Concours de trous

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Le 10 janvier 2011 à La Chirouze.

 

Peu de neige mais beau panorama.

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Le Grand Peygu et le Mélézin vus de La Chirouze.

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Je me suis rendu à Briançon, à mon deuxième domicile.

 

En partant je suis passé par chez un de mes enfants qui demeure avenue du Lautaret.

 

Ou la route de tous les dangers.

 

Pas de trottoir, pas de matérialisation au sol, anarchie totale dans pratiquement tous les domaines et des trous à ne plus savoir qu'en faire.

 

Certains, vu leurs dimensions, ont dépassé le stade de trou pour se placer dans le classement des cavités, juste avant les gouffres.

 

Le régal des pneus et des amortisseurs.

 

Un trou, laissé en l'état, se dégrade d'autant plus facilement qu'il prend de l'ampleur.

 

A chaque passage de véhicule, des particules constitutives d'un ensemble cohérent se détachent pour agrandir le trou ce qui permet de grignoter d'avantage ce qui reste de cohérent.

 

Ce phénomène de destruction, bien connu des services techniques, est entretenu pour faire fonctionner les garagistes locaux.

 

C'est du moins ce que l'on pourrait en déduire devant un tel abandon.

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J'ai pris quelques trous au hasard, il est impossible de les mettre tous.

 

Je n'ai pas spécialement choisi les plus beaux, ils se ressemblent à peu près tous, il n'y a que la profondeur qui change.

 

Celui-ci est presque en face de la "Sécu".

 

Certes, il y a un chantier en face et le passage de lourds véhicules n'arrange rien mais comme les trous sont très largement antérieurs au chantier il ne peut y avoir de relation de cause à effet.

 

Il semblerait que cette rue soit dans les projets de la municipalité pour sa réfection complète.

 

Mais comme les projets municipaux sont innombrables et souvent irrésolubles, faute d'argent (Chronique) ça dure, ça dure et ça dure encore.

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Celui-là peut facilement "engouffrer" une roue de voiture, sa profondeur est impressionnante.

 

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De plus près c'est plus visible.

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Et de l'intérieur c'est encore mieux.

 

Il n'y a pas encore d'échos mais un peu de patience.

 

Je dirais bien que c'est prendre les briançonnais pour des cons mais je l'avais déjà marqué.

 

Les impôts ne sont pas fait pour résoudre les problèmes des autochtones, ils sont fait pour d'autres dépenses plus ou moins obscures dont on ne connait absolument rien.

 

L'étanchéité municipale à ce niveau, c'est mieux que le Titanic, c'est franchement insubmersible.

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A quoi ça ressemble.

 

A tout ce qu'on veut sauf une avenue de centre ville classée et censée recevoir des touristes et héberger des habitants qui ne savent plus trop où garer la voiture et où faire marcher les collégiens et lycéens sortant des établissements scolaires adjacents.

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Un trou dans la peinture ou de la peinture disparu d'un trou.

 

Ce, depuis qu'on peint les trous à Briançon, preuve qu'ils sont souvent visités mais jamais bouchés, puisqu'on les peint !

 

A cet endroit, il n'y a pas que les pneus qui souffrent, les chevilles risquent gros aussi.

 

Ce n'est plus de l'abandon c'est carrément de l'incompétence des services techniques dont le responsable ne mesure même pas l'importance des suites qui seraient consécutives à un accident dont il est responsable.

 

Il y a si peu de personnel que pas un seul élément n'a été pressenti pour faire, de temps en temps, un petit tour d'inspection afin de déterminer les urgences municipales dans le domaine du réseau urbain.

 

Il est à parier que Mr le Maire n'emprunte jamais cette rue ou alors il aime les trous.

 

Mais si c'est une voiture de fonction, ce n'est pas grave, ce sont les impôts qui payent les réparations, quand elles sont effectuées. (Voir une de mes pages précédentes concernant l'état de certains véhicules)

 

Et comme les impôts ce sont ceux des briançonnais, on a au moins une vague idée du gaspillage d'une partie de ces revenus municipaux.

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Maintenant, ce n'est pas dans les fournitures de nettoyage que sont dépensés ces revenus.

 

Sauf s'il tombe encore des feuilles au milieu du mois de janvier.

 

Il tombe également des papiers et autres détritus dont je n'ai pas déterminé l'origine.

 

Toutefois, ce matin 13 janvier, heure à laquelle je fais cette page, j'ai vu un jeune, balayer devant la Caisse d'Epargne.

 

Il y allait de bon coeur et n'est pas encore contaminé par l'ampleur de la tâche.

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La vue d'ensemble donne ça.

 

Connu de tous les briançonnais et surtout des élèves qui fréquentent les établissements.

 

C'est moins grave qu'au Garcins, il faut attendre encore un peu.

 

On voit bien le soin apporté pour que la neige devenue glace puisse apporter quelques clients aux urgences de l'hôpital.

 

La honte de la ville de Briançon, ce n'est pas qu'en vieille ville (sujet de la prochaine page).

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Un hiver sans neige. (Du moins sous nos latitudes)

 

C'est pourquoi, le peu qu'il est tombé est soigneusement conservé sur les trottoirs.

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Et pour apprendre à se casser la gueule, on commence dès le plus jeune âge.

 

En groupe, pour se retenir entre eux.

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Ce qui m'a permis de constater le soin particulier apporté au mobilier urbain et à nos dispositifs de sécurité.

 

Quand va t-on acheter de la peinture à Briançon ?

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Maintenant, c'est peut-être pour faire le pendant au "Cadran".

 

Vu l'état de l'établissement, il est raisonnable que l'entourage ait le même aspect.

 

C'est dégueulasse mais ça va bien ensemble.

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A côté de la poubelle téléphonique, ce n'est pas de l'antirouille.

 

C'et de la rouille mais ça va bien avec l'établissement également.

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Etablissement fatigué qui le laisse bien apparaître.

 

Franchement, les barrières du parking du Champ de Mars sont beaucoup plus belles, même si elles ne serviront pas longtemps.

 

Pour aujourd'hui, c'est tout, j'ai de la réserve pour demain.

 

J'ai montré les trous que j'ai vu ne pouvant montrer ceux qu'on ne voit pas, les trous méningés ou cervicaux que certains devraient combler pour s'attaquer aux autres. (Trous, bien sûr)

 

Maintenant, si quelqu'un habite dans une ville de même importance et de même statut avec des trous, je l'invite à ce concours de trous pour savoir quelle ville sera primée.

 

Restons, ce jour, à l'avenue du Lautaret, sujet intarissable et combien plein de surprises.

 

A demain, pour la suite.

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