecté en cet homme le pigeon idéal pour investir dans le béton sur des terrains bradés à des prix défiant toute concurrence.

Avec quelques cadeaux de complaisance et quelques promesses de soutien politique ce dû être facile, raisons aussi pour lesquelles j'ai déjà avancé que les impôts briançonnais ne servaient pas réellement que pour la ville, mais pour d'autres intérêts facultatifs que chacun est libre de deviner. Les détournements de fonds c'est devenu une institution municipale dans presque toutes les villes et villages de France.

Il est vrai que l'exemple vient du haut, quand les gouvernants tapent dans la caisse il n'y a pas de raison pour se gêner en faire autant au niveau local, la magistrature ferme les yeux.

D'après les panneaux de présentation ce serait agréable, j'ai quelques doutes mais il faut voir pour juger, pour le moment c'est en chantier. D'ailleurs Briançon c'est une ville en chantier depuis quinze ans et ça va durer encore jusqu'en 2030, puisque la mégalomanie municipale veut faire de Briançon une ville phare de montagne, je crains que ce ne soit un feux arrière rouge comme le sont d'ailleurs les finances de la ville.

 

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Futur hôtel.

D'ailleurs à Briançon il va y avoir plus d'hôtels et de résidences touristique que d'habitations pour les briançonnais, une ville dortoir pompe à fric, parce que le maire actuel est macroniste (du moins jusqu'à ce que le vent politique tourne), alors forcément il faut dépenser toujours plus sans compter, le foncier compensera partiellement et tant pis si les autochtones ne parviennent pas à se loger correctement.

 

Briançon et sa drôle d'écologie
Briançon et sa drôle d'écologie

Cité administrative.

Un de mes projets de campagne de 2009 et 2014 mais à une échelle nettement plus raisonnable, puisque le principe de rendre plus accessibles les diverses administrations briançonnaises est une nécessité.

Je prévoyais Collaud avec une surface végétalisée d'importance sur sol aéré, gazonné et ombragé, pour un investissement nettement plus modeste compensé par la vente du bâtiment actuel de la mairie en vieille ville, mairie à l'accès difficile et surtout très pénible pour la majorité des briançonnais.

À vue je dirais qu'il y a environ 400 tonnes de béton sur cette esplanade, mais je suis certainement bien en-dessous du réel ; même en mettant des jardinières ce radiateur géant ne va pas dans le sens du rafraichissement des lieux. L'entrée du bâtiment tout en verre c'est idéal pour l'effet de serre interne, mais ce n'est pas grave, on installera aussi la climatisation, histoire d'augmenter un peu plus les frais de fonctionnement. Bien entendu par températures hivernales on chauffera aussi un peu plus, nous ne sommes plus à ça prêt.

C'est vrai que ça commence à ressembler à Créteil.

 

Briançon et sa drôle d'écologie

Entre désir et réalité.

Je ne doute pas un seul instant que ces lieux auront un traitement d'entretien privilégié, au détriment du reste de la ville en piteux état mais je pense que M le Maire ne s'y rend jamais, pour lui les briançonnais c'est juste pour remplir la tirelire fiscale.

L'équilibre végétal n'existe pas sur ce magnifique panneau, quelques arbres prévus ça ne change rien.

D'ailleurs à Briançon en l'espace de vingt ans plus de la moitié des arbres des diverses rues ont été abattus, à la place des bouchons d'asphaltes ou des souches desséchées dans une terre dure comme de la pierre.  

Les écologistes élus de la même période n'ont pas dû être très combatifs, préférant tracer une voie verte et très couteuse (avec les impôts bien sûr) au milieu des prés et des bois de la vallée de la Guisane, voie verte asphaltée pour le plaisir des cyclistes, une voie grise dans la verdure de la nature en quelque sorte.

 

Briançon et sa drôle d'écologie
Briançon et sa drôle d'écologie
Briançon et sa drôle d'écologie

Qu'on se rassure.

À travers les trouées de béton on voit encore un peu les montagnes, mais pour combien de temps ?

De 1976 à aujourd'hui, par épisodes, j'ai vu cette ville se transformer, les lotissements sortir de terre, les hôtels se multiplier. Par contre j'ai vu les centres de soins disparaitre, les arbres tomber, la végétation mourrir d'asphyxie, l'appât du fric de ski a terrassé la villégiature, la politique à tué les briançonnais, les arrivistes ont bradé les terrains pour un profit personnel dont pas un seul autochtone n'en verra la couleur.

Les petits commerces disparaissent (un peu de leur faute aussi), plus une place gratuite pour que les briançonnais profitent de leur ville, on les essore jusqu'à ce qu'il n'en puissent plus de payer afin de partir ailleurs pour laisser la place aux touristes.

Je suis bien heureux d'être du bon côté de la vie, je ne verrai pas les destructions finales.

Bonne fin de journée à tous.

 

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