Législation bafouée

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DSCN0112Col du Lautaret.

Descente vers La Grave.

Si mes observations des signalétiques routières sont bonnes, le col est interdit au véhicule de plus de 26 tonnes, remorque et semi-remorque.

Là, il y a 42 tonnes en véhicule articulé ou semi-remorque.

Très longtemps chauffeur routier, marchandises ou voyageurs, je me suis toujours appliqué à respecter la réglementation dans quelle que région de France que ce soit.

La réglementation en matière de sécurité routière est mise en place pour des raisons bien précises et non pour le plaisir d'emmerder les routiers.

Je suis obligé de mettre en cause les services censés faire appliquer cette réglementation, c'est à dire Préfet et toute la ligne des subordonnés qui sont chargés du bon fonctionnement de notre démocratie.

Je vois très rarement les gendarmes dans ce col mais ils ont des ordres et des secteurs précis suivant un planning spécifique à chaque brigade. Je ne mets pas en cause leurs qualités de travail.

Il y a une brigade à Saint Chaffrey et une à La grave.

En fait il est plus facile "d'emmerder" un automobiliste qui oublie sa ceinture que de faire faire demi-tour à un véhicule qui contribue largement aux dégradations environnementales, une des raisons de la mise en place d'une signalisation spécifique. (Cette réflexion n'engage que moi et ne met pas en cause les exécutants)

Il m'avait été dit, en 2008, que les poids lourds bénéficieraient d'un laxisme volontaire de la part des autorités, ça concernait le col du Montgenèvre qui voyait passer plus de 500 camions par jour.

Depuis ça s'est nettement arrangé.

N'en déplaise à mes collègues chauffeurs routiers (Beaucoup abondent dans mon sens) mais si on veut que la maréchaussée fasse son travail correctement il faut lui donner les moyens de le faire en montrant l'exemple.

Non en leur ôtant leur permis (Aux chauffeurs, pas à la maréchaussée), ce qui les enverrait directement au chômage mais un coup de semonce d'importance est plus dissuasif sauf attendre l'accident et/ou des morts.

Un chauffeur faisant demi-tour dans le Lautaret (Ou le Montgenèvre) pour aller à Grenoble en passant par Gap alors qu'il vient d'Italie donnerait à réfléchir à plus d'un, considérant les conséquences, "respect du temps de conduite, repos obligatoires, plus de Km donc de carburant et perte d'environ une demi-journée voire une journée", en excluant les livraisons riveraines, incontournables.

Les employeurs y réfléchiraient à deux fois avant de préconiser des itinéraires économiques (Et je sais de quoi je parle ayant eu ce genre de pressions il y a une trentaine d'années)

Maintenant, beaucoup de chauffeurs sont contraints par les employeurs à utiliser des itinéraires de substitution pour raisons d'économies, ce qui nous ramène à la case départ.

Un véhicule immatriculé dans l'Isère, toute proche en effet, est soumis à la même réglementation que les chauffeurs d'autres contrées ou pays.

Le col du Montgenèvre est autorisé aux véhicules possédant une dérogation à condition d'être PL Euro 0, actuelle réglementation caduque puisque nous sommes à PL Euro 5 depuis le début de l'année. (Les "pro" savent de quoi je parle) Juste quelques panneaux à rectifier et puis à Montgenèvre il y a un poste de police ou la "PAF" est souvent présente.

La bascule de la vachette fonctionne aussi assez souvent et ce n'est pas moi qui m'en plaindrais quand on voit certains camions (La plupart des pays de l'est ou les transports de bois) avec une surcharge non négligeable.

Un "semi" sans frein (Vitrification des éléments de freinage due à la surcharge donc à l'échauffement) peut tuer des dizaines d'automobilistes s'il dévale le col sauf à se "vautrer" volontairement sur une paroi. Situation de dernier recours, très efficace mais non sans casse.

En novembre 2009 un "semi" italien a eu ce problème en descendant le Montgenèvre côté italien en amont de Cesana Torinese. Résultat, un mort (Le chauffeur) 28 tonnes de talc dans la nature (Pas de pollution, c'est minéral) et une belle frayeur pour les résidents de l'hôtel à une dizaine de mètres du point d'impact et quarante mètres plus bas après avoir défoncé les barrière de sécurité.

A noter que les barrières de sécurité italiennes sont très largement plus solides et efficaces que nos ridicules petites rembardes censées arrêter un véhicule en détresse. (Ben non, pas "cocorico" nos ouvrages routiers sont, pour beaucoup, d'une lamentable inutilité)

Ce petit coup de gueule pour dénoncer une attitude irresponsable que devront palier nos impôts pour la réfection de routes non adaptée pour ces poids trop lourds.

Cela ne fait pas de moi un chauffeur modèle et ne m'apporte absolument rien, juste que, depuis quarante-quatre ans que je conduis, je m'efforce de respecter la réglementation en reconnaissant aussi qu'il m'arrive de commettre des erreurs.

Et puis sur la route, je ne suis pas seul.

Demain, une très belle page pour les amateurs de belles photos.

Bonne soirée à tous.

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