Ma revue de presse du 19 Mai 2026

Publié le par François Ihuel

 

De tout. À prendre ou à laisser

 

Ma revue de presse du 19 Mai 2026
Ma revue de presse du 19 Mai 2026
Ma revue de presse du 19 Mai 2026

Un virus médiatique

N'ayant pas la réception des chaines de télé, je ne suis pas encore contaminé.

Il fut un temps où les informations arrivaient lentement, par le journal du matin, la radio ou quelques conversations entre voisins. Aujourd’hui, les écrans déversent en continu des images, des alertes, des débats et des chiffres qui finissent par saturer les esprits. À force d’être exposé sans interruption aux mêmes sujets, l’homme moderne ne réfléchit plus : il réagit.

La peur est devenue un produit médiatique. Plus une information inquiète, plus elle tourne en boucle. Et lorsque l’on vit en permanence sous ce bombardement d’images et de commentaires, il devient difficile de distinguer la réalité du climat psychologique entretenu autour d’elle.

Ne pas posséder de télévision n’est pas forcément vivre coupé du monde. Cela permet parfois de reprendre une certaine distance, de retrouver un regard plus calme et personnel sur les événements. Le silence aide à réfléchir là où le vacarme pousse souvent à suivre le mouvement général sans recul.

Internet lui-même peut devenir une forme de contamination mentale lorsqu’il remplace entièrement l’observation directe, le dialogue réel et le bon sens. À force d’entendre parler de crises, de catastrophes et de conflits à longueur de journée, certains finissent par vivre dans une inquiétude permanente, même lorsque leur propre quotidien reste paisible.

Le monde a toujours connu des difficultés, des maladies et des tensions. Ce qui change aujourd’hui, c’est la vitesse et l’intensité avec lesquelles elles pénètrent dans les foyers. L’information n’est plus seulement transmise : elle s’impose, elle envahit, elle accompagne chaque minute de la journée.

Prendre du recul, sortir marcher, lire, observer la nature ou simplement écouter le silence devient presque un acte de résistance intérieure. Car préserver son esprit du tumulte permanent, c’est encore garder une part de liberté.

 

Ma revue de presse du 19 Mai 2026

Internet en 1720

Je me demande à quelle vitesse la peste se serait répandue si les moyens d'aujourd'hui avaient existés. 

Mais je me demande aussi si de potentiels laboratoires n'auraient pas, eux aussi, exploité des situations.

Lorsque les grandes épidémies frappaient autrefois, les nouvelles voyageaient lentement, parfois plus lentement encore que la maladie elle-même. Les villages restaient isolés, les informations déformées par les rumeurs, et beaucoup mouraient sans même comprendre ce qui arrivait ailleurs.

Aujourd’hui, avec Internet et les réseaux mondiaux, une épidémie ferait le tour de la planète en quelques heures, non seulement par les transports modernes, mais aussi par la circulation immédiate des informations, des images et de la peur. Chaque téléphone deviendrait une fenêtre ouverte sur l’inquiétude collective.

Mais cette rapidité soulève aussi une autre question : dans un monde où tout se chiffre, se médiatise et se transforme en marché, certains intérêts économiques pourraient-ils profiter des crises ? L’histoire montre que les périodes de peur ont souvent enrichi certains secteurs, qu’ils soient politiques, industriels ou commerciaux.

Cela ne signifie pas que les maladies n’existent pas ni que les souffrances soient imaginaires. Mais l’être humain moderne vit désormais au milieu d’un système où l’émotion collective peut être amplifiée à une vitesse jamais vue auparavant.

Autrefois, les pandémies tuaient dans le silence des campagnes. Aujourd’hui, elles entrent dans chaque maison par les écrans, minute après minute. Et parfois, la peur se répand encore plus vite que le mal, lui-même, quand il existe réellement.

 

Ma revue de presse du 19 Mai 2026
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La SÉCU et sa chasse à la fraude

Depuis maintenant plus de trois ans, la SÉCU fait traîner mon dossier de reconnaissance d’handicap indemnisé, repoussant les audiences à chaque convocation au tribunal.

À tel point, qu’à la dernière et récente audience j’ai demandé à la Juge si ça allait enfin être résolu à titre posthume, ce qui a eu le mérite de faire rire l’assemblée entière, Juge et assesseurs compris. La SÉCU ayant demandé un énième report, je me suis, une fois de plus, déplacé pour rien.

L’expert ayant statué positivement en ma faveur, le fait de devoir augmenter de 0,50 euro par jour ma rente semble créer une crise d’angoisse financière dans cette institution d’État, institution que je finance.

Disons que, comparée à la fraude devenue presque institutionnelle, la modeste augmentation à laquelle je prétends devrait être versée pendant 1 280 000 000 jours — soit 3 656 350 ans, pratiquement aux débuts de l’humanité, bien avant l’existence de la Sécurité sociale — pour atteindre le montant de la fraude estimée chaque année à environ 680 millions d’euros.

Pourtant, ceux qui ne financent rien sont à la noce. En une année ils réussissent à auto-indemniser de centaines de millions d’euros sur le dos de la SÉCU, pendant que ceux qui cotisent depuis des décennies doivent parfois mendier quelques centimes devant des montagnes de paperasse.

Le plus étonnant n’est même plus la lenteur administrative. Non. Le plus étonnant, c’est la disproportion entre l’énergie déployée pour économiser quelques euros sur certains dossiers et l’impuissance affichée lorsqu’il s’agit de fraudes massives parfaitement connues.

À force de vouloir traquer le moindre détail chez les honnêtes gens, le système finit par soupçonner tout le monde. Le malade devient un suspect, le handicapé un potentiel fraudeur, et le citoyen honnête finit par avoir l’impression de devoir se justifier d’exister.

Pendant ce temps-là, les convocations s’accumulent, les délais s’étirent, et la machine administrative tourne sur elle-même comme si son rôle principal n’était plus d’aider, mais de ralentir.

Le plus ironique dans cette histoire, c’est que ce système avait été conçu au départ pour protéger les gens. Aujourd’hui, certains ont parfois l’impression qu’il faut presque se battre contre lui pour obtenir ce qui leur revient.

 

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Le prix de la longévité

J’ai toujours mon radio-réveil acheté en Avril 1979. Il fonctionne encore. L’affichage est un peu fatigué, le plastique a vieilli, mais il fait toujours ce pourquoi il a été conçu : donner l’heure et me réveiller.

Aujourd’hui, beaucoup d’appareils modernes ne tiennent même plus dix ans. Non pas parce qu’ils sont techniquement irréparables, mais parce qu’ils ont été pensés pour ne pas l’être. Tout est clipsé, collé, miniaturisé, soudé. On ne démonte plus, on remplace. Ou plutôt : on jette.

Autrefois, les objets accompagnaient une vie. Un poste de radio, une montre, un meuble ou un appareil électroménager finissaient presque par faire partie du décor familial. On les entretenait, on les réparait, parfois plusieurs fois. Il existait des artisans, des petits réparateurs, des boutiques pleines de composants et de pièces détachées.

Aujourd’hui, le consommateur moderne vit dans une société où l’objet est devenu provisoire. On fabrique vite, moins solide, souvent irréparable, afin que le cycle d’achat recommence sans cesse. Ce n’est plus seulement une question de technologie : c’est devenu une logique économique.

Le plus paradoxal, c’est que certaines vieilles machines traversent les décennies alors que des appareils récents, pourtant infiniment plus sophistiqués, terminent à la déchèterie après quelques années seulement.

À force de remplacer plutôt que réparer, l’homme moderne finit par traiter les objets comme il traite parfois les relations humaines : dès que ça fatigue ou que ça résiste un peu, on change.

Mon vieux radio-réveil, lui, continue silencieusement son travail depuis près d’un demi-siècle. Il ne possède ni écran tactile, ni connexion Internet, ni intelligence artificielle. Mais il fonctionne encore. Et quelque part, c’est peut-être lui le plus intelligent des deux mondes.

J'ai aussi mon rasoir électrique que j'ai hérité de mon père DCD en 1967, lui aussi fonctionne toujours.

 

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Les arnaques officieuses.

Depuis quelques années, des milliers de personnes reçoivent des appels, des SMS ou des courriers menaçants au sujet de prétendues dettes anciennes. Le ton est toujours le même : urgent, intimidant, presque culpabilisant. On parle “d’huissier”, de “procédure”, de “mesures complémentaires”, parfois même de saisie imminente.

Le problème, c’est que beaucoup de ces dossiers concernent des dettes prescrites, éteintes depuis longtemps, ou dont les gens n’ont parfois même plus le moindre souvenir. Certaines remontent à dix, quinze ou vingt ans. Mais l’objectif reste identique : faire peur pour pousser à payer rapidement, sans réflexion et surtout sans vérification.

La plupart des gens ignorent leurs droits. Lorsqu’ils entendent le mot “huissier”, ils imaginent immédiatement la justice, les tribunaux, les saisies et les ennuis administratifs. Alors certains paient dans la panique, parfois pour quelques dizaines d’euros, parfois beaucoup plus.

Le système joue souvent sur l’ambiguïté. Un simple cabinet de recouvrement peut utiliser un vocabulaire volontairement impressionnant afin de donner l’illusion d’une procédure judiciaire imminente. Pourtant, sans décision de justice valable et dans les délais légaux, beaucoup de ces créances ne peuvent plus être réclamées légalement.

Le plus inquiétant, c’est que les personnes âgées ou fragiles sont souvent les premières victimes de ces méthodes. Un message vocal inquiétant, un courrier rédigé dans un jargon juridique compliqué, et la peur fait le reste.

Bien sûr, il existe aussi de vraies dettes et des impayés réels. Mais entre le recouvrement légitime et certaines pratiques d’intimidation psychologique, la frontière devient parfois très mince.

Dans une société déjà saturée de stress administratif, ces méthodes entretiennent une angoisse permanente chez des gens qui vivent parfois avec des revenus modestes et qui n’ont ni les connaissances juridiques ni les moyens de se défendre facilement.

Avant de payer quoi que ce soit, il faudrait presque aujourd’hui apprendre à vérifier, à demander des preuves, des dates, des décisions officielles, et surtout à ne plus céder immédiatement à la peur entretenue par certains courriers ou appels soigneusement formulés.

Autrefois, les escrocs se présentaient avec un masque et une arme. Aujourd’hui, certains utilisent simplement un numéro de téléphone, un ton autoritaire et quelques termes juridiques.

 

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Les escroqueries numériques du quotidien

Aujourd’hui, il ne se passe presque plus une journée sans recevoir des tentatives d’arnaque : régularisation de compte, paiement refusé, colis bloqué, abonnement suspendu, péage impayé, banque à contacter d’urgence, carte vitale à mettre à jour, ou encore soi-disant messages d’huissiers.

Cinq, parfois dix messages par jour. Par mails, SMS ou appels téléphoniques. Et derrière cette avalanche permanente, des milliers de personnes finissent par tomber dans le piège.

Le système est bien rodé. Les escrocs utilisent les logos officiels, les couleurs des grandes entreprises, des formulations administratives inquiétantes et surtout l’urgence psychologique. Quelques euros à régulariser, un compte à débloquer rapidement, une menace de frais supplémentaires… et beaucoup réagissent dans la précipitation.

Le plus troublant, c’est que ces messages deviennent de plus en plus crédibles. Ils imitent parfaitement les sociétés d’autoroute, les banques, les opérateurs téléphoniques, les services publics ou les organismes de livraison. Même des gens prudents peuvent finir par hésiter.

Le problème dépasse largement la simple petite arnaque isolée. Nous vivons désormais dans une société où la fraude numérique est devenue une industrie mondiale. Des centres entiers sont spécialisés dans l’envoi massif de faux messages, avec des méthodes psychologiques étudiées pour exploiter le stress, la fatigue ou l’inattention.

Et pendant que les citoyens passent leur temps à se méfier de tout, les vraies entreprises compliquent elles-mêmes les choses avec des plateformes automatiques, des mails impersonnels et des procédures dématérialisées qui ressemblent parfois aux arnaques elles-mêmes.

À force, certaines personnes âgées n’osent même plus ouvrir leurs mails ou répondre au téléphone. D’autres vivent dans une inquiétude permanente, se demandant sans cesse si elles ont oublié un paiement ou commis une erreur.

Le plus triste, c’est que cette pollution mentale devient presque normale. On finit par accepter qu’Internet soit rempli de pièges, comme si la vigilance permanente faisait désormais partie de la vie moderne.

Autrefois, on fermait sa porte à clé pour empêcher les voleurs d’entrer dans la maison. Aujourd’hui, les voleurs entrent directement par les écrans.

 

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Le lavage de cerveau officiel entre à l'école

À une époque où les enfants passent déjà des heures devant les écrans, certains veulent désormais faire entrer officiellement le jeu vidéo compétitif jusque dans le milieu scolaire, sous le nom flatteur “d’e-sport”.

Le mot est habile. On parle de “sport” pour donner une image saine, moderne et dynamique à une activité qui reste pourtant essentiellement immobile, assise devant un écran. Derrière le discours sur “l’innovation”, “la jeunesse” ou “la modernité”, il y a surtout un immense marché économique.

Jeux, abonnements, publicité, plateformes de diffusion, influenceurs, compétitions sponsorisées, matériel informatique… l’e-sport représente aujourd’hui des milliards d’euros. Alors forcément, les industriels du numérique rêvent de transformer les futurs élèves en futurs consommateurs captifs.

Le problème, c’est qu’on mélange peu à peu l’éducation avec les intérêts commerciaux. À force de vouloir adapter l’école aux écrans, certains oublient que l’enfant a surtout besoin de mouvement réel, d’air libre, de lecture, de réflexion personnelle et de contacts humains véritables.

Bien sûr, les jeux vidéo existent, et beaucoup de jeunes y jouent déjà. Mais entre le loisir occasionnel et son intégration progressive dans les structures éducatives, il y a une différence énorme.

Car derrière cette modernité présentée comme inévitable, il existe aussi une dépendance silencieuse : stimulation permanente, perte de concentration, isolement, sommeil perturbé et difficulté croissante à décrocher des univers virtuels.

Le plus inquiétant est peut-être ailleurs : à force d’habituer les nouvelles générations à vivre par écrans interposés, certains finissent par considérer le monde virtuel comme plus important que le réel.

Pendant ce temps-là, les cours d’école se vident, les enfants marchent moins, lisent moins et contemplent moins le monde autour d’eux.

Autrefois, on apprenait aux enfants à regarder le ciel, les arbres ou les livres. Aujourd’hui, certains voudraient surtout qu’ils regardent des pixels.

 

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Serre Ponçon dans un siècle.

Les barrages retiennent aussi la vie des vallées.

On parle souvent des barrages comme d’une prouesse technique ou d’une réserve d’eau indispensable. Pourtant, derrière ces immenses retenues artificielles, un autre phénomène plus discret transforme peu à peu les paysages : l’accumulation des alluvions.

Autrefois, les rivières transportaient naturellement sables, limons, graviers et boues jusqu’aux plaines et aux deltas. Ce mouvement permanent nourrissait les sols, entretenait les équilibres naturels et sculptait les vallées au fil du temps.

Mais lorsqu’un barrage coupe le cours d’un fleuve, il ne retient pas seulement l’eau. Il bloque aussi des millions de tonnes de sédiments. Peu à peu, les fonds se remplissent, les retenues s’envasent, et les rivières situées en aval se retrouvent appauvries.

Le résultat devient visible un peu partout : niveaux qui baissent, paysages asséchés, lits de rivière plus pauvres, érosion accrue et vallées qui changent lentement de visage.

Les photos parlent d’elles-mêmes. Là où l’eau formait autrefois un vaste miroir bleu entouré de montagnes, il ne reste parfois qu’un immense désert grisâtre traversé par quelques filets d’eau. On dirait presque une cicatrice géante ouverte au milieu du paysage.

Bien sûr, les barrages produisent de l’électricité et rendent de nombreux services. Mais comme souvent, l’homme moderne corrige un problème en en créant d’autres qu’il découvre parfois plusieurs décennies plus tard.

La nature fonctionne par circulation permanente. Lorsqu’on bloque trop longtemps ce qui devait continuer sa route, le déséquilibre finit toujours par apparaître quelque part.

Et devant ces vallées vidées, on comprend soudain que même l’eau, lorsqu’on l’emprisonne trop longtemps, finit par laisser derrière elle une forme de silence minéral.

 

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ZA SUD Briançon.

Quelques clichés au hasard.

Je me dis que pour une ville qui se dit touristique, on est très loin d'accueillir des gens. On accueille que des porte-monnaie. Près de Carrefour.

Quelques clichés pris au hasard suffisent parfois à raconter beaucoup plus qu’un long discours.

Une ville peut afficher des slogans touristiques, parler de qualité de vie, de montagne propre et de nature préservée… mais ce sont souvent les petits détails du quotidien qui révèlent le vrai visage d’un lieu.

Ici, un cendrier déborde de mégots au pied d’un commerce. Là, des déchets plastiques traînent dans des espaces verts déjà abandonnés aux herbes sèches. Ce ne sont pas des catastrophes écologiques spectaculaires. Juste une accumulation de laisser-aller devenu presque normal.

Le plus étonnant, c’est que ces zones commerciales sont souvent les premières vitrines d’entrée d’une ville. Ce sont elles que voient les visiteurs, les touristes et les habitants eux-mêmes chaque jour. Pourtant, beaucoup ressemblent désormais à des espaces sans âme : béton, enseignes, parkings et entretien minimal.

On parle sans cesse d’écologie à la télévision, de tri sélectif, de développement durable et de conscience environnementale. Mais sur le terrain, il suffit parfois de marcher quelques minutes pour voir que le respect le plus élémentaire des lieux commence déjà à disparaître.

Le problème n’est pas seulement la saleté. C’est l’habitude de ne plus la voir. Lorsque les détritus deviennent invisibles aux yeux de tout le monde, cela signifie surtout que le regard collectif s’est fatigué.

Autrefois, les villages avaient moins de moyens, mais les gens entretenaient souvent eux-mêmes les abords, par fierté ou simplement par respect du lieu où ils vivaient. Aujourd’hui, on délègue tout… et plus personne ne regarde vraiment.

Une ville touristique ne se résume pas aux brochures, aux pistes de ski ou aux paysages de montagne. Elle se juge aussi dans les détails les plus simples : un trottoir propre, un espace entretenu, un peu de soin apporté au quotidien.

Car lorsqu’un endroit cesse d’être respecté par ceux qui y vivent, il finit lentement par perdre son âme.

 

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Pour finir.

Travailler plus… pour porter tout le reste.

Cette caricature fait sourire au premier regard, mais derrière l’humour se cache un malaise bien réel ressenti par beaucoup de gens qui travaillent, cotisent et voient les prélèvements augmenter sans cesse.

Impôts, taxes, cotisations, frais divers, paperasse administrative… à force d’empiler les charges, certains ont le sentiment de travailler davantage pour simplement maintenir un système devenu énorme, complexe et parfois incontrôlable.

Le problème n’est pas forcément l’idée d’aider les plus fragiles. Une société humaine doit conserver une solidarité. Mais lorsque ceux qui financent ont l’impression d’être constamment pressurés pendant que la bureaucratie enfle sans fin, le découragement finit par apparaître.

La caricature montre surtout un déséquilibre psychologique : d’un côté, celui qui porte le poids du système jusqu’à l’épuisement ; de l’autre, une machine administrative gigantesque qui semble fonctionner pour elle-même, alimentée par toujours plus de prélèvements et de redistributions.

À force de multiplier les aides, les subventions, les dispositifs, les taxes et les intermédiaires, le système devient parfois si lourd qu’il finit par consommer une partie énorme de ce qu’il prétend redistribuer.

Le plus paradoxal, c’est que ceux qui travaillent encore dur ont parfois l’impression d’être devenus les vaches à lait permanentes d’un mécanisme sans fin, pendant qu’on leur explique en permanence qu’ils devraient encore “faire un effort”.

Bien sûr, cette vision reste volontairement caricaturale. Mais une caricature fonctionne justement parce qu’elle exagère quelque chose que beaucoup ressentent déjà au fond d’eux-mêmes.

Lorsqu’un pays commence à décourager ceux qui produisent, entreprennent ou travaillent honnêtement, il finit toujours par fragiliser sa propre base.

Car à vouloir trop charger le mulet, on oublie parfois qu’un jour il peut simplement s’effondrer.

Les élus tout sourire paradent souvent devant les caméras, multipliant les grands discours sur la solidarité et la justice sociale, pendant que ceux qui financent réellement le système continuent de porter la charge en silence. Ils paradent en faisant le joli coeur, amusant la galerie au frais des contribuables.

Et tant que le contribuable accepte encore de tirer la charrette, la machine continue d’avancer.

Mais lorsqu’un peuple commence à perdre le goût du travail parce qu’il ne voit plus l’équilibre entre l’effort et le résultat, ce n’est plus seulement l’économie qui se fragilise : c’est la confiance elle-même qui commence à s’effondrer.

Bonne journée à tous.

Les élus tout sourire qui . 

Et ça marche.

Bonne journée à tous.

 

Publié dans Communauté, Arnaques

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