Mais où sont nos petits ?

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86451575_o.jpgNos petits poussins ? (Photo Internet)

 

Mais non, nos petits !

 

1994-Aou-t-I.F-JPGCeux-là !

 

Oui, ceux-là, les miens et ceux que je gardais quelques jours chez moi, d'une copine africaine, pour qu'elle puisse résoudre ses problèmes personnels sans avoir cette charge en plus.

 

Nos enfants quoi, tous nos enfants les miens, ceux des autres et ceux des autres des autres.

 

Ceux qui subissent dans l'innocence les vicissitudes de la vie qui perturbe les adultes que nous sommes.

 

Etant gamin j'étais toujours dehors, dans les prés ou dans les rues selon que je me trouvais à Paris ou en Bretagne, n'ayant rien d'autre que ce que nous fournissaient la nature et les lieux interdits aux enfants, là où ils allaient en premier, nous passions nos journées de congés à construire des cabanes, des chariots en bois comme celui-ci 240 avec des roulements à billes comme çà 198515 BB 00 FB.EPS 1000 emboités sur des bouts de planches que nous taillions.

 

Dévaler les côtes des rues, dans un bruit d'enfer (Pour les oreilles des riverains) qui nous remplissait de bonheur, nous valait des plaies, des bosses, des raclées méritées vu l'état dans lequel nous mettions nos fringues et nos corps, à ces époques une "branlée" n'était pas rare, nos parents n'étaient pas des bourreaux parce que nous n'étions pas des anges.

 

Bref, une des distractions qui occupaient nos vies de gosses inconscients comme d'aller dans les terrains vagues (Les promoteurs n'étaient pas encore assez nombreux ni assez riches pour acheter à la volée tout ce qui peut se revendre à prix d'Or) jouer avec des pneus, des vieilles voitures 924087 et autres de tout ce qu'on pouvait y trouver.

 

Je devais avoir sept ou huit ans quand j'ai découvert "LA FERRAILLE", terrain vague clos à Paris (Pas pour nous assez petits pour nous glisser dans les trous) qui servait de dépôt à tout ce que les allemands puis les américains ont pu déposer là.  

 

On l'appelait "LA FERRAILLE" parce qu'il y avait tout ce qu'on peut trouver en matière d'objets métalliques abandonnés, rouillés, coupants, sales mais d'une très grande utilité pour les garnements que nous étions.

 

Je me souviens de rails type "DECAUVILLE" que nous avions réussi à mettre bout à bout et sur lesquels nous faisions rouler une vieille benne encore en état, que du bonheur de môme.

 

Pas sans conséquence bien sûr, c'est ce qui nous valait de bonnes et solides raclées que je finissais par ne plus sentir à force d'en prendre, j'ai survécu et j'adorais mes parents. (Et puis je dois être franc, j'étais loin d'être un cadeau)

 

depot-ferraille.jpgUn peu comme çà. (Photo Internet)

 

Se mettre à la place des parents quand ils nous trouvent dans ce capharnaüm à sept ou huit ans, aujourd'hui ce n'est même pas pensable.

 

6a0153918fd270970b016305b8f6ef970dEt puis la rue. 

 

Celle-là ou d'autres, j'étais tout "mignard" 1955-Franc-ois-1.JPG avec mes culottes courtes longtemps portées, à Paris comme à la campagne 1955-d----copie-bis.JPG en Bretagne, là non plus les lieux de jeux ne manquaient pas. (Oui c'est moi je m'autorise la diffusion de mes photos personnelles)

 

Les cousins, tantes ou oncles possédaient tous une ferme, il n'y avait que l'embarras du choix 1955-d----copie---2-.jpg surtout petit comme j'étais sur ce "monstrueux" cheval de trait, (Derrière mon frère) nos journées étaient trop courtes, nous jetions des grenouilles dans le lavoir alors que les femmes faisaient la lessive, ça nous valait des courses poursuites amusante, les grondements n'étant que de pure forme.

 

Où aller pisser dans le seul puits du village, ce qui m'a aussi valu une bonne raclée quand on s'est fait prendre parce que je n'étais pas tous seul.

 

D'ailleurs il fallait ne pas avoir peur de se mettre debout sur le rebord, à sortir sa mini-zigounette pour faire des ronds dans l'eau vingt mètres plus bas, aujourd'hui le maire du village se retrouverait en garde à vue pour non sécurisation ou les parents devant le juge pour mauvais traitements à enfants par insouciance.

 

Ah oui, elle a bien changé cette vie devenue aseptisée et réglementée, mesurer tout ce qu'on fait pour respecter des règles parfois aberrantes, rendre des comptes en permanence à tel ou tel personnage chargé de surveiller si les parents remplissent bien leur rôle, ne pas "fesser" un gamin sous peine de se retrouver au tribunal, mesurer la quantité de nourriture acceptée par des normes farfelues, etc. Etc..

 

gamins montmartreMais où sont passés les gosses des rues ? (Photo Internet)

 

On ne les voit plus, il y en a moins ou ils sont enfermés ?

 

1653jeu videoIls sont là. (Photo Internet)

 

Aussi blafards que la télé de laquelle il ne décollent plus, perdus dans les fantasmes télévisuels ou de jeux vidéo plus débiles les uns que les autres.

 

2011jeux vidéoDu matin au soir. (Photo Internet)

 

Du lever au coucher dès que quelques minutes sont disponibles pour se gaver de manettes, d'images violentes imprégnant ces petits cerveaux pas encore épanouis et dans lesquelles on incruste déjà les premiers rudiments du parfait consommateur de demain.

 

Ce n'est pas une généralité mais c'est un phénomène tout de même inquiétant sauf y trouver avantages, c'est à dire occuper les enfants pour avoir la paix en les satisfaisant d'occupations pas salissantes, captivantes des heures durant, silencieuses (Pour peu qu'on ait encore une emprise sur les enfants) pas chères mais très fatigantes pour ces cerveaux qui vont vite s'endormir le soir et faire des cauchemars.

 

Certains médecins tirent la sonnette d'alarme, celle que peu entendent, pour faire prendre conscience aux parents des dangers de ces nouvelles occupations, si on peut appeler çà une occupation.

 

C'est vrai qu'au début, à l'avènement de ces machines à abrutir, les jeux "vidéos" étaient assez plaisants, je m'y suis laissé prendre aussi, surtout ceux-là 286b31f6-3e31-11e2-b573-50b5e61e24c7-493x328 très rudimentaires à ce jour mais une découverte dans les années 1980.

 

Je m'en suis vite lassé, soit je suis totalement anormal et n'ai pas l'intelligence de ces champions de la manette soit j'ai réagi positivement en m'abstenant de continuer dans une voie que je prévoyais en impasse.

 

Les jeux vidéos ne sont utiles qu'à ceux qui en tirent profit, ceux qui y jouent s'évertuent à gagner des paliers pour gagner le droit de passer à l'étape suivante qui n'est finalement que la répétition de la précédente mais un peu plus sophistiquée, donc durant plus longtemps au grand "dam" des devoirs et autres obligations reléguées au second plan.

 

c-est-vrai-que-c-est-facile-quand-je-suis-occupee-de 403433L'ados s'enferme dans sa chambre. (Photo Internet)

 

Qui devient un univers virtuel dans lequel il évolue en déconnectant des réalités.

 

Ce n'est pas non plus une généralité mais c'est un phénomène qui prend suffisamment d'ampleur pour perturber une scolarité et une vie de famille pour peu qu'une vie de famille soit encore possible.

 

Je me demande qu'elle serait sa réaction si on lui coupait sa console et qu'on lui propose d'aller s'aérer en faisant du patin à roulettes.

 

844424031263188Peut-être un peu plus sophistiqués.

 

J'ai connu ça quand j'avais douze/treize ans mais avec des roues en fer 1908-PatinsRoulettes au prix abordable à l'époque. Oui, c'est en franc, en anciens francs plus exactement, c'est à dire une somme qui ne représenterait aujourd'hui que 0,009 Euro mais à l'équivalence de prix d'environ 8 Euros.

 

Si vous arrivez déjà à ne trouver, à ce prix, que la lanière de cuir vous aurez de la chance.

 

La suite demain, je fais des petites pages à suivre comme les bandes dessinées des journaux (Si ça existe encore), on m'a dit que certaines de mes pages étaient trop longues. Je prends acte.

 

Bon dimanche.

       

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