Dégage

Publié le par francois.ihuel15.over-blog.fr

 

Qui n'a pas été au moins une fois l'objet de ce phénomène.

 

Dégage

Phrase célèbre.

Il y en a d'autres, "être ou ne pas être", "après moi le déluge" etc..

Venant d'un personnage politique haut placé il y a des remarques qui choquent, moi par exemple, j'ai souvent des propos vulgaires, parfois limite orduriers mais tournés de façon à les assimiler à un texte pour les adoucir.

Il est vrai que je suis plutôt bas placé ce qui m'auto-autorise des écarts, pas au fin fond de l'échelle sociale mais presque, franchement je m'en branle grave parce que je n'ai d'intérêt pour personne et c'est très bien comme ça. 

Ce notable d'État a donc utilisé un langage des bas fond pour exprimer son mécontentement, ce mécontentement qui se caractérise par d'autres signes et d'autres expressions, ce qui a surtout étonné c'est la qualité supposée du personnage qui ne cadre pas avec ces expressions vulgaires, d'un Chef d'État on attend des prouesses linguistiques calculées et mesurées afin de s'intégrer à une fonction supposée supérieure. 

Il est donc impératif de se surveiller et surtout de faire semblant comme à la parade.

En fait la représentation d'État c'est de la parade, comme certaines fonctions imposent de choisir un langage dit pour faire semblant puisque c'est aussi une forme de cinéma incontournable pour se hisser au-dessus de la plèbe afin que cette plèbe n'y comprenne rien, c'est la prouesse du langage de la bonne société qui ne doit être assimilable que par la bonne société.

L'utilisation de mots, de phrases et de termes hors de portée du commun c'est ce qu'on appelle, dans la "haute", de l'éducation, c'est en effet de l'éducation sauf la plus basique qui voudrait que d'être éduqué soit d'abord une forme de respect envers tout le monde, ce qui est loin d'être le cas.

Donc, en son temps, Mr Sarkozy s'ouvre la route par force gardes du corps et quelques vociférations de ce genre.

 

Dégage

Casse-toi de là.

Ce cas de figure on le trouve tous les jours en toutes circonstances routières, le colle-au-cul qui ne supporte pas qu'un autre lui perturbe sa conduite.

Quand on y regarde de près on réalise que ce sont justement ces personnages associables qui sont aussi les auteurs de comportements récurrents sur ces mêmes routes, que ce soit en ville ou en pleine campagne - montagne chez nous.

Tous les jours sans exception je suis confronté à ces malades qui exigent des autres la place que ces derniers occupent, le matin surtout ce sont ceux qui arrivent à grande vitesse sur nous alors qu'on respecte la vitesse limité par signalisation, cette signalisation que justement ils ne voient pas, ou plutôt qu'ils ignorent volontairement. 

Pour ne prendre qu'un exemple tout simple, mais qu'on retrouve partout en France, lorsqu'on rentre en agglomération caractérisée par le panneau d'entrée de ville ou village, on respecte la vitesse de 50 km/h puisque c'est la réglementation obligatoire. 

Ce qui fait qu'à partir de la bosse de Chantoiseau, à Briançon, cette vitesse restrictive est imposée, mais on peut rouler à 45 km/h même si certains me disent parfois qu'ici c'est 50, interprétant par inversion la limitation de vitesse à une vitesse imposée, comme si de ne pas dépasser 50 km/h imposait de tenir cette vitesse minimum.

Cette page parce qu'hier matin à 6h10, à l'approche du feu tricolore de Mas-de-Blais j'ai vu arriver dans mon rétroviseur une bombe roulante qui a freiné au dernier moment à cause de ma présence sur sa route, vu la vitesse à laquelle elle est arrivé - c'était une jeune femme certainement libérée - j'estime cette dernière à environ 90 km/h, courant sous nos latitudes à ces heures surtout en traversée d'agglomération.

Le feu étant au vert j'ai peu ralenti, ce qui a eut pour effet de rendre cette conductrice presque hystérique au volant de son 4x4 surpuissant, tellement près de mon véhicule que je ne voyais même plus les phares de son véhicule pourtant nettement plus imposant. 

L'avantage de cette proximité c'est de pouvoir dévisager l'hurluberlue en question, que je connais vaguement, vociférant d'importance en s'énervant sur sa manette d'appels de phares pour m'intimer de la laisser passer ou d'accélérer, ce qui amène à dépasser la vitesse limite mais ce genre d'individue ne s'attache pas à ce genre de détail. 

Des malades mentaux de la sorte, parce que pour moi ce sont des malades mentaux, sont foison, ce sont les mêmes qui grillent les feux rouges, qui prennent les sens interdits, qui coupent la route prioritaire des autres automobilistes, etc.. 

On les voit surtout tôt le matin, heures où la maréchaussée est absente, les spécialistes de ces prouesses routières hors normes sont ceux qui sont continuellement en retard, ne sachant pas qu'en partant cinq minutes plus tôt résout une partie de leurs problèmes.

En fait je m'en cogne la cerise que ce soient des malades, ce qui m'inquiète c'est qu'ils sont dangereux pour les autres, je considère qu'un cinglé de la route qui se plante à cause de sa conduite c'est bien fait pour sa gueule, même s'il est blessé, je ne plains pas ceux qui provoquent leurs maux.

 

Dégage

Le problème c'est çà.

En 1995, sur la A104 alors que je revenais du boulot de Torcy à Marne-la-Vallée, sur la Francilienne je dépassais deux camions pas assez espacés pour me rabattre entre les deux, un véhicule utilitaire est arrivé comme une bombe derrière moi, s'est faufilé très dangereusement entre ces deux camions en rabattant par la droite pour me dépasser obligeant le camion de derrière à freiner dangereusement. Atteignant moi-même la hauteur de l'arrière du camion de devant que je dépassais, il a rabattu sur sa gauche en me percutant pour me pousser sur la bande d'arrêt d'urgence afin de me dépasser, il a enfoncé mes deux portières et a explosé mon rétroviseur, en continuant son dépassement, toujours en me poussant contre le rail de sécurité, tout ça à 100km/h - c'est très rapide comme situation - pour me doubler finalement et foncer comme un dingue en direction de Brie-Comte-Robert. 

Gardant mon sang froid pour ne pas m'encastrer dans le rail central de sécurité, ayant une voiture heureusement imposante et solide je l'ai suivi pour relever son numéro d'immatriculation, seulement à 130 km/h la courette c'est dangereux, même sur autoroute, je l'ai donc laissé foncer comme un cinglé au moment pile ou une voiture de police s'engageait sur l'autoroute, j'ai, par signes, demandé assistance, ils se sont arrêtés sur la bande d'urgence et je leur ai expliqué rapidement la situation, ils ont donc coursé le malade mental qui a voulu me balancer volontairement sur le rail central de sécurité. 

C'eut été un conducteur moins expérimenté que moi qu'il serait allé dans le décors, voire traverser l'autoroute pour créer un accident grave dans l'autre sens de circulation.

Ils ont rattrapé ce type, un chauffeur travaillant pour une entreprise de Courcouronne et habitant à Ris-Orangis, Pinard il s'appelait cet abruti, je mentionne son nom parce qu'il y a déjà longtemps et que ça ne s'invente pas. La société dans laquelle la police s'est rendu en accompagnant ce cinglé a effectivement admis que son chauffeur était un peu agité au volant, c'est donc en toute connaissance de cause qu'ils confient un véhicule à un gars qu'ils savent dangereux sur la route. 

Pour éviter de passer au tribunal on m'a proposé un dédommagement à l'amiable, ridicule au regard des dégâts sur ma voiture, bien entendu j'ai refusé, la Justice est passé, lascivement quand on considère la volonté accidentogène de l'action, ce qui m'a interpellé c'est quand son chef, au chauffard, a précisé que c'était un boulon, considération assez explicite pour ne pas lui confier un volant.

Des boulons comme ça il y en a aujourd'hui de plus en plus, et encore, sous nos latitudes montagnardes c'est à peine visible, dans les grandes agglomérations c'est un fléau. 

 

Dégage

S'imaginer supérieur.

Tout le monde remarque que ceux qui obligent les autres à dégager devant eux ont un véhicule puissant, ou alors tellement déglingué qu'il ne risque rien.

C'est aussi une façon d'imposer sa place dans l'échelle sociale, ceux qui sont plus nantis que d'autres s'imaginent supérieurs parce qu'ils ont du fric alors que souvent ils sont inférieurs, je suis bien placé pour le savoir les ayant intimement fréquenté (Mes livres ADHOMO), cette société qui se veut unitaire mais qui doit se particulariser vis à vis d'autres.

C'est aussi une prouesse politique, faire dégager d'autres par des moyens hors normes, surtout à l'approche d'élections comme en ce moment.

Dans ce cas de figure l'abject se révèle très ouvertement, rien qu'à constater les différentes joutes verbales et parfois écrites de certains candidats pourtant loin d'être modèles.

Si la société est en déliquescence, voire en décadence, c'est aussi à cause de se phénomène qui implique des fractures entre les individus, ça n'a l'air de rien comme ça mais c'est très inquiétant pour l'avenir, surtout quand on constate que nos dirigeants actuels ne fonctionnent plus pour faire fonctionner un pays mais pour imposer leurs vues.  

Alors on dégage devant eux comme les gilets jaunes dégagent sous les bombes lacrymogènes et les coups parfois injustifiés, quand un pays ne fonctionne plus on emploi la force qui est la caractéristique de la faiblesse de nos dirigeants.

Bonne soirée à tous et à bientôt pour autre chose. 

  

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Publié dans Infractions, Société

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Jean-Philippe Mortier 19/05/2019 03:34

Excellent cher ami.