Combien ça pèse ! Un nuage.

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DSCN8842Cumulonimbus en formation.

Nuage le plus imposant de tous, il est aussi le plus massif et le plus haut, il peut monter jusqu'à 12 000 mètres, voire 14 000.

Nous y reviendrons sur cette page.

DSCN8843Stratocumulus.

Nuages de pré-orage.

Ceux-ci sont en "délitation", un orage sur l'Allemagne toute proche laisse ces nuages sur ses pourtours. (Pas de l'Allemagne, de l'orage)

DSCN8844Cirrostratus.

Nuage à faible contenance d'eau, gelée par ailleurs, il est généralement à très haute altitude.

De la même famille que les Cirrus et culmine aussi vers 10 000 mètres. 

Les Cirrus sont les même mais "formés" en filets par les "jets Stream", vents de très haute altitude pouvant aller à plus de trois cent kilomètres à l'heure, voire quatre cent.

DSCN8845Altostratus.

Nuages évoluant vers 5 000 mètres et annonciateur d'une dépression.

DSCN8846Cirrostratus.

Nuages évoluant vers 7 000 mètres et reste d'un orage récent.

Sa délitation vient des contraintes imposées à une dépression par un anticyclone.

L'emplacement d'Alsace où je me trouve, pour ces photos, m'a permis d'avoir un panel de nuages qui se rencontre rarement.

J'en ai donc profité pour faire ces clichés.

DSCN8847Revenons à notre Cumulonimbus.

En formation sa base est située vers 500 mètres.

La chaleur du sol condense les fines gouttelettes en suspension qui les transforme en pluie.

Plus il fait chaud au sol et plus l'intensité de la pluie est importante.

On dit aussi "précipitations".

DSCN8848Le sommet du Cumulonimbus.

Situé vers 11 000 / 12 000 mètres il est sujet, à son sommet, à des températures très basse, de l'ordre de moins vingt degrés.

DSCN8850Pouvant aller jusqu'à 14 000 mètres.

Limite de la stratosphère et de l'atmosphère.

Les températures chaudes remontant à l'intérieur de ce nuage se refroidissent rapidement et créent des vents violents qui descendent au ras du sol.

Une partie de ces vents est expulsée vers l'extérieur et l'autre partie remonte à l'intérieur du nuage en brassant d'énormes quantités d'eau en suspension.

La masse compacte de ce nuage, à sa base, pousse une partie des vents vers l'extérieur ce qui créé les bourrasques "d'avant" orage.

DSCN8853Une machine infernale.

Le Cumulonimbus en pleine activité brasse des masses d'eau considérables, plusieurs centaines de milliers de tonnes, voire des millions de tonnes d'eau fonction de l'importance de son étendue.

Un orage se localise sur un point bien précis au-dessus du sol, les points chauds lui sont favorables et les champs cultivés, à maturité, dégagent une importante chaleur accumulée dans la journée.

Les villes importantes sont aussi de gigantesques radiateurs, le béton et l'alsphalte emmagasinent des quantités énormes de chaleurs, c'est la raison pour laquelle les orages sont souvent beaucoup plus violent au-dessus des villes que des campagnes ou des bois.

Fonction des différences énormes de température entre le sommet et la base du nuage, les précipitations sont intenses et peuvent provoquer de gros dégâts.

Qui plus est, dans le cas présent, le soleil couchant augmente la sensation de puissance de cet orage.

En montagne, les précipitations peuvent faire gonfler un torrent de plusieurs mètres en quelques dizaines de minutes, entrainant de même toutes les roches qui ont éclaté sous la chaleur et transportées par les boues que sont devenus ces torrents.

C'est la situation la plus catastrophique du phénomène, rien ne résiste aux coulées de boues charriant des blocs rocheux, certains de plusieurs centaines de kilos et fonction de la pente.

Au printemps, ce cumul d'orage et de fonte des neiges est dévastateur mais la plupart du temps dans des zones non habitées.

C'est aussi ce qui me laisse interrogateur lorsque je vois se construire des habitations à flanc de montagne, très près de ruisseaux à l'air inoffenssif qui sont de potentiels torrents destructeurs.

DSCN8865L'orage se déplace.

En fait il ne bouge pas, les quantités d'eau qui sont tombées l'ont affaibli mais il se reconstitue un peu plus loin, ce qui donne l'impression qu'il se déplace.

De plus, un orage ne se forme jamais dans une zone venteuse, il ne le pourrait pas, il génère lui-même ses propres déplacements d'air.

Les vents violents font partie intégrante du nuage qui peut s'étendre sur plus de 25 km fonction des différences de température.

Les vents internes ascendants créés également des glaçons avec les gouttelettes qui montent rapidement vers le sommet.

Plus les températures sont écartées plus les "grêlons" sont gros, certains montent et redescendent une dizaine de fois avant de tomber au sol, c'est ce qui fait leur grosseur puisqu'à chaque remontée, ils s'entourent d'eau qui gèle en arrivant au sommet, ce qui les grossi d'autant, pour redescendre de nouveau.

Si les vents sont important ils font remonter les grêlons jusqu'à ce que le poids atteint par ces derniers ne leur permettent plus de remonter.

Il arrive que certains grêlons aient la taille d'un oeuf de poule, mais rarement.

L'avantage de nos contrées tempérées est d'avoir des multitudes de points, au sol, moins chauds que d'autres, c'est ce qui évite les typhons et les cyclones sur la presque totalité de l'Europe.

C'est le problème de certains états d'Amérique que d'avoir d'immenses étendues de terre à la même température élevée, les vents d'orages sont favorisés par ces chaleurs permanentes et se transforment en tourbillons dévastateurs.

Les Ouragans, eux, se forment toujours à la limite des terres très chaudes, en atteignant l'océan ils se gorgent d'eau si la température de cette dernière dépasse 25 °.

Se déplaçant sur des milliers de kilomètres, les ouragans arrivent sur les terres avec une force inégalable au monde.

Ils génèrent des centaines de millions de tonnes d'eau et peuvent atteindre un diamètre de plus de 1000 km.

Privé de matière première, l'eau chaude, ils s'affaiblissent sur les terres et deviennent des dépressions souvent importantes qui parcourent la moitié de la circonférence de la terre en inversant leur direction quand ils remontent vers le nord.

Sur tout ce trajet, ce sont des milliards de mètres cube d'eau qui seront brassés.

DSCN8868Sous nos contrés montagneuses.

La plupart des nuages, des Nimbostratus, sont froids mais subissent également les différences de température.

Toutefois, en dehors de l'été, ces masses nuageuses sont très importantes et ne bougent pas vite.

Il peut arriver que des nuages froids persistent des semaines au même endroit.

L'hiver, ils sont générateurs de neige du fait des basses températures.

DSCN8869Le froid catalyse les nuages à une hauteur souvent homogène.

Le soleil ne réchauffe pas le sol qui empêche les nuages de descendre.

Ces derniers restent sur les sommets qui les alimentent par évaporation d'altitude.

Leur épaisseur varie entre 150 et 400 mètres.

DSCN8873Ces évaporations sont souvent visibles chez nous.

Le peu de vent ne suffit pas à dégager le ciel, ces eaux retombent au sol en un fin brouillard froid.

La chaleur résiduelle du sol évapore presque immédiatement ces brouillards qui réalimentent les nuages par le bas.

DSCN8875Coincé entre deux couches de température.

Les nuages stagnent sur les sommets, la différence entre ces températures est trop faible pour créer les vents qui les chasseraient.

Quand il y a des orages en montagne, ils suivent une période de chaleurs assez longue, le froid induit par la neige en altitude contraste avec la chaleur accumulée au sol, d'où l'intensité des orages qui reste toutefois très brefs.

La résonance sur les monts donne cette impression de puissance accrue.

Maintenant, les orages de montagne sont de loin les plus dangereux et ceux qui causent le plus d'accident parce qu'ils se forment très rapidement et, pour qui ne le sait pas, c'est un piège pour les randonneurs.

DSCN8870Mieux vaut rester à la maison.

Dans le cas présent ce n'est pas orageux, ce sont des Nimbostratus qui culminent entre 2 000 et 3 000 mètres.

Nuages denses et épais, gorgés d'eau mais pas toujours suivis de précipitation.

Quelques mini-Stratus flottent entre les deux, ces présents, sur la photo, sont à 1600 mètres d'altitude, ils se font et se défont très rapidement.

DSCN8871Si ténus qu'on les voit à peine.

En haut à gauche de la photo.

Les villes et villages, dessous, restent dans la grisaille froide caractéristique de nos montagnes.

DSCN8872En regardant bien.

On en voit un peu partout vers 1 500 / 1 600 mètres.

Coincés entre deux couches de température légèrement différentes, ils naviguent au gré d'un très léger vent de demi-altitude.

Mes connaissances s'arrêtent là, je pourrais continuer en pêchant des informations sur Internet mais je préfère ne mettre que ce que je connais sans toutefois m'interdire de continuer d'apprendre.

Et puis vis à vis de mes lecteurs, ce ne serait pas honnête.

A demain. 

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