Briançon aussi — Une jeunesse sans horizon ni repères
Le déclin de la politique française enfonce
le peuple dans le marasme
Une société sans horizon
Quand on observe la jeunesse d’aujourd’hui, entre dix-huit et vingt-cinq ans, on est frappé par une impression de désœuvrement. Visages fermés, regards vides, silhouettes uniformisées, barbe de trois jours comme une mode devenue carcan. Beaucoup donnent l’image d’une génération qui porte sur ses épaules toute la misère du monde, alors qu’elle n’a pas encore commencé à vivre. Peu de sourires, peu de conviction au travail, peu de confiance en demain. On dirait une humanité sans objectif, subissant le présent au jour le jour.
Ce n’est pas seulement un problème individuel, c’est le reflet d’une société qui ne transmet plus ni repères ni perspectives. Les jeunes héritent d’un monde fatigué : uniformisation des modes et des idées, avenir incertain, emploi précaire. On les a formés à consommer, pas à bâtir ; à suivre, pas à inventer. Résultat : beaucoup marchent dans une brume de résignation.
Mais la faute n’est pas la leur. Depuis vingt ans, la politique française s’est enfermée dans une gestion de survie. Plus de vision, plus de souffle, plus de projet national. Les élus passent leur temps à se protéger, à défendre leur image, à verrouiller leurs avantages. Chaque loi devient un pansement posé à la hâte, une mesure destinée à traverser la tempête médiatique. On ne bâtit plus rien. On colmate. On survit.
Et le peuple, dans tout cela ? Il est traité comme une variable d’ajustement : on le berce de promesses, on le manipule avec des peurs, on l’use avec des taxes. Jamais on ne lui redonne confiance ni place dans la construction de l’avenir. Alors, comment s’étonner que la jeunesse se détourne, faute d’exemple, faute d’espérance ?
Pour beaucoup de gouvernants, un citoyen « irréprochable » est un citoyen soumis et formaté, qui ne dérange pas. Mais ce n’est pas ma conception. Je respecte mon pays, sa Constitution, ses institutions, ses lois. Ce que je refuse, c’est la servilité, le silence imposé, la langue de bois. On m’a déjà catalogué, surveillé, classé : qu’importe. Qu’on lise mon blog, qu’on surveille mes écrits ou qu’on me critique, je continuerai. Parce que se taire, c’est la vraie faute.
Je ne suis ni soumis, ni « insoumis » au sens politicien du terme. Je suis un citoyen libre, franc, entier. Je n’écris pas pour plaire, j’écris pour dire. Et si ma parole dérange, c’est qu’elle touche juste.
Une politique municipale en miroir
À l’échelle d’une ville, le constat est le même qu’à l’échelle d’un pays. Quand un maire concentre le pouvoir, impose ses choix sans dialogue, et gouverne en pensant avant tout à son image ou à son clan, les effets sont identiques à ceux que l’on voit au niveau national : un climat d’étouffement, de résignation, d’indifférence.
La jeunesse locale en est la première victime. Comment pourrait-elle croire à la démocratie si, autour d’elle, elle ne voit que des décisions prises d’en haut, sans consultation, sans partage, sans vision pour l’avenir ? On lui demande de se contenter, de subir, de rester spectatrice. Peu à peu, le désintérêt grandit, la lassitude s’installe, et la vie publique devient un décor vide.
Or une ville, comme un pays, ne se construit pas par des ordres venus d’un seul bureau. Elle se construit par la participation, la mise en commun des idées, le souffle partagé. Mais tant que l’on entretient une gouvernance omnipotente, la jeunesse se détourne, faute d’espace, faute d’écoute, faute d’espérance.
La conséquence est claire : une démocratie locale verrouillée produit le même effet qu’une démocratie nationale abîmée. Dans les deux cas, on récolte la même chose : le silence des citoyens, et l’apathie d’une génération qui ne croit plus au pouvoir de la parole.
Briançon, l’illusion festive
Ici à Briançon, on compense le manque de vision par des festivités. Concerts, feux d’artifice, animations de façade : on amuse la population pour détourner son regard. Comme si la fête pouvait faire oublier les fractures.
Mais derrière les réjouissances, il y a la réalité : des routes défoncées, des logements inaccessibles, des jeunes sans perspective, une population vieillissante qui peine à se maintenir. Les festivités donnent l’illusion d’une ville dynamique, mais elles masquent surtout l’absence de réponses aux problèmes concrets.
On gouverne par l’illusion, comme à l’échelle nationale. Et tant que l’on préfère organiser des fanfares plutôt que d’affronter la réalité, Briançon restera une ville où l’avenir s’éloigne pendant que les artifices illuminent un instant le présent.
On ne construit pas une société avec des artifices, ni une ville avec des illusions. Le vrai courage politique, c’est d’affronter la réalité.
La légitimité perdue des urnes
Une élection ne devrait pas seulement être une procédure légale : elle devrait être l’expression d’une volonté populaire claire, massive, indiscutable. Or que voyons-nous aujourd’hui ? Des scrutins où moins d’un électeur sur deux se déplace, des résultats acquis par défaut, des élus qui gouvernent avec l’appui réel d’à peine 20 ou 25 % de leurs administrés.
Est-ce cela, la démocratie ? Non. C’est une façade. La démocratie n’existe que si le peuple participe. Et si le peuple s’abstient massivement, c’est le signe que le contrat social est rompu.
On ne devrait reconnaître comme légitimes que les élections qui mobilisent au moins 80 % des électeurs. En dessous de ce seuil, ce n’est plus la volonté collective qui s’exprime, mais la résignation d’une minorité agissante. Nos maires, nos députés, nos présidents, élus avec 40 % ou 50 % de participation, exercent un pouvoir légal, mais pas un pouvoir légitime.
Car la légitimité, ce n’est pas seulement un bulletin comptabilisé dans une urne, c’est l’adhésion réelle d’un peuple. Aujourd’hui, les élus ne représentent plus qu’une fraction : ils gouvernent par défaut, pas par choix.
Et tant que nous accepterons cette mascarade électorale comme « normale », la démocratie s’éteindra doucement, remplacée par un rituel vide où l’abstention fait les majorités.
Une élection sans peuple n’est qu’un trompe-l’œil. Une vraie démocratie exige la voix du plus grand nombre.
Une élection qui mobilise 40 % ou 50 % des électeurs n’a rien de démocratique. C’est une formalité légale, pas l’expression d’une volonté collective. Une vraie démocratie ne devrait reconnaître comme légitimes que les scrutins où au moins 80 % de la population s’exprime. Tout le reste n’est qu’un pouvoir par défaut, pas un pouvoir par choix.
Briançon, entre migration et idéologie
À Briançon, la question migratoire n’est plus un sujet lointain ni abstrait. Depuis des années, la ville est une porte d’entrée vers la France, au cœur des Alpes, et subit de plein fouet les passages illégaux à travers les cols frontaliers. Chaque semaine, ce sont des dizaines de personnes qui affluent, sans que l’État ne prenne vraiment ses responsabilités. L’hébergement, l’accompagnement, la gestion humaine et matérielle reposent en grande partie sur les épaules de la commune et de quelques associations, tandis que la population locale constate une transformation rapide de son environnement.
Cette situation, déjà fragile, pourrait basculer si elle devenait le terrain de jeu d’une idéologie. Le danger d’une gestion marquée par l’extrême gauche serait de transformer un problème concret — celui d’un flux migratoire incontrôlé — en un étendard politique. Plutôt que de chercher un équilibre entre accueil et maintien de la cohésion sociale, on ouvrirait encore plus grand les vannes, sans tenir compte des limites réelles d’une ville moyenne.
Car accueillir sans limite, c’est aussi fragiliser les habitants :
-
cela pèse sur les infrastructures, déjà insuffisantes,
-
cela aggrave la crise du logement,
-
cela accroît le sentiment d’abandon des jeunes et des familles locales, qui voient leurs propres difficultés reléguées au second plan.
Au lieu d’apaiser, une telle politique accentuerait la fracture entre les élus et les habitants. On aurait d’un côté une municipalité brandissant le discours de la générosité universelle, et de l’autre une population qui vit au quotidien les tensions, les peurs, et le sentiment d’être dépossédée de sa ville.
La politique locale ne doit pas être un laboratoire idéologique. Elle doit rester un espace de pragmatisme, de gestion réaliste, de protection des équilibres. Briançon a besoin de solutions concrètes, pas d’utopies. Gouverner, ce n’est pas afficher des bons sentiments : c’est tenir compte du réel et protéger la population dans son ensemble.
Une ville ne se sauve pas avec des slogans, mais avec du courage et du bon sens.
Les Verts, ou l’écologie détournée
On pourrait croire qu’un parti écologiste a pour vocation première de défendre la nature, de protéger les paysages, de préserver l’avenir de la planète. Mais à y regarder de plus près, les Verts d’aujourd’hui ne se limitent plus à l’écologie. Ils se sont transformés en relais d’une idéologie plus large, où l’environnement n’est qu’une vitrine commode.
À Briançon comme ailleurs, leur discours dépasse largement la défense des arbres ou des montagnes. Sous couvert de générosité et d’ouverture, ils soutiennent sans réserve les politiques d’accueil migratoire, même lorsqu’une ville est déjà fragilisée par des passages illégaux constants. Pour eux, l’écologie et l’immigration illimitée se confondent dans un même idéal globaliste : un monde sans frontières, sans repères, sans enracinement.
Le danger est double :
-
Sur le plan concret, l’ouverture sans limite accentue les déséquilibres d’une ville déjà sous pression : infrastructures saturées, logements rares, tensions sociales.
-
Sur le plan culturel, c’est la lente dissolution de l’identité française qui se joue. Les traditions locales, l’histoire partagée, les symboles de la mémoire nationale risquent d’être relégués au second plan au profit d’une idéologie universaliste qui gomme les différences au lieu de les respecter.
Car une ville n’est pas qu’un territoire administratif : c’est aussi une mémoire, une culture, une identité forgée au fil du temps. Quand on prétend protéger la planète mais qu’on laisse disparaître les racines d’un peuple, on ne fait pas de l’écologie : on pratique une politique de destruction silencieuse.
À Briançon, comme dans d’autres villes, l’écologie ne doit pas servir de paravent à l’idéologie. Défendre la nature, oui. Préserver le cadre de vie, oui. Mais utiliser le mot « écologie » pour imposer des choix politiques qui divisent et déstabilisent, c’est trahir la cause même que l’on prétend servir.
L’écologie n’a de sens que si elle s’enracine dans une culture et un peuple. Sinon, ce n’est qu’un alibi.
Briançon mérite mieux que des querelles partisanes et des postures idéologiques. Trop longtemps, notre ville a été enfermée dans des logiques de clans : droite contre gauche, centre contre extrêmes, chacun jouant sa partition pendant que la population subit les conséquences.
Nous affirmons autre chose : la politique locale ne doit pas être un terrain d’idéologie, mais un espace de gestion, de bon sens et de responsabilité.
Notre constat
Beaucoup de Briançonnais disent vouloir du changement. Ils en parlent dans la rue, au café, en famille. Mais quand vient le moment de s’engager, de soutenir ou de participer, la peur ou la résignation l’emportent. Alors la ville reste figée, prisonnière de son immobilisme. Les habitants préfèrent subir ce qui ne fonctionne pas plutôt que d’oser tenter ce qui pourrait enfin être bénéfique à la totalité de la population, quelles que soient les obédiences de chacun.
C’est là la véritable impasse : on rêve de changement, mais on ne l’assume pas. Et tant que ce cercle vicieux ne sera pas brisé, rien ne bougera.
Pas question de bâtir un énième « programme » rempli de promesses intenables. Pas question non plus d’annoncer des prévisions financières irréalistes qui, mandat après mandat, ne font qu’enfoncer la ville un peu plus.
Il faut cesser de viser toujours plus haut, toujours plus cher. Briançon a perdu une partie de son attrait touristique en voulant se tourner vers un avenir de profits incessants. On démolit, on construit du « futuriste », et c’est justement ce qui éloigne les visiteurs venus chercher l’authentique, le patrimoine, l’identité de notre ville.
À cela s’ajoute l’illusion des Jeux olympiques d’hiver 2030. On nous vend un projet comme une vitrine éclatante, censée faire rayonner la région. Mais ce n’est qu’une poudre aux yeux, une image tronquée qui éblouit pour mieux tromper. Derrière les promesses d’or olympique, il y a les dettes, les chantiers démesurés, et l’abandon des besoins réels de la population locale.
Notre engagement
-
Ni droite, ni gauche, ni centre. Nous ne représentons aucun parti, nous n’avons de comptes à rendre qu’aux habitants de Briançon.
-
Transparence totale. Les décisions seront expliquées, les projets rendus publics, et chaque euro dépensé devra être justifié devant la population.
-
Pragmatisme. Nous nous occupons des vrais problèmes : routes, logement, jeunesse, emploi, patrimoine, qualité de vie. Pas d’utopies, pas de slogans, juste du concret.
-
Écoute et participation. Les habitants ne doivent plus être spectateurs mais acteurs. Les décisions locales doivent être construites avec eux, pas imposées d’en haut.
-
Respect de notre identité. Briançon a une histoire, une culture, une âme. Les choix municipaux doivent la protéger, pas la dissoudre dans des idéologies importées.
Nous croyons qu’une ville se construit par la volonté de ses habitants, pas par des étiquettes partisanes. Si nous voulons sortir du marasme actuel, il faudra avoir le courage de regarder la réalité en face, sans filtre idéologique, sans calcul électoral.
Briançon n’a pas besoin d’un parti. Briançon a besoin d’honnêteté, de courage et de clairvoyance.
Il n’est pas trop tard pour créer une équipe de femmes et d’hommes désintéressés des honneurs et des émoluments d’élus — qui restent, pour beaucoup, les seuls objectifs — et décidés à sortir la ville des logiques partisanes.
Pour me rejoindre : fihuel@sfr.fr
Ou dans la rubrique "commentaires".
Bonne journée à tous.
Pour me rejoindre, continuer à me suivre et partager ce blog, inscrivez-vous à la rubrique "s'abonner" — Newsletter— du bandeau droit de cette page
/image%2F1408188%2F20250920%2Fob_5758e3_une-socie-te-sans-repe-res.png)
/image%2F1408188%2F20250920%2Fob_9c3c74_deux-ans-apres-sa-victoire-aux-electio.jpg)
/image%2F1408188%2F20250920%2Fob_f7bbcc_images.jpeg)
/image%2F1408188%2F20250920%2Fob_add31b_e-lections-municipales-2020.jpg)
/image%2F1408188%2F20250920%2Fob_6be59b_manifestation-de-soutien-aux-migrants.jpg)
/image%2F1408188%2F20250920%2Fob_263c54_e-cologie-antifasciste-110135.jpg)
/image%2F1408188%2F20250920%2Fob_0e3c7c_capture-d-e-cran-2025-09-20-a-11.jpeg)