L'IA et mes pages
Un outil utile s'utilise
Pourquoi j’utilise désormais l’intelligence artificielle
J’utilise aujourd’hui l’intelligence artificielle comme un outil de travail. Elle me permet de gagner du temps, de créer des images précises que je ne trouve pas sur Internet et d’éviter d’avoir à acheter systématiquement des illustrations qui ne correspondent pas toujours exactement à ce que je recherche. Grâce à elle, je peux représenter une scène, une époque, un personnage ou une idée en restant au plus près de mon imagination.
Je l’utilise également dans mes livres pour certaines images et pour les traductions. Je tiens à le préciser clairement, car l’honnêteté envers les lecteurs est essentielle. Mais attention, en revanche, tous les textes de mes livres sont de moi. Les histoires, les souvenirs, les personnages, les réflexions, les idées et les expériences racontées viennent de ma propre vie et de mon propre esprit.
Les photos qui les égayent sont les miennes, sauf les illustrations A.I., mais je le précise.
Toute mes séries "AD'HOMO" et "Onze métiers — Cent galères" ne contiennent que mes photos.
Tous mes textes, je les écrit en totalité, pas avec SIRI, mais au clavier ; aucun n'est généré par l'I.A..
Ce, parce que de plus en plus de supposés "auteurs" n'écrivent rien, c'est en totalité l'I.A. qui produit leurs livres, mais ils ne le mentionnent pas. C'est incorrect vis-à-vis des lecteurs. C'est les tromper.
Tout comme ceux qui confisquent des images I.A. pour leur propre intérêt, parfois lucratifs..
Lorsque je demande à ChatGPT de travailler sur l’un de mes textes, je ne lui demande pas d’inventer ce que je pense à ma place. Je lui fournis ma matière, mes phrases, mes idées et mon raisonnement. Il peut ensuite m’aider à corriger, à organiser, à traduire ou à présenter plus clairement ce que j’ai écrit. Le texte peut donc être interprété ou mis en forme par l’intelligence artificielle, mais son contenu reste le mien.
Je considère ChatGPT comme un magnifique outil, comparable à un correcteur, un traducteur, un illustrateur ou un assistant de rédaction particulièrement rapide. Un outil ne remplace pas celui qui pense, qui raconte et qui crée. Il permet simplement de mieux présenter ce qui existe déjà dans l’esprit de l’auteur.
Je préfère donc annoncer ouvertement son utilisation plutôt que de laisser croire que tout a été réalisé sans assistance. Il n’y a aucune honte à se servir de l’intelligence artificielle. Le manque d’honnêteté ne serait pas de l’utiliser, mais de cacher son intervention. Mes textes portent ma pensée et ma mémoire ; l’intelligence artificielle m’aide à leur donner une forme, une image ou une traduction.
Sauf qu'au lieu de passer une journée entière sur une page de blog, je n'en passe plus qu'une heure, puisque je m'occupe toujours de la mise en page.
Abus de propriété.
Il devient de plus en plus fréquent de voir des images produites par intelligence artificielle recouvertes de signatures, de logos et de filigranes, comme si elles avaient été peintes ou photographiées entièrement par la personne qui les publie. Bien sûr, l’idée de départ, le choix du sujet, l’ambiance recherchée et les instructions données à l’outil peuvent appartenir à l’utilisateur. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’il a créé de ses propres mains chaque visage, chaque meuble, chaque ombre et chaque détail de l’image.
Une image générée par intelligence artificielle résulte d’un travail particulier : l’être humain formule une demande, choisit, corrige parfois et sélectionne le résultat, tandis que l’outil réalise concrètement la composition visuelle. Il est donc raisonnable de reconnaître la participation de l’utilisateur, mais beaucoup moins de le présenter comme l’auteur exclusif de tout ce que l’on voit. Une mention discrète peut identifier celui qui a imaginé ou publié la scène ; couvrir l’image entière de filigranes revient surtout à empêcher les autres de la regarder.
Cette appropriation est d’autant plus paradoxale que l’intelligence artificielle fonctionne à partir d’un immense héritage visuel et culturel produit par des générations d’artistes, de photographes, d’illustrateurs et de créateurs. Utiliser cette puissance collective, puis fermer le résultat derrière une multitude de marques de propriété, donne l’impression de puiser dans un bien commun avant de déclarer que tout nous appartient désormais.
Il ne s’agit pas de nier le rôle de celui qui formule l’idée. Une bonne consigne, une recherche précise et une véritable intention peuvent produire une image forte. Mais l’honnêteté voudrait que l’on indique simplement qu’elle a été conçue à partir d’une idée humaine et générée par intelligence artificielle. C’est plus juste que de laisser croire à un travail artisanal ou artistique entièrement personnel.
Il faut donc rendre à César ce qui appartient à César : l’idée à celui qui l’a imaginée, le choix final à celui qui l’a retenu, et la réalisation visuelle à l’intelligence artificielle. Revendiquer une participation est légitime ; s’octroyer la propriété morale absolue d’une image produite par un outil automatique l’est beaucoup moins.
L’honnêteté consiste aussi à dire avec quels outils on travaille. Chaque fois que j’utilise une image dans un article de blog ou dans l’un de mes livres, je précise qu’elle a été produite par intelligence artificielle. Je ne vois aucune raison de le cacher, ni de laisser croire que je l’ai peinte, dessinée ou photographiée moi-même.
L’idée peut être la mienne. Je peux choisir le décor, les personnages, l’époque, l’atmosphère ou les détails que je souhaite voir apparaître. Je peux également demander des modifications jusqu’à obtenir une image correspondant à mon texte. Mais la réalisation visuelle reste celle de l’intelligence artificielle. C’est donc à elle qu’il faut en attribuer l’origine.
Reconnaître l’usage de l’intelligence artificielle ne diminue pas la valeur d’un article ou d’un livre. Au contraire, cela montre que l’on assume pleinement sa méthode de travail. L’outil ne remplace pas l’idée, le propos ni l’écriture ; il accompagne simplement une création humaine en lui donnant une forme visuelle.
Il est toujours possible d’écrire qu’une image a été imaginée, dirigée ou sélectionnée par son utilisateur. En revanche, la présenter comme une œuvre entièrement personnelle serait trompeur. La transparence est plus simple et plus juste : l’auteur reste responsable du texte et de ses choix, tandis que l’image est clairement signalée comme provenant de l’intelligence artificielle.
À mes yeux, c’est une question élémentaire d’honnêteté. Puisque je me suis servi de l’intelligence artificielle, je le dis. Je n’ai rien à perdre à reconnaître l’outil qui m’a aidé, et tout à gagner à ne pas faire passer pour mien ce qui ne l’est pas entièrement.
Le sabordage médiatique local
À force de vouloir tout faire payer, certains médias finissent par se couper eux-mêmes de leurs lecteurs. Lorsqu’il faut déjà posséder un abonnement pour lire autre chose qu’un titre, voire parfois simplement pour accéder correctement à une page, l’information cesse d’être un service et devient un parcours d’obstacles. Pour un journal local, dont la fonction première devrait être de tenir les habitants informés de ce qui se passe autour d’eux, c’est une étrange manière de travailler.
J’ai tenté plusieurs fois de m’abonner au Dauphiné Libéré. À chaque tentative, j’ai rencontré des problèmes de connexion, d’identification ou d’accès. Depuis quelque temps, je ne parviens même plus à souscrire un abonnement. On peut difficilement reprocher ensuite aux lecteurs de partir ailleurs lorsque le journal lui-même leur ferme la porte.
Ce système ressemble à un véritable sabordage. Un média qui rend son accès trop compliqué décourage les personnes pourtant prêtes à payer. Il perd des abonnés, réduit son audience et laisse finalement ses informations circuler ailleurs, souvent par l’intermédiaire des réseaux sociaux ou de résumés repris sur d’autres sites.
L’argent que j’aurais pu consacrer à un abonnement au Dauphiné Libéré, je le consacre aujourd’hui à mon abonnement à ChatGPT. Et, très franchement, je suis largement gagnant. Cet outil ne me donne pas seulement accès à une information ponctuelle : il m’aide à rechercher, comprendre, comparer, rédiger, traduire, corriger mes textes et préparer mes livres ou mes articles. Pour une dépense équivalente, le service rendu est incomparablement plus large.
Puisque l’accès direct à certains médias devient impossible ou inutilement compliqué, je vais donc chercher mes informations avec l’aide de l’intelligence artificielle. Elle peut consulter plusieurs sources, recouper les éléments disponibles et m’expliquer clairement une actualité. Je préférerais soutenir un média local accessible et correctement organisé, mais lorsqu’on empêche le lecteur d’entrer, il finit forcément par aller ailleurs — et parfois il découvre qu’il y est bien mieux servi.
Bonne journée à tous.
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