La démocratie française est morte

Publié le par François Ihuel

La démocratie française est morte

Une poignée minoritaire...

...pour décider du sort de plus de 65 000 000 de français.

Depuis une vingtaine d’années, une lente mais profonde inversion des rôles s’est installée au cœur de la République française.

Ceux que nous élisons pour nous représenter, nous défendre, nous servir, semblent avoir oublié leur mandat d’origine. Les élus, devenus gestionnaires de crise à répétition, administrent le pays comme une entreprise déficitaire. Mais cette entreprise, c’est nous. Ce sont nos vies, nos libertés, notre avenir.

À force de lois, de restrictions, de contraintes, le citoyen n’est plus acteur mais simple rouage. On lui demande de se taire, de payer, d’obéir. L’impôt grimpe, la surveillance se renforce, les décisions se prennent sans débat. Et lorsqu’il conteste, on le disqualifie, on le marginalise, on l’accuse d’être extrême ou dangereux.

Petit à petit on grignote nos libertés comme on rogne un meuble ancien, par en-dessous, sans bruit, sans éclat. Les droits fondamentaux deviennent des privilèges temporaires. La défiance grandit, la colère monte, mais le système continue, sûr de lui, déconnecté du réel.

Alors une question s’impose, dérangeante mais légitime : La France, patrie de la Révolution et des Droits de l’Homme, glisse-t-elle vers un régime de type autoritaire ? Bien sûr, nous n’en sommes pas à la dictature nord-coréenne, mais certaines logiques y ressemblent :

→ l’État omniprésent,
→ la pensée officielle dominante,
→ la surveillance numérique croissante,
→ et l’érosion continue du pouvoir citoyen.

Ce n’est pas une chute brutale, c’est un glissement silencieux, habillé de beaux mots, d’experts, de réformes « nécessaires ». Mais à la fin ce n’est plus la démocratie, c’est une technocratie qui gouverne sans mandat moral et qui impose au lieu de proposer.

Ce ne sont pas les extrêmes qui menacent la République, ce sont les dérives du pouvoir central qui les rendent inévitables.

Cet hémicycle, de plus en plus déserté par ceux qui devraient y incarner le débat démocratique, n’est plus qu’un décor. Une relique de la République d’hier, vidée de sa substance, comme le peuple l’est peu à peu de ses droits.

"Quand les représentants ne représentent plus, le peuple finit par se représenter lui-même."
 

 

Il ne lui manque plus que la couronne et la perruque

Il ne lui manque plus que la couronne et la perruque

Suppression progressive des retraits en espèces ?

Une dérive silencieuse mais dangereuse.

Je viens de voir passer une information sur Facebook qu’il reste bien sûr à vérifier, mais qui fait froid dans le dos : la limitation des retraits bancaires en liquidités.
Si cela se confirme, c’est une entrave directe à la liberté individuelle, un pas de plus vers une société de contrôle, où l’argent liquide serait remplacé par une monnaie 100 % virtuelle, entièrement traçable.

Bien entendu, une telle mesure nécessite l’aval de l’Assemblée nationale et du Sénat, ce qui suppose un débat démocratique. Mais chacun le sent : ces décisions se prennent souvent à petits pas, dans le silence, sans consulter réellement le peuple.

On prépare le terrain à la suppression du liquide au nom de la lutte contre la fraude, mais en réalité, on met en place une surveillance totale de la population.
Et comme toujours, cela ouvre la voie à une monnaie parallèle, non contrôlée par l’État, mais par des réseaux mafieux bien plus agiles et pragmatiques. Le danger est là, bien réel.

Tout cela alimente le rejet des institutions, la perte de confiance, et la montée inexorable des extrêmes.
Si l’État persiste dans cette logique de dépossession, l’électorat basculera tôt ou tard, et avec lui c’est tout le système actuel qui pourrait s’effondrer.

Mais le peuple dort toujours, l'anesthésie est puissante, le réveil sera douloureux, si le peuple se réveille un jour.

Bonne journée à tous.

 

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