Police, magistrature et politique.
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Reçu d'une institution à laquelle j'adhère, à méditer et à diffuser largement.
Partant de ce fait, que je tenais absolument à diffuser, je vais faire une page politico-juridique avant deuxième tour.
Il serait bien séant que nos futurs ministres, surtout ceux (ou celles) de la Justice et de l'Intérieur, deviennent beaucoup plus attentifs que jusqu'à maintenant à la demande des français.
Je vais aborder deux grands sujets :
Le premier celui de la Police ou/et de la Gendarmerie.
Ces fonctionnaires de l'état sont embauchés sous condition de critères bien spécifiques, ce ne sont pas, contrairement aux wagons de conneries que j'entends, des réfugiés du système éducatif.
S'il n'est pas nécessaire d'avoir un BAC plus cinq pour entrer dans la police et la Gendarmerie, il ne faut pas non plus être démuni d'une éducation ayant abouti à l'obtention d'un diplôme, au minimum un BEP pour un début de carrière suivi d'un enseignement interne que pas mal ne peuvent suivre, donc non admis.
Le travail de la Police et de la Gendarmerie ce n'est pas la fonction de base qu'on a un peu trop tendance à leur attribuer.
Bien sûr, ces fonctions de base font partie de leur spécificité, et heureusement d'ailleurs puisque ce n'est pas permis à tout le monde de constater une situation sans y réfléchir, mettre un PV (En dehors du stationnement) dépend avant tout du comportement et de l'état (Physique, bien sûr, il ne s'agit pas, là, d'une appartenance à une nationalité ou à une ethnie) du contrevenant.
Si nous prenons le basique ; Un automobiliste qui se voit intimer l'ordre de se garer sur signe d'un agent de la force publique, rien ne permet au fonctionnaire de deviner qui il stoppe et il suit les ordres donnés pour la mission qui lui a été confiée.
La plupart du temps, contrôle des papiers du véhicule ou test d'alcoolémie.
L'analyse de l'agent commence au moment où le chauffeur prend contact avec lui.
Les agents de la force publique sont formés à l'étude (Basique mais indispensable bien sûr) comportementale d'un individu, la situation psychologique et pédagogique est donc déterminante.
Dans la plupart des cas tout se passe très bien si l'interpelé n'a rien se reprocher et ne voit pas dans ces contrôles une répression, mais un acte civique de l'institution visant à sécuriser la société.
C'est la raison pour laquelle je m'insurge vivement à l'encontre de tous ces "corniauds" qui font des appels de phares aux autres automobilistes qui viennent en face pour leur signaler un barrage ou un contrôle de routine.
A la limite, ces "corniauds" devraient être sanctionnés pour acte d'incivilité.
Je ne vais pas revenir sur ce que j'ai déjà écrit et diffusé à plusieurs reprises. (Voir une de mes pages "Alertes Appels de Phares" dernière diffusion le 28 décembre 2011)
Il y a donc les violeurs potentiels ou étant déjà passé à l'acte (Fouille de coffre permettant de retrouver un enfant kidnappé) par exemple, les meurtriers et les assassins en cavale, les repris de Justice évadés, les délinquants (avant on disait "gangsters) en passe de commettre un mauvais coup et/ou transportant des armes ou de la drogue qui détruit nos enfants à la sortie des collèges et lycées.
Si le contrevenant n'a pas la conscience tranquille il sera vite repéré et soumis à un examen plus poussé de sa situation, physique ou administrative.
C'est une logique sécuritaire de base qui vise à la protection des citoyens et de leurs biens.
Maintenant, celui qui joue et se fait pincer sait très bien quelles règles s'appliquent et ne doit pas en déduire un ciblage ou autres actes à son encontre.
Il est fort probable que beaucoup de contrevenants sont passés à travers des barrages et contrôles grâce à ces appels de phares d'imbéciles n'ayant peut-être pas, eux, la conscience tranquille.
Mais passons ce sujet très connu.
Quand un Etat possède des institutions que la constitution a mis en place c'est pour régir une société afin que cette dernière fonctionne dans l'intérêt des citoyens, pas le contraire comme j'entends parfois.
Bien que notre constitution actuelle date du 4 Octobre 1958, élaborée par Charles DE GAULLE et adoptée le 28 septembre 1958, elle a été remaniée 24 fois et certaines réformes l'ont mise au "gout du jour".
Les Lois sont votées à la majorité des voix par référendum à l'Assemblée Nationale et ratifiées par le Sénat. 577 Députés et 348 Sénateurs.
Donc des éléments importants de notre société auxquels nous devons nous plier.
C'est aussi nous qui votons indirectement nos lois en élisant les gens qui vont le faire pour nous, donc le vote d'un citoyen ce n'est pas seulement d'élire quelqu'un qui a une bonne tête ou qui parle bien, il faut aussi qu'il soit instruit et efficace par des études poussées. Rares sont les autodidactes qui sont arrivés au pouvoir sans ces bagages. (Mr Pierre Bérégovoy par exemple, bref Premier Ministre de Mr François Mitterrand, pas même un an chef du gouvernement)
Mais, revenons à la police.
Depuis quelques années, la population, du moins une partie, a une fâcheuse tendance à inverser les rôles en attribuant à la police tous les maux de la société, c'est à dire un "défouloir" sur une autorité de peur que l'adversité ne se montre agressive.
Je résume : La vindicte ciblée à l'encontre des autorités policières fait le jeu des inciviques et des loubards en tous genres. Cette vindicte leur rend service puisque c'est l'objectif de ces derniers de détourner sur l'autorité de l'Etat la colère du peuple.
Il est absolument anormal que les représentants de l'ordre aient la crainte d'aller dans certaines citées ou d'interpeller un individu dangereux sans en subir les foudres de ceux qu'ils sont venu protéger.
Ces situations paradoxales ont pris de l'ampleur dès la création de certaines associations et mouvements divers, il y a une trentaines d'années, qui, à l'origine, se voulaient protecteurs de certaines dispositions qui les avantageaient.
Maintenant, le cycle infernal s'est emballé et il est indispensable d'avoir des responsables politiques qui soient fermes et déterminés pour redresser la barre.
La Gendarmerie est plus crainte de par son statut différent de celui de la Police, toutefois, l'explosion de la délinquance et la banalisation complaisante des ghettos regorgeant d'armes est devenue un fléau qu'il va bien falloir arrêter ou alors le pays va devenir ce que sont devenus les USA.
Le permis de "tuer" qu'on reproche aux forces de l'ordre semble être acquit à la criminalité. Mais où est l'application des lois ?
Dans le deuxième volet, la magistrature.
La police arrête et les magistrats relâchent (Presque toujours le procureur de service), ce qui créé un sentiment d'impuissance de la police et un désaveu de la Justice
Les magistrats, qui ne sont pas des imbéciles et qui sont débordés de travail et de dossiers, n'ont pas la possibilité de faire appliquer les Lois dans un contexte serein.
Les audiences, dans les tribunaux, sont surchargées de cas à traiter et les jugements risquent d'en pâtir.
Une décision de Justice est l'état d'un dossier, étudié par les magistrats et fournis par les autorités d'une part et les Avocats d'autre part.
La Justice se donne un délai d'environ deux mois pour rendre une ordonnance de décision sauf aux assises.
Personnellement, j'ai assisté à un jugement en Correctionnelle en Juin 1999, il s'agissait du braquage avec violence d'une station-service dans l'Yonne.
Le prévenu s'est présenté libre sans Avocat, le président du tribunal en a désigné un d'office qui n'a eu qu'une demi-heure pour entendre l'accusé et essayer de monter une défense à présenter à la barre, c'est à dire une presque parodie de Justice.
L'accusé, dont je tairais les origines et la situation civique, est venu avec du "renfort" au tribunal, le chahut généré par ces renforts a déstabilisé le magistrat qui a rendu un verdict totalement incompatible à la sanction que les faits prouvaient.
J'ai eu, devant mes yeux, un magistrat "tétanisé" par la trouille, il a relaxé l'accusé sous ces pressions hurlantes et vindicatives.
Ce n'était qu'un petit tribunal de province, le magistrat connu de tous y compris son adresse, on peut comprendre sa position pour le moins très inconfortable, mais ça dénote bien le climat dans lequel travaillent les magistrats.
Je peux prouver ce que j'avance dans ces dernières lignes.
Alors la situation de la France en est là, il n'y a pas d'homme politique qui ne puisse s'atteler à une réforme sans être critiqué ou désavoué par ceux qui en tirent profit.
Il n'y a pas d'homme politique qui puisse travailler correctement sans que la partie adverse (Politique) ne trouve un moyen de le contredire ou le "vouer aux gémonies".
Non parce qu'il a tort ou serait dans l'erreur, mais pour essayer de prouver qu'il est incompétent, le but n'étant que de purement et simplement prendre sa place sans pour autant en avoir les compétences. (Ce n'est pas spécifique aux actuelles élections, c'est à chaque élection)
Ce scénario classique et multi centenaire s'applique dans tous les domaines.
C'est ce que ne peut analyser un peuple trop occupé à ses petits problèmes personnels.
C'est d'ailleurs ce qui fait la particularité des partis politiques, le chef d'un parti s'arrangeant pour avoir, de son côté, le maximum de gens auxquels il "passe la pommade".
La réaction sociétaire d'un homme dépend avant tout de sa condition de vie et de son environnement, les politiques l'ont bien compris et ça fait partie de l'instruction dispensée par l'ENA (Ecole Nationale d'Administration)
Il faut être un bon rhéteur et un bon théologien quand la ligne de conduite ne s'embarrasse pas de l'avis des autres.
Alors, élire un (ou une) représentant du peuple n'est pas chose facile pour la majorité d'un peuple qui ne connaît de la politique que son porte-monnaie et ses conditions de vie personnelles environnementales immédiates.
Ce que ne savent pas énormément de gens, c'est que la politique du porte-monnaie personnel passe par la politique internationale dans un contexte planétaire actuel.
Il ne suffit pas de promettre un SMIC à 1700 Euros (Sans nommer quiconque, juste pour l'exemple) sans se demander où aller chercher les moyens de subvenir à cette augmentation massive de finances à dispenser au peuple.
Parce que si un Smicard sans qualification gagne autant, voire plus, qu'un ouvrier qualifié ayant trente ans de métier ce dernier va monter aux créneaux et exiger la revalorisation de ses compétences fonction de l'échelle des valeurs.
Là, ce sont des dizaines de milliards d'Euros qui sont en jeu.
Le futur ministre des finances en ferait des cauchemars s'il tient le choc.
Il serait plus raisonnable de revoir l'échelle des taxes afin de relancer un pouvoir d'achat moribond sans grever les budgets tout juste à l'équilibre (Des fois en-dessous) d'une grande partie du patronat. (Qui ne sont pas forcément les grandes fortunes)
Il y a quelques inconscients qui m'ont déjà dit "pas besoins de patrons" ! Mais qui payent alors leur salaire ?
Maintenant, il y a aussi l'effet inverse, certains patrons qui ne respectent pas les règles et profitent des salariés de façon éhontée.
C'est le rôle des syndicats que d'arbitrer ce qui devrait être et ce qui est.
Comme la magistrature, c'est une balance qui doit garder son fléau le plus verticalement possible.
En conclusion :
J'ai eu quelques hésitations pour le vote du premier tour, pour le second tour le choix est cornélien mais il y a la sauvegarde des finances européennes qui sont déterminantes pour les finances de la France.
D'un côté un homme qui n'a pas encore montré, dans quel que ministère que ce soit, ses capacités de gestionnaire mais semblant déterminé et de l'autre côté un homme qui a une longue expérience politique et une gestion financière solide.
Le "hic" c'est que ce dernier a déçu par plusieurs erreurs que ne lui pardonnent pas les français, raisons de ce battage médiatique lamentable entre deux tours et volonté affichée de le "fouttre" dehors.
Que va-t-on perdre et que va-t-on gagner.
La conjoncture internationale actuelle est explosive, il y a les risques importants de guerre potentielle majeure au Moyen-Orient, il y a l'émergence de l'Extrême Orient et les besoins qui y sont inhérents, donc un déséquilibre budgétaire dont l'Europe fait les frais en ce moment et ce n'est pas fini, quel que soit le Président élu.
Il y a les USA qui semblent indécis à choisir un président d'autant que le budget de ce pays est exsangue et que les trente dernières années ont laminé par des actions diverses, surtout militaires.
Il y a aussi et enfin l'Afrique, forte de plus d'un milliard d'habitants, quantité non négligeable qui vie sur un sous-sol, d'une grande richesse en matières premières, non encore exploité de façon fonctionnelle et autonome, et qui entend bien avoir sa place au sein de la société des nations.
Comme vous pouvez en déduire, une élection présidentielle ne consiste pas seulement à accorder deux ou trois jours de vacances en plus à quelques habitants de la planète qui habitent en France en réduisant un temps de travail déjà devenu "peau de chagrin", raison également de l'effondrement de l'industrie qui ne peut être compétitive avec des ouvriers en vacances et grassement payées au regard d'autres pays aux conditions identiques mais nettement moins avantageuses. (Il faut, bien sûr, relativiser cette phrase)
Chacun est responsable de lui mais également de l'ensemble du fonctionnement d'un pays et, par déduction, sa place dans le monde duquel dépend sa richesse.
Je ne suis pas un homme politique, je ne suis pas encarté, je n'ai pas la prétention d'influer sur qui que ce soit mais j'invite ceux qui manquent d'informations à méditer sur ces lignes.
Pas de photo aujourd'hui.
Et puis si, une.
Nous sommes dessus.
Nous n'en avons qu'une, elle n'est pas extensible, elle dépend de nous autant que nous dépendons d'elle.
Quel rapport avec la politique ?
Il y a toujours un rapport, il suffit de réfléchir et de se concentrer.
Bon 1er Mai à tous.
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