Trévignon et Kerascoët 1

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DSCN9231Trévignon.

Petit port de pêche breton devenu port de plaisance comme la quasi-totalité des petits ports français.

La brise atlantique est faible, la température très fraiche comme je l'aime.

image008.jpgLa mer, c'est comme ça que je l'aime. (Photo Internet)

DSCN9232Le Phare de la jetée.

C'est un phare de position, il indique la présence du port.

D'autres phares ont une fonction supplémentaire, situer un endroit dangereux (Les côtes bretonnes en regorgent) et/ou indiquer un chenal de passage entre des récifs éloignés.

Chaque phare a son éclat particulier, pas un seul phare n'est identique à un autre.

Les marins expérimentés savent où ils sont rien qu'à l'éclat du phare, il peuvent le nommer de loin (Environ 18 km, distance de l'horizon sur la passerelle d'un navire de taille normale, à hauteur d'homme l'horizon est à environ 5 km).

Les phares sont également équipés de corne de brume, en cas de brouillard les marins se repèrent au son de la corne, à l'instar de la lentille d'éclairage ils sont également tous différents, plus ou moins "sourd" et d'une régularité différente.

Sur les navires aussi il y a des cornes de brume, il faut avoir l'oreille exercée pour déterminer la provenance et la distance approximative d'un navire au "son", le brouillard très épais, en mer, a été la cause de nombreuses collisions, la géolocalisation a en presque totalité exclu cette méthode de repérage, toutefois la corne de brume embarquée subsiste. 

 
 Aujourd'hui l'utilité des phares est mis en question par l'Etat qui en est responsable, le tout GPS étant favorisé.
 
Je reste réservé sur cette nouvelle forme d'aide à la navigation, un satellite n'est pas à l'abri d'une panne ou d'une collision avec un météorite, si petit soit-il.

Qui plus est l'ors d'un grain (Appellation de pluies violentes mais de courte durée) les émissions satellites sont brouillées.

Les orages aussi perturbent les émissions satellitaires, je suppose que ces gens responsables en tiennent compte.

Aucun navire ne résiste aux récifs et très peu s'aventurent près des côtes pendant les tempêtes.

DSCN9233Marée basse.

C'est durant ces périodes qu'on découvre la dangerosité des récifs, la plupart sont recouvert par les eaux à marée haute.

DSCN9234Basse mer.

Ou marée basse. Ce terme est le plus couramment employé bien qu'impropre, la marée est le mouvement entre deux "étales", la basse mer et la pleine mer.

Ce dernier terme est aussi couramment utilisé pour désigner un navire conçu pour naviguer hors de la vue des côtes par tous les temps, il désigne également la sortie des eaux territoriales.

Ce n'est pas la taille d'un navire qui lui permet de naviguer en "haute mer", c'est sa conception et son équipement.

Les gros chalands des grands fleuves sont incapables de naviguer en mer, de même que beaucoup de navires de haute mer ne peuvent emprunter les fleuves. (Ils remontent toutefois dans les terres par les estuaires, suffisamment profond pour leur permettre d'y remonter (Bordeaux, Rouen, Etc.))

DSCN9239L'Ile Noire !

Pour les "tintinophiles" on retrouve dans cette photo une certaine ressemblance avec des images de l'album de Tintin "l'Ile Noire", un des premiers.

C'est la raison pour laquelle j'ai pris cette photo de laquelle j'ai enlevé les bouées qui défigurent la vision.

images.jpegSouvenir d'enfance.

Je les avais tous, le temps qui passe me les a perdu, c'est dommage, c'est nettement plus intelligent que les bandes dessinées japonaises actuelles (Manga), un peu trop orientées "sexe" et qui abrutissent nos gosses. (Réflexion personnelle)

DSCN9237Les côtes bretonnes....

....Sont entourées d'une multitude d'iles, le fond marin peu profond est un tapis de récifs très dangereux.

La plupart sont inexploitables, beaucoup sont surmontées d'un petit phare de positionnement, celles qui sont les plus éloignées à la limite des eaux plus profondes.

Un des plus célèbre est le phare Ar-Men à la Pointe du Raz, un des endroits les plus dangereux au monde.

 

Dans la tempête c'est un régal.

Ce sont des conditions atmosphériques que j'adore, je suis déconnecté du monde quand j'ai l'occasion d'être seul au bord de mer par tempête. (Dans la marine j'étais un des rares "cinglés" à accepter la veille à l'extérieur (Sanglé), le vent, les embrun, le roulis et le tangage, le navire qui plonge à la vague, du pur bonheur)

Le phare d'Ar-Men mesure 32 mètres, ce qui donne l'intensité de la tempête, sur fond de "Requiem" de Mozart, c'est bien accompagné.

Le phare de La Vieille au-dessus des eaux de 34 mètres est également à la Pointe du Raz.

L'autre, le phare de Triagoz, 29 mètres au dessus du niveau moyen de la mer (La moyenne est le niveau entre deux étales de marée) est dans la Manche, près des Sept Iles au larges de Trégastel. 

La fin c'est Penmarc'h, Plus au Sud de la Pointe du Raz. 

Sensibles au mal de mer s'abstenir.

Il n'y a aucun refuge, tout bouge, le vent, le bruit, les coups de "boutoir" sur la coque, les vagues qui submergent le navire, le sel et l'eau partout sur le corps jusque dans les sous-vêtements, de l'extase.

Le premier navire de la vidéo est de classe "Abeille" décrit sur une de mes pages "Concarneau", le deuxième navire, de guerre, est sensiblement de la même taille que le Du-Chayla, escorteur d'escadre de la "royale" sur lequel j'ai servi, c'est exactement ce qu'on vit en pleine mer dans une tempête. Bonheur indescriptible.

DSCN9238"Plage" bretonne.

L'appellation plage au sens où les touristes vacanciers l'entendent est immédiatement révélateur d'images "idylliques" d'étendues de sables par mer calme.

Une plage c'est une accumulation de divers minéraux de toutes tailles, difficile de concevoir des vacances d'été avec des enfants sur ces enrochements rébarbatifs.

Cependant il y a aussi, en Bretagne, de magnifiques plages de sables qui n'ont rien à envier à celles de la Côte d'Azur, si ! Une chose ! On ne grille pas les "harengs" touristes une demi-heure de chaque côté et il y a largement la place d'étaler une serviette sans empiéter sur celle du voisin. (Le genre de vacances que j'abomine)

DSCN9240Les rochers....

....Sont constellés de Berniques, ces coquillages qui ressemblent à des chapeaux, très solidement "ancré" à la roche il est pratiquement impossible de les "décoller" sauf employer un couteau, ce que je déconseille fortement.

Ils sont comestibles mais ils faudrait être très patient et disposer de beaucoup de temps pour en ramasser assez pour assouvir ses désirs.

Il est fortement recommandé de ne pas marcher pieds nus sur ces coquillages, blessures assurées, surtout les pieds dans l'eau, on ne les voit pas.

Ces coquillages ne sont pas vendus dans le commerce, pas rentables vu la difficulté de ramassage.

DSCN9241Peu accessibles.

Ils sont bien cachés sur leurs rochers.

DSCN9242Les algues.

Il y en a plusieurs sortes, celles qui ressemblent à de la vase (Type d'algue d'eau douce) et qui sont très glissantes juste après le retrait de la mer, attendre donc que le soleil les sèche.

Celles qui sont les plus courantes sous ces latitudes, le "Varech", algues bulbeuses qui regorgent de vitamines mais sont pratiquement inconsommables vu leur aspect et la difficulté de les rendre assimilables.

Elles sont traitées industriellement, alimentation animales ou confection de soupes, pas mauvaises mais avec les ingrédients "chimiques" ajoutés on perd la notion "naturelle".

Cette algue sert la plupart du temps à la décoration pour les plateaux de fruits de mer servis dans les restaurants de bord de mer. (A des prix très prohibitifs la plupart du temps)

Il existe de multiples types d'algues, elles ne vivent que grâce à la photosynthèse, c'est une des multiples branches des végétaux aquatiques pouvant survivre longtemps sans eaux submersives.

C'est très certainement une des ancêtres des plantes qui ont effectué la transition mer-terre durant l'ère quaternaire, l'holocène il y a environ trois milliards d'années.

DSCN9243Caractéristique des roches maritimes.

Découpées et polies par les vagues.

Je voulais prendre une vue plongeante, la présence de bouteilles en plastique, abandonnées, ne me l'a pas permis.

Hélas, partout où l'homme passe la nature trépasse, cette autodestruction m'a toujours sidéré.

En fait, de tous les animaux de la terre, l'homme est le seul à laisser sa merde derrière lui.

DSCN9244Cavités creusées par les vagues.

L'eau a le pouvoir de travailler les matériaux, en fait ce n'est pas le liquide en lui-même qui érode, ce sont les minéraux qu'il transporte, le sable et le sel.

DSCN9246Un passager.

Partant du principe que nous ne sommes que de passage sur cette terre ça fait de nous des passagers.

Vu ce qu'on laisse comme dégâts à chaque passage c'est bien de ne faire que passer sans dépasser.

Passons.

DSCN9247Des roches.

Du sables, des algues et des coquillages.

DSCN9248Stèles malheureusement courantes en bord de mer.

Ne pas oublier ceux qui meurent pour que d'autres vivent.

Il n'y a pas qu'à la guerre que des gens meurent pour la communauté, les pêcheurs font partie de ces courrageux indispensables compléments de notre vie moderne.

DSCN9249D'anciennes fortifications.

Je voulais visiter mais c'est privé.

Toutefois un pêcheur rencontré m'a dit que ça datait de Vauban, ce qui ne me surprend pas vu l'échauguette bien visible et caractéristique de cette époque.

Malheureusement, comme partout, l'automobile domine.

Il devient difficile d'obtenir des photos nettes de toutes "pollution" industrielle ou montrant des signes de "civilisation".

DSCN9250Jetée Sud.

Qui protège le port des assauts de la mer.

DSCN9251Sur laquelle je m'engage.

Pour rejoindre le phare.

DSCN9252Petit chalutier côtier.

Ces bateaux vont de cette petite embarcation jusqu'à des tailles impressionnantes.

Ce présent, est destiné au relevage des casiers (Homards, crabes et autres crustacés) et à la pêche de poisson de surface.

D'autres chalutiers plus grands, 10 à 15 mètres, ramassent les coquillages en grande quantités (Coquille saint Jacques par exemple) et poissons en quantités artisanales. Ils ne sortent qu'avec les marées mais reviennent tous les jours.

Les chalutiers de haute mer, partent plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Il y en a de plusieurs sortes, les principaux sont les chalutiers usines et congélateurs, il pêchent durant plusieurs semaines et conditionnent les poissons à bord, la pêche se fait en milliers de tonnes. (Dramatique épuisement en ressource)

Enfin les baleiniers, un temps pêche artisanale c'est devenu une industrie, c'est aussi une grave cause de l'extinction des espèces. (Les japonais sont les leaders sur le marché (de façon plus ou moins légale))

DSCN9253Celui-ci ne causera pas de dommage.

Il n'y a pas si longtemps, chaque port avaient ses pêcheurs locaux pour la consommation locale, une pêche modérée pour une consommation suffisante mais non excessive.

L'industrialisation de la pêche à "flingué" cet art pour assouvir un besoin financier plus que pour nourrir la population.

Vaste débat qui ne fait que commencer.

DSCN9254Au pied du phare.

Avancée dans la mer. 

Des roches granitiques couvertes de lichen, signe d'absence de pollution industrielle.

DSCN9255A marée basse.

Ça ne donne pas grand-chose.

Cependant en observant le bâtiment de l'ancienne capitainerie, sur pilotis, on réalise que la mer monte assez haut.

DSCN9256Mais pas jusqu'à ma voiture.

Toujours de la place à ces époques, se garer gratuitement est permanent.

Cependant, le tourisme envahit tout, non que ce soit un mal, ça permet de faire connaître les différentes régions à tout le monde. 

Ce qui est problématique ce sont les nuisances qui accompagnent, beaucoup pouvant être évitées.

Allez, la suite dans quelques jours.

Bon week-end à tous.

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Commenter cet article

marie 15/06/2013 13:30


Merci pour ce joli reportage ! j'aime tellement la Bretagne .... mais voilà c'est bien loin de Briançon ! J'ai passé pas mal de temps à Lomener (en face de Groix) c'était chouette aussi
...

francois.ihuel15.over-blog.fr 15/06/2013 14:47



Oui, c'est loin, mais c'est si près par nos moyens de transport modernes. Breton, j'adore forcément la Bretagne, il n'est cependant pas besoin d'être Breton pour aimer la mer. C'est certainement
là que je finirais mes jours, retour aux sources. Merci de votre compliment.