Les vieux et la société

Publié le par François Ihuel

 

Un copain de jeunesse, de la marine,

m'écrit ; ça interpelle et pourtant !

Dans mes livres ça ressort.

J'aurai du mourir à douze ans, j'aurai préféré mourir à vingt ans. (Mes livres "ADHOMO" tome 3 page 117 & tome 14 page 282)

Pourtant à bientôt soixante douze je suis toujours là.

L'ai-je voulu ?

En fait non, je prends ce qui vient, me disant chaque matin, au réveil, "une de plus", considérant ces jours supplémentaires comme un cadeau du ciel après les multiples péripéties et les maux, dont pas mal de potentiellement mortels, qui m'ont agressé toute ma vie.

Un cadeau du ciel ! Vraiment ?

Pas du tout, juste le découlement d'interventions médicales diverses visant à allonger la vie, pourquoi pas ! Mais la vie, ça sert à quoi ?

À nous continuer, à procréer pour que la suite à son tour procrée, comme dans la nature les végétaux se renouvellent, comme les animaux se reproduisent ; mais ne sommes-nous pas des animaux !

Évolués certes  — quoi que, des fois on se pose des questions — mais nous restons des animaux dans la classification des mammifères.

Le lien, que j'ai mis ci-dessus, n'est que l'extrait d'une forme d'autodéfense, en ces périodes agités et incertaines comme l'humanité en a déjà traversé ; faisant abstraction du caractère "accusateur" du narrateur de l'extrait vidéo, il y a une forme de réalité qu'on se cache parce que la société moderne tend à s'imaginer que la logique fait partie du passé. 

Un copain de la Marine Nationale, alors que nous étions sur le même navire à la même période, m'a envoyé cet extrait vidéo, je lui ai répondu en donnant ma version qui ne reste que ma version, c'est juste que ça recoupe pas mal de choses et que, sur le fond, c'est une logique basique.  Voici cette réponse :

"C‌'est une pute ce mec mais sur le fond il est réaliste, c'est plausible et incontournable.
Ce serait même presque une logique puisque depuis l'avènement de la médecine moderne on n'a aucun recul de l'impact de la longévité sur la société. En fait nous sommes les premiers cobayes de l'Histoire de l'humanité à prouver qu'un surcroit de population est nuisible au fonctionnement d'une société cohérente.
Jusqu'au début du XXème siècle les "vieux" ne dépassaient pas 65 ans, depuis la nuit des temps la moyenne de vie c'était entre 35 et quarante ans jusqu'au XV ème siècle puis 50 à 55 ans du XVI ème au XIXème siècle.
Je suis féru d'Histoire et ce que je constate à travers les âges s'avère la réponse à ce qui se passe aujourd'hui, on peut donc comprendre que c'était prévisible.
Il faut bien entendu prendre mes propos avec modulation, j'avais préparé une thèse sur le sujet, thèse qui est restée dans mes cartons et que j'avais écrite pour un copain qui était étudiant en sciences politiques à la Sorbonne, il y a bien longtemps.
En fait Attali révèle publiquement ce que beaucoup de scientifiques pensent et envisagent depuis longtemps.
L'effondrement d'une société c'est de garder ce qui ne lui sert plus, mais c'est pour tout comme ça, sauf que là ça touche l'humain et la vie qui, de toute façon, s'arrêtera bien un jour.
Ce qui se révèle aujourd'hui c'est la peur de la réalité, c'est un peu court à écrire sur une réponse de Mail mais je ferai une page de blog sur le sujet.
Mon brave Alain il y a longtemps que nous devrions être repartis, ça dérange parce que ça inquiète.
Nous sommes les miraculés de la longévité qui est aussi un "essai" scientifique inconnu.
Sans la médecine moderne il n'y aurait pas 5% d'entre nous encore vivant à nos âge, c'est juste une réalité qu'il faut admettre.
Bonne journée tout de même."


Il y a des tas de choses comme ça que j'avais déjà suspecté et sur lesquelles j'avais écrit quelques essais, restés sans suite parce que ma voie n'était pas la bonne pour ce faire. Déjà mes lectures du moment m'interpelaient, j'aime bien résumer ce qui en ressort, pas besoin d'être érudit pour écrire, juste en avoir envie.

Dans ma réponse je marque "c'est une pute ce mec" parce que c'est mon opinion personnelle, il fait partie de ces opportunistes qui se gavent en profitant du courant et des connaissances, dans ce milieu naviguer n'est pas difficile, ce qui est difficile c'est d'y entrer.

Attali je ne l'aime pas beaucoup mais ça reste un homme instruit et intelligent, je retrouve souvent, à travers ses manifestations diverses, parlées et écrites, ce que je pense moi-même, juste qu'il politise sa position pour en tirer profits mais dans cette société pourrie c'est celui qui a les plus grandes dents qui bouffe les autres, il l'a bien compris, il l'exploite et en profite. 

D'ailleurs je préfère Attali à Bernard Henri Lévy qui, lui, dégueule sur les autres sans distinction et qui a fait un petit article me concernant parce que ça ne sert pas sa politique ni sa façon de voir qu'il pense unique.

Bref, le problème des vieux c'est effectivement un problème.

 

Photo libre de droit - https://fr.freepik.com/

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Être vieux, ou vieille.

Ça se résume en peu de choses : On est vieux, du moins catalogué comme tel, quand on ne sert plus à rien. Quand on est jeune, plein de vie et en bonne santé générale, on n'a une envie folle de pouvoir être rapidement en retraite pour pouvoir jouir du temps qui reste, en divertissements et détentes par des voyages, des sorties.

Sauf que, quand on arrive à l'âge de la dite retraite la jeunesse s'en est allée, les maux nous assaillent et la vivacité n'est plus qu'un souvenir ; sauf peut-être pour ceux qui sont nantis et qui ont la chance d'avoir un métabolisme et les moyens financiers les mettant à l'abri, provisoirement, de ces maux.

À partir de ce constat, et quand on est dans le contexte de la vieillesse, rester en vie quand on ne sert plus à rien ça n'a plus aucun sens. La vie c'est un objectif. La finalité c'est la disparition.

Aussi, avoir l'esprit jeune mais subir l'évolution du déclin demande à ce qu'on tente d'y pallier, par des activités physiques, intellectuelles ou en restant le plus possible actif afin de s'auto-persuader qu'on est encore utile à la société, ce que je fais pour justement rester dans la société active.

Si on ressent le besoin de rester utile à la société c'est parce qu'on sait, une fois vieux et à la retraite, qu'on bascule dans la finalité de la vie, garder une activité professionnelle, garder une activité sexuelle, garder une activité cérébrale et intellectuelle, c'est pour se persuader qu'on est toujours là et on le fait savoir pour ne pas être oublié, on le sera bien assez tôt. 

Le plus beau, c'est que ce sont les jeunes qui nous rendent rapidement vieux, dès qu'on passe un cap, un certain âge, la prévenance dont on fait l'objet de leur part révèle la place qu'on occupe, soit les jeunes — souvent la famille proche — sont soucieux de notre bien-être, prévenants à l'obsession, soit ils casent les vieux dans des établissements spécialisés, les fameux Ehpad, qui ont remplacé les hospices de vieillards d'antan mais à des prix explosifs pour des prestations de merde.

Comme je l'induis dans ma réponse à ce copain, il n'y a pas si longtemps qu'on découvre les conséquences de la vieillesse, surtout que le baby-boum a apporté beaucoup d'enfants dont une partie majoritaire est encore en vie aujourd'hui, alors qu'il n'y a qu'un siècle à peine ils seraient presque tous morts dans le même laps de temps.

 

Les vieux et la société

Surpopulation.

Ceux qui me suivent depuis longtemps auront pu noter que j'ai déjà fait quelques pages concernant la surpopulation et ses conséquences, les seuls et uniques responsables de la surpopulation c'est la médecine moderne et l'arme nucléaire.

La science, comme ils disent ; sans cet avantage, qui s'avère finalement être un inconvénient majeur, la population mondiale ne dépasserait pas plus qu'avant l'âge d'une soixantaine d'année, tout comme l'arme nucléaire qui a freiné les conflits destructeurs par sa capacité à faire peur. Pourtant la pire des armes, c'est la surpopulation, elle est autodestructrice. Nos élites et nos scientifiques l'ont bien compris depuis longtemps.

Sans rentrer dans la polémique planétaire actuelle, qui voudrait qu'une élite élimine une partie de cette population, il y a une transformation inconsciente des mentalités qui tend vers cette solution, ce qui ne m'étonne pas parce que ça fait des années que je pressens qu'il y aura forcément, un jour ou l'autre, une élimination de population par la nature, l'homme est aussi un objet de la nature qui peut éliminer l'homme ; tout comme je reste persuadé que si on n'avait pas fait un battage médiatique phénoménal concernant cette mauvaise grippe — une de plus — il y aurait eu, comme pour les autres épidémies ancestrales, une surmortalité résurgente, périodique, qui aurait eu au moins l'avantage de clairsemer une population sur le déclin de ne plus savoir admettre notre précarité vitale.

Alors bien entendu tout cela ça sert aussi pas mal de monde, les politiques, les scientifiques et les financiers ; la richesse des financiers c'est la pauvreté des peuples, celle des scientifiques c'est d'avoir l'occasion de pouvoir expérimenter ce qui est nouveau, celle des politiques c'est de soumettre pour servir les deux précédentes.

Quand nos présidents successifs tendent à vouloir tirer bénéfices des vieux, parce que Monsieur Macron n'en est pas l'innovateur, c'est bien parce que justement ils ne rapportent plus d'être devenus inactifs, mais ils sont aussi, pour une part non négligeable, possesseurs de biens divers qui pourraient servir la société si c'était préhensile de leur vivant. Les morts partent tous à poil.

Les retraites, payées par la société mais qui découlent aussi d'un crédit alimenté par les vieux, quand ils étaient actifs, représentent des sommes importantes, alors même si ce n'est qu'une partie négligeable des dépenses publiques, tous les pays du monde, la plupart surendettés, verraient bien voir disparaitre cette population vieillissante, il ne faut pas se voiler la face ni faire l'autruche. 

Une population active qui part à la retraite de plus en plus tôt c'est un handicap social et économique, les conneries "Aubry" des 35 heures et la politique de gauche de la retraite à 60 ans ont été des erreurs monumentales, pourtant Monsieur Attali était dans les petits papiers à Mitterrand, autre homme intelligent et calculateur qui nous l'a mis bien profond.

La fuite en avant d'une population au renouvellement incessant et exponentiel c'est le mur dans lequel se précipite l'humanité, la presque totalité de nos problèmes actuels, énergie, alimentation, dérèglement climatique, n'est que du seul fait de la surpopulation, rien d'autre.

L'acharnement à la vie c'est l'espoir utopique de dépasser la mort, ce qui est impossible mais tout a été fait durant des décennies pour faire croire que la longévité humaine c'est le paradis ; pour la plupart des vieux c'est plutôt l'enfer.  

Nous sommes face à un grand point d'interrogation, comment enrayer cette destruction programmée ? En faisant en sorte que l'humain ne dépasse pas une certaine limite d'âge, c'est-à dire la vie tant qu'on est utile à la société, et c'est là que je m'interroge sur l'opportunité de ces massives dispersions de produits divers, virus, maladies à retardement, etc., par des moyens supposés utiles. De persuader des peuples que le mal qu'on leur fait c'est pour leur bien, ça marche toujours. 

À méditer. En ce qui me concerne, disparaitre ne m'inquiète pas, ça fait partie de la vie ; ce qui est plus à prendre en compte, ce n'est pas de faire disparaitre les plus jeunes, c'est de laisser faire la nature en ne permettant plus de faire vivre ce qui ne le peut pas, les scientifiques qui me lisent sauront de quoi je parle.

Très bientôt, une page politique locale pré-présidentielle.

Bonne soirée à tous.

 

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