Trous de secours

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DSCN0190Parking public privé municipal.

Effectuer ce genre de photos est très facile, il n'y a pas bousculade sur le Champ de mars même en période de vacances scolaires.

Le peu de visiteurs est accueilli par une entrée de ville (N'importe laquelle d'ailleurs) plutôt dégueulasse, terne, grise, poussiéreuse, bref pas de quoi se vanter vouloir être performant en matière de réception.

Ce survol du parking pour montrer, une fois de plus, que le barrièrage est néfaste à la bonne santé touristique de la ville.

DSCN0191Ça semble plus garni.

Ne pas s'y tromper, pratiquement tous les véhicules serrés au plus près de la vieille ville sont aux briançonnais, ceux qui ont la vignette à l'année, ce qui est normal puisque favoriser le parking c'est donner de l'air à la vieille ville.

Si vous observez bien, la voie de circulation délimitée par des flèches peintes au sol est en totalité occupée par le stationnement, le concepteur du marquage au sol n'a peut-être pas réalisé que pour délimiter des lieux de passage ou de stationnement il est judicieux d'observer le comportement des gens avant d'imposer n'importe quoi.

Comme je l'ai déjà souvent souligné l'accès aux cars et camions est pratiquement impossible.

DSCN0182Cette parcelle "merdique".

Sur laquelle on trouve de tout, des déjections canines, des bouts de verre, des mégots à la pelle et certainement la plus grande concentration d'insalubrité du sol de toute la ville.

Mes suggestions en ce sens sont restés sans effet.

DSCN0196Une rue d'Alep en Syrie après bombardement.

Ah non, excusez-moi je me suis trompé c'est l'avenue Vauban à Briançon, ville historique classée à l'UNESCO, touristique et faisant de la part de Mr le Maire, Gérard FROMM, une attention particulière. 

J'ai bousillé une roue dans un de ces trous, dommage que je ne m'en sois pas aperçu de suite, j'aurais fait faire un constat d'huissier.

Rien n'est perdu, vu le temps qu'il faut pour faire réagir le ou les responsables il est probable qu'à ma prochaine visite ce soit à l'identique.

DSCN0197Je cherchais le trou du maire.

Celui qui se trouvait aux Garcins et déplacé depuis que la municipalité en a enfin effectué la réfection, il faut dire que j'ai tellement "tartiné" sur le sujet qu'il était important d'y remédier, ayant également fait remarquer que les utilisateurs des Garcins sont les électeurs de demain, de combler un retard devenait urgent.

Je ne suis pas certain que ce soit le vrai trou du maire, il y en a tellement que si on rebouche tous les trous de la ville il restera toujours des trous de secours pour garder de Briançon l'image que cette dernière favorise pour le tourisme local.

DSCN0198Ce pourrait être celui-ci !

Mais non, il n'est pas assez représentatif de la mentalité municipale, il faut un beau trou, un qui ressemble aux finances de la ville.

DSCN0199Là peut-être ?

Ce dernier n'est pas non plus représentatif, trop vieux, déjà dégradé par le remplissage des divers élément d'érosion de l'avenue Vauban.

Tout le monde sait qu'en montagne l'érosion est beaucoup plus importante que partout ailleurs, elle arrive même à combler les trous municipaux, c'est un comble pour une ville qui se donne tant de mal à conserver, par ses trous, l'image qu'elle s'est faite.

DSCN0201Les Têtes de sainte Marguerite.

Une des images valorisantes de l'environnement briançonnais.

DSCN0205Tête de la porte de Pignerol.

Une des images dévalorisantes de l'environnement immédiat de la ville de Briançon.

DSCN0200Le Prorel.

L'avenue Vauban et la Collégiale.

Si vous ôtez le Prorel et la Collégiale vous gardez le souvenir d'une rue inoubliable.

DSCN0208Seule planche de chantier UNESCO au monde.

En 1998, la municipalité (De droite) a décidé de réhabiliter la vieille ville en lui redonnant l'aspect d'antan.

Pour ce faire il devenait indispensable de refaire ce qui a été détruit au cours des guerres successives depuis la création des fortifications Vauban.

L'échauguette d'origine à l'Est de la place dauphine, détruite durant la guerre de 1870 sous Napoléon III, remplacée provisoirement par un muret en continuité des remparts, se devait de retrouver sa place.

Pour ce faire il faut passer par les méandres administratifs c'est à dire les Bâtiments de France, le ministère des monuments historiques (devenu ministère du patrimoine sous l'appellation "Ministère de la Culture et de la Communication"), l'agrément après avoir trouvé un artisan spécialisé dans la réfection du patrimoine (Beaucoup plus cher mais la culture n'a pas de prix (on verra cela dans une page, plus tard)) et enfin les matériaux de l'époque de la construction des fortifications Vauban, c'est à dire hors de prix et nécessitant des autorisations diverses.

En fait, pour une opération banale qui ne couterait que 15 à 20 000 € on arrive à des chiffres dépassant 100 000 € pour une simple échauguette.

C'est la raison majeure pour laquelle les travaux de réfection de cette échauguette ont été interrompu provisoirement (15 ans quand-même mais sachant que la fin provisoire de l'autoroute A 51 à Tallard date de 1982 on passe au second plan des urgences qui peuvent attendre)

C'est aussi pour cette raison (A décharge les municipalités du manque d'entretien de la vieille ville) que les monuments historiques briançonnais sont délaissés.

Sauf peut-être le fort du Randouillet qui n'est pas classé, puisque ultérieur à l'époque Vauban, mais dont la réfection demandait une très grande urgence, qui s'en plaindrait ?

Les forts des Trois Têtes n'étant délaissé que depuis à peine plus de soixante ans, c'est également une urgence en instance d'attente longue durée qui passe après les urgences ayant atteint un siècle.

Sachant que la réfection de l'avenue Vauban fraichement refaite en 1961 (Les trottoirs en 1996) ces travaux récents d'à peine cinquante ans sont en queue de la liste d'attente.

DSCN0213Trottoir très récemment refais. (A peine 17 ans)

Avec peut-être le trou du maire, il y en tellement que les trous de secours occultent le particularisme de certains.

DSCN0214Ce n'est pas un glissement de terrain.

C'est l'affaissement d'un trottoir voulu à l'ancienne servant de support au passage de véhicules lourds.

Conjugué à la déstabilisation de la structure interne du remblais des remparts par infiltrations d'eau (Trous) cette dernière n'allant plus gravitairement jusqu'à son point de décharge dans les fossés.

Les divers travaux plus ou moins étudiés ont modifié l'aspect d'origine des fortifications, ce qu'avait prévu Vauban pour l'écoulement des eaux de pluie et de fonte des neiges n'est plus qu'un lointain souvenir. (En court de réhabilitation par la municipalité actuelle la place Eberlé devrait retrouver son aspect originel, sujet d'une prochaine page)

DSCN0215L'anarchie d'exécution municipale.

Fait que le déneigement de cette avenue ne peut se faire correctement, les camions de livraison, certains de 19 tonnes, roulent à cheval sur ce trottoir pour ne pas "frotter" les voitures garées le long du rempart extérieur de cette avenue, particulièrement l'hiver où il n'est plus possible de distinguer quoi que ce soit.

J'avais également préconisé une solution toute simple et gratuite pour remédier à ces problèmes, sachant que je suis un emmerdeur la municipalité préfère continuer à s'enfermer dans la connerie persistante plutôt que de se pencher sur de possibles solutions même si elles ne viennent pas des lumières souvent éteintes de la mairie.

DSCN0216Les nouveaux cendriers de la vieille ville.

Si les poubelles se font de plus en plus rares, au moins les mégots, très nombreux, ont de beaux cendriers pour les accueillir. (Bon d'accord là il n'y a qu'un mégot mais comme il y a beaucoup de trous de trous ça compense)

Et puis pas besoin de nettoyer, lorsqu'une lueur municipale parvient à faire remplir ces trous par de l'enrobé à froid, ces mégots imbibés, cachés par les eaux qui remplissent les trous, se voient gratifiés d'un beau chapeau de matière visqueuse sensée pallier aux problèmes résurgents de la renaissance.

Pas celle de François 1er, celle des trous municipaux comblés par ces ajouts d'enrobé à froid directement dans les piscines que forment ces trous.

Ah oui, que je précise, il a été constaté par bon nombre de riverains que pour boucher les trous on attendait une période pluvieuse, (Généreuses ces temps derniers) pour mettre l'enrobé directement dans l'eau des trous.

Sachant que cette méthode de réfection provisoire (On sait combien de temps dure le provisoire à Briançon !) doit se faire après balayage soigné du trou à reboucher, tassement de l'enrobé avec du matériel approprié et quelques heures sans passage pour que l'enrobé se solidifie.

Vous pourrez constater dans certaines de mes pages antérieures que j'avais déjà largement fait état de cette incongruité devant le restaurant La Vigne.

A Briançon il n'y a pas de sous pour refaire les routes mais il y en a pour payer (cher) de l'enrobé à froid qui ne dure que très peu de temps. On appelle aussi cela l'économie du gaspillage de l'argent public.

DSCN0209Certains doivent se souvenir.

De cette exposition de banderoles sur lesquelles des photos des fortifications de la vieille ville était exposés !!!!! Sur les "fortifications" de la vieille ville.

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Un gâchis financier incontestable (Maintenant on investi dans la culture, pas des légumes ! De l'esprit ! Du moins sensé l'être) que payent les briançonnais qui attendent autre choses que ce genre de conneries qui sont celle d'une municipalité de droite.

Bien entendu, les points d'attache de ces banderoles sont restés, ceux qui ont disparus ont laissé l'empreinte de leur présence passée. (Quelques coups de tractopelle sont venus parachever le phénomène de destruction qu'aucun responsable n'a aperçu)

DSCN0212Des dépenses inconsidérées.

La réfection de cette partie des remparts, qui s'est faite au début des années 2000, n'a pas résisté aux conneries municipales de droite, parce qu'il n'y a pas qu'à gauche qu'il y a des incompétents.

Donc on refait les remparts à grands frais, on expose sur les remparts les photos géantes de ces mêmes remparts, toujours à grands frais et on laisse pourrir le reste pour que la ville garde son cachet de ville touristique comme il n'en existe nulle part ailleurs.

Il faut donc assimiler ces dégradations à la collection de trous municipaux, au sol pour la gauche et sur les murs pour la droite.

DSCN0210Cependant !

Il reste quelques vestige d'attaches, des fois qu'une autre exposition voit le jour !

DSCN0211Et si on approche un peu trop !

Les pieds s'en souviendront.

Cependant, les trous municipaux ne se cantonnent pas qu'en vieille ville, le quartier Sainte-Catherine à les siens et la rue pasteur aussi. Ce sera une de mes prochaines pages.

Allez, il est temps de clore celle-ci avant d'en ouvrir une prochaine sur autre chose, le chauffage central municipal au bois.

Demain peut-être, je me suis déchiré un muscle à changer une de mes roues, résultat d'un choc de trou briançonnais, et c'est très douloureux. (Le choc pour la voiture et la déchirure pour mon épaule)

Bon Week-end à "trousse", pardon à tous. 

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