Briançon - Élections de gauche

Publié le par François Ihuel

 

Promesses ou catalogue ?

 

Toutes ces lignes n'engagent que moi et ne sont que le reflet de mes constatations.

 

Briançon - Élections de gauche

Les catalogues de promesses

À chaque période électorale, les programmes se transforment souvent en véritables catalogues. À Briançon, la liste de gauche annonce des dizaines de propositions, parfois plus d’une cinquantaine. Sur le papier, tout paraît séduisant : plus de services, plus d’équipements, plus d’aides, plus de projets. Mais la question essentielle reste toujours la même : avec quels moyens ?

Lorsqu’un programme multiplie les engagements sans expliquer clairement comment ils seront financés ou réalisés, il devient vite un exercice de communication plutôt qu’un véritable projet de gestion. On promet beaucoup, parce que promettre ne coûte rien sur une feuille de papier.

Ce phénomène n’est pas nouveau dans la vie publique. On le retrouve aussi dans certaines pratiques syndicales où l’on accumule les revendications, parfois impossibles à satisfaire, pour mobiliser les troupes et montrer que l’on défend toujours plus.

Dans les deux cas, la mécanique peut se ressembler : annoncer un maximum d’objectifs pour susciter l’adhésion, même si chacun sait que seule une petite partie pourra réellement être appliquée.

La politique locale devrait pourtant rester une affaire de réalisme et de responsabilité. Une ville ne se gère pas avec un catalogue de promesses, mais avec des priorités claires, des finances maîtrisées et des décisions qui tiennent dans la durée. Les citoyens, eux, ne demandent pas cinquante promesses. Ils attendent surtout quelques engagements solides… et tenus.

La goutte d’eau et l’océan

Les écologistes locaux aiment multiplier les contraintes sur les habitants : normes, interdictions, réglementations toujours plus nombreuses. Tout cela est présenté comme un combat essentiel pour sauver la planète. Mais une question simple se pose : quelle est réellement la part de ces efforts locaux dans la pollution mondiale ?

La réalité est que l’essentiel des émissions de gaz à effet de serre provient de quelques grandes puissances industrielles. La Chine, les États-Unis et l’Inde représentent à eux seuls plus de la moitié des émissions mondiales. À côté de ces masses gigantesques, les efforts d’une petite ville européenne ressemblent souvent à une goutte d’eau face à l’océan.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire. Mais il faut garder le sens des proportions.

Pendant ce temps, les guerres continuent de ravager des régions entières. Les bombardements d’installations pétrolières, les incendies industriels et les destructions d’infrastructures provoquent des catastrophes environnementales massives. Chaque conflit moderne libère dans l’air et dans les sols des quantités considérables de pollution.

Pourtant, sur ces sujets, on entend rarement les mêmes voix indignées. On demande aux habitants de trier leurs déchets, de limiter leur chauffage ou de changer leurs voitures, pendant que les grandes puissances industrielles et les conflits armés continuent de produire des pollutions d’une toute autre échelle.

Entre la goutte d’eau et l’océan, la différence est immense. Et une politique sérieuse devrait commencer par reconnaître cette réalité.

 

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28 pages édifiantes

À Briançon, les habitants savent bien que la vie quotidienne d’une ville de montagne repose d’abord sur des choses simples : des routes entretenues, une circulation fluide, des services municipaux efficaces et une gestion financière prudente. C’est à partir de ces réalités très concrètes que l’on peut juger un programme municipal.

Le document qui nous est présenté aujourd’hui s’étend pourtant sur vingt-huit pages et propose une multitude d’initiatives dans tous les domaines : écologie, participation citoyenne, culture, mobilités, logement. L’ensemble peut paraître séduisant à première vue. Mais lorsqu’on l’examine attentivement, une question essentielle se pose : ce programme correspond-il réellement aux capacités et aux besoins concrets de notre ville ?


 

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Presque indigeste.

La lecture attentive de ce programme municipal laisse d’abord apparaître un document très dense, rempli d’intentions et de projets. Il aborde de nombreux domaines : écologie, solidarité, participation citoyenne, culture, mobilités, logement. L’ensemble donne l’image d’un projet ambitieux. Mais à mesure que l’on avance dans sa lecture, une question simple se pose : une ville comme Briançon a-t-elle réellement les moyens de mettre en œuvre un programme aussi chargé dans le cadre d’un seul mandat municipal ?

Beaucoup de propositions reposent sur la création de nouvelles structures, de commissions, de conseils citoyens et de dispositifs participatifs. Sur le papier, ces mécanismes semblent favoriser la démocratie locale. Dans la réalité, ils impliquent inévitablement la création de postes administratifs chargés d’organiser, de coordonner et de gérer ces instances. On peut alors se demander si cette multiplication de structures ne risque pas d’alourdir la machine municipale plutôt que de simplifier la gestion de la ville.

Cette orientation soulève également une question budgétaire évidente. Chaque nouvelle structure administrative représente un coût permanent pour la collectivité. Ces dépenses ne sont pas abstraites : elles sont financées par l’argent public, c’est-à-dire par les contribuables. Dans une commune de taille modeste comme Briançon, où les ressources financières restent limitées, l’empilement de dispositifs administratifs peut rapidement devenir un poids supplémentaire pour les finances municipales.

Le programme prévoit également de nombreuses initiatives festives, culturelles et associatives destinées à dynamiser la ville et à renforcer le lien social. Une ville a évidemment besoin d’animations et de moments de convivialité. Mais ces manifestations ont aussi un coût réel : organisation, logistique, communication, personnel municipal, subventions aux associations. Dans une ville qui doit rester attentive à sa gestion financière, la multiplication de ces initiatives peut apparaître en décalage avec la prudence que devrait imposer la situation budgétaire.

Une autre contradiction apparaît dans la forme même du document. Ce programme, qui place l’écologie au centre de son discours, est diffusé sous la forme d’un fascicule luxueux imprimé sur papier glacé et distribué à grande échelle. Cette communication soignée peut sembler paradoxale lorsqu’elle émane d’un projet politique qui se réclame d’une sobriété écologique.

Au-delà de ces questions, l’ensemble du programme donne souvent l’impression d’un catalogue d’intentions où les principes idéologiques occupent une place importante. Les notions de transition écologique, de justice sociale ou de démocratie participative reviennent régulièrement, mais les modalités concrètes de mise en œuvre restent parfois imprécises. L’écart entre les ambitions affichées et les moyens réels d’une commune de montagne comme Briançon peut donc susciter des interrogations légitimes.

Malgré ses vingt-huit pages, le document consacre finalement peu d’attention à certains problèmes très concrets du quotidien. L’état des routes, la circulation, l’entretien de la voirie ou les difficultés pratiques rencontrées par de nombreux habitants apparaissent relativement en retrait. Or ce sont précisément ces questions qui conditionnent le plus directement la qualité de vie des Briançonnais.

La composition même de la coalition politique qui porte ce programme interroge également. Elle rassemble des formations aussi différentes que LFI, le PCF, le PS et certaines sensibilités écologistes. Une telle alliance peut afficher une unité pendant une campagne électorale, mais sa cohérence réelle peut soulever des questions.

Un attelage politique aussi hétéroclite peut donner l’illusion d’une unité pendant une campagne électorale, mais l’expérience montre que ce type d’alliance résiste rarement longtemps aux réalités de la gestion municipale.

Au final, ce programme apparaît comme un projet très marqué politiquement, riche en déclarations d’intention mais parfois éloigné des réalités concrètes de la gestion municipale. Dans une ville comme Briançon, beaucoup d’habitants attendent avant tout une gestion simple, rigoureuse et efficace des affaires publiques.

À force de promettre toujours davantage de dispositifs, d’animations et de projets, on peut finir par donner l’impression que l’on privilégie l’image et l’événementiel plutôt que les priorités du quotidien. Les Romains avaient déjà résumé ce type de logique politique par une formule restée célèbre : du pain et des jeux.

 

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Association douteuse

À l’approche des élections municipales, les programmes fleurissent et promettent souvent beaucoup. Celui qui nous est présenté aujourd’hui ne fait pas exception. Sur vingt-huit pages, il déroule une longue série de propositions censées transformer Briançon dans de nombreux domaines.

Mais derrière cette accumulation d’intentions et de projets, une question simple se pose : ce programme correspond-il réellement aux capacités et aux besoins concrets de notre ville ?

La liste qui le porte rassemble des formations politiques aussi différentes que LFI, le PCF, le PS et certaines sensibilités écologistes. Une telle alliance peut donner l’image d’une union large et déterminée pendant une campagne électorale.

Mais un attelage politique aussi hétéroclite peut aussi laisser planer un doute sur sa cohérence réelle. L’expérience montre que ce type de coalition résiste rarement longtemps aux réalités concrètes de la gestion municipale.

Toutefois, c’est le seul programme que j’ai reçu dans ma boîte aux lettres ; les autres candidats ne l’ont manifestement pas trouvée.

Très prochainement la liste macroniste déguisée.

Il va sans dire que, comme à chaque élection, les procurations auront leur importance. Les visites dans les maisons de retraite, les EHPAD ou auprès des personnes qui ne peuvent se déplacer font partie des méthodes électorales bien connues. À Briançon, ce petit exercice peut parfois relever d’une véritable prouesse.

Bonne fin de journée

 

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Publié dans Briançon élections

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