À qui la faute !

Publié le par François Ihuel

 

Chaque fois qu'il y a interrogation il faut trouver un coupable. 

 

À qui la faute !

"Nostradamus" des temps modernes ?

Le journalisme impliquerait de tout savoir, d'avoir la science infuse, d'être le chantre de la vérité.

Il est fort probable que dans les écoles de journalisme, dans lesquelles je n'ai d'ailleurs jamais mis les pieds, on gonflerait un peu la tête des élèves en leur laissant apparaitre qu'ils pourraient, d'un coup de stylo, faire la pluie et le beau temps, ce qui est le reflet de ce qu'on ressent à travers certains. 

Comme on doit aussi leur apprendre qu'il faut éviter les sujets qui seraient susceptibles de faire apparaître certaines vérités ; j'ai eu l'occasion d'en être la cible alors qu'un journaliste devait venir m'interviewer, mis en garde par ceux que je dérange il s'est abstenu par une pirouette puérile, dommage, il a certainement loupé quelque chose. 

On remarquera également que la société fonctionne sur les "directives" journalistiques puisque ce sont les seuls éléments qui permettent de transmettre l'information, surtout la désinformation. 

Bien entendu ce n'est pas une généralité, ça n'appartient surtout qu'aux journalistes d'État, ceux qui sont surpayés pour influer sur la population, donc les grands journaux à fort tirage et les grandes chaines de télévision puisque le lavage de cerveau passe par ces expédients soigneusement induits préférentiels. 

Maintenant soyons réaliste, une partie non négligeable de la population semble se complaire de ces inductions mentales, la facilité par le gavage c'est ce qui fonctionne le mieux sur les esprits un peu faibles. 

Donc ce Monsieur semble désigner la Chine comme principale responsable de la pandémie actuelle, c'est un peu court comme déduction puisqu'il semble focaliser ses déduction que sur le seul fonctionnement d'une partie de la population chinoise.

Sur le fond il y a effectivement matière à s'interroger, sauf qu'il n'y a pas qu'en Chine que les problèmes sanitaires existent, pour un journaliste international qui est supposé voyager et s'informer sur ce qui se passe dans le monde son raccourci étonne. 

Mais c'est aussi un peu une spécialité occidentale que de vouloir trouver un coupable à tout ce qui ne rentrerait pas dans la logique que ces gens s'imposent, moi je veux bien que certaines coutumes de pays asiatiques soient un peu décalées, comme j'admet que dans certaines circonstances les précautions sanitaires soient quasi-inexistantes, cependant le réel problème est ailleurs et dure depuis que les pays dit émergents inondent la planète de produits douteux à des prix sans concurrence.

Si l'économie occidentale s'effondre c'est bien parce que le profit passe avant la logique, on commence à réaliser que ce qu'on produisait nous fait défaut à cause justement de cette économie de marché en total déséquilibre, cependant il a raison d'avancer que nous pouvons réduire notre dépendance aux pays qui sont si généreux de produits très bas de gamme et parfois douteux, mais il est un peu tard pour le réaliser.

 

À qui la faute !

Un exemple parmi tant d'autres.

Une usine qui fonctionnait bien, fermée pour des raisons que j'ignore mais qui se devinent, le profit, toujours et encore le profit.

Déjà il faut bien réaliser que ce que veulent les dirigeants d'un pays ce n'est pas un peuple de citoyens mais un peuple de consommateurs.

Une de ces nombreuses entreprises françaises rachetées par les américains, là encore le profit semble dominer, il est vrai qu'un État qui étrangle son industrie, ses PME et ses artisans par des taxes pharaoniques ne peut maintenir cette industrie en tuant aussi ses PME et ses artisans, d'autant que la concurrence étrangère est énorme, les pays, comme la Chine qui dispose d'une main-d'œuvre inépuisable, à très bon marché et fonctionnant socialement aux antipodes de nos sociétés occidentales, deviennent des marchés très intéressants pour les distributeurs, ces derniers se moquent éperdument des conséquences sur les peuples occidentaux, quand on veut faire du fric abondant on ne regarde pas comment s'y prendre ni quelles seront les conséquences.   

Les américains n'ont pas d'état d'âme mais il n'y a pas qu'eux, ce qu'il leur faut ce sont des brevets, à partir de là ils peuvent ouvrir des entreprises meilleurs marché en Asie avec le savoir faire français qu'ils ont acheté, une fois les industries délocalisées en Asie il ne reste qu'à fermer les usines rachetées, pour eux ça ne coute rien ; que des centaines de salariés soient sur le carreau ce n'est pas leur problème, le chômage des salariés sur le carreau c'est à la charge de la société française, pas à celle des américains ou autres investisseurs étrangers.

L'autre cause ce sont les syndicats, alors que ces derniers avaient une utilité certaine il y a plus d'un demi-siècle ils n'ont maintenant plus qu'un rôle politique, les syndicats ne défendent plus des ouvriers, ils font de la politique en racolant le maximum d'adhérents pour assoir une puissance par le nombre. 

Pour ne nommer que la CGT, elle a coulé plus d'entreprises qu'elle n'en à sauvé, si toutefois elle en a sauvé. Ces dernières décennies toutes les industries revendues aux étrangers ont coulé, pas à cause des acheteurs mais à cause des syndicats, en fait pour mettre en difficulté une entreprise il faut un motif, comme en France on est les champions de la revendication les salariés plus faibles intellectuellement se laissent embobiner par de belles paroles, pourtant usées, afin de rentrer dans le jeu des dirigeants syndicaux très certainement achetés par les investisseurs étrangers pour foutre la merde et avoir un motif de liquider une entreprise, c'est vieux comme le monde cette méthode mais ça marche à tous les coups. 

Là encore il faut un responsable. 

En fait, en France on veut des responsables pour servir de bouc-émissaires sans trop chercher à savoir comment une situation en est arrivée à un point de non-retour. 

Dans ce cas de figure comme dans le premier article de cette page on vise ce qui est inaccessible, de cette façon on est à-peu-près sûr qu'il n'y aura pas de suite, la cible est trop grosse et de toutes façons intouchable, c'est tellement pratique pour faire semblant d'être utile et important afin de se faire mousser. 

Les problèmes qui nous touchent, qu'ils soient sanitaires ou industriels, relèvent de la surpopulation, rien de plus.

Si effectivement en Chine ils ont un peu trop tendance à négliger l'essentiel pour l'indispensable c'est parce qu'il y a trop de monde, peu importe qu'il y ait des dommages collatéraux, c'est la part du risque et le pourcentage acceptable. 

La balance des deux causes du déclin français c'est la revendication perpétuelle et l'attrait des marchés asiatiques, les financiers n'ont pas à avoir de scrupule, la finance n'a ni nationalité ni frontière. 

Pour relancer l'industrie française il faudrait d'abord réduire la puissance des syndicats puis fonctionner en semi-autarcie en s'exonérant des finances étrangères, sauf que pour ça il faudrait que la France n'ait plus de dette, ce qui est mission quasi impossible puisque d'entretenir le pays dans la dette perpétuelle c'est le museler, c'est dominer le peuple par la peur et le soumettre par la carotte. 

Ce serait bien entendu possible, mais pour ça il faut cesser de toujours mettre en place des aristocrates vendus à la haute finance, en admettant que ce soit faisable ce sont au moins vingt ans de redressement drastique à mettre en place, réduire la puissance des médias et rétablir des articles constitutionnels que les derniers gouvernants ont proscrit.

Et c'est bien là le problème, le peuple n'a pas la patience, il s'imagine que tout est instantané, il ne pourra pas attendre si longtemps que le pays se stabilise d'autant que ceux qui seront écartés feront tout pour enrayer des efforts en ce sens. 

C'est ça la politique actuelle, ce n'est pas gérer un peuple pour son bien, c'est se servir d'un peuple pour le bien des autres. 

En fin de compte ce qu'il faudrait c'est un dirigeant à vie avec un Sénat renouvelable tous les quatre ans et une assemblée national réduite de moitié renouvelable également tous les quatre ans afin d'avoir des objectifs qui puissent arriver à terme sans être remis en question à chaque nouvelle élection présidentielle.

Mais des objectifs voulus par le peuple, pas par les représentants du peuple qui, dès qu'ils sont élus, font l'exact contraire fort de leur immunité et de leur fonction.

Prochaine page sur les navrances briançonnaises.

Bonne soirée à tous.

 

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Publié dans Politique française

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