Le mental, ça va ?

Publié le par François Ihuel

 

C'est une question qu'on m'a posé récemment,

alors bien sûr je m'interroge.

 

Le mental, ça va ?

Bonne question.

J'aurai dû m'en douter en fait.

Il est vrai que depuis des décennies qu'on me gratifie de quelques mots parfois excessifs je me devais aussi me poser la question de savoir si effectivement c'est justifié ou pas. En fait ça dépend des mots, du contexte dans lequel ils sont prononcés, voir jetés, de celui qui les profère, des circonstances et autres critères trop nombreux pour que je les énumère tous.

Certains de ces mots sont justifiés, je les prends avec philosophie - quand elle m'accompagne (non rien, c'est une connerie) - le temps m'ayant appris que parfois on est la cause directe de ce qu'on nous attribue sans pas forcément le savoir, du moins le deviner.

Par exemple si je me fait traiter de connard je me dis que quelque part il y a une part de vérité puisqu'on est toujours le con de quelqu'un qui est lui même le con d'un autre également le con d'autres etc. le tout sur l'ensemble de la population mondiale, ce qui fait que la connerie est certainement la "matière" mentale le plus répandue sur terre 

Quand on me dit que je suis un débile je me pose la question de savoir si là aussi il n'y a pas une part de vérité sachant qu'il n'existe pas de norme sur le sujet, il y a le crétinisme, l'imbécilité, j'y ajoute la débilité qui me concernerait, après tout il ne m'appartient pas de me juger ni de me donner une note.

J'ai bien quelques références passées qui sont d'ailleurs aux antipodes les unes des autres, entre autres : alors que j'étais jugé pour une de mes conneries passées, l'avocate de la partie adverse avait signalé au président du tribunal que j'étais d'une intelligence nettement supérieure à la moyenne d'après les experts psychiatriques, ce qui m'avait amusé puisque j'ai une sainte horreur qu'on me passe la pommade mais c'était sa stratégie pour m'en mettre plein la gueule, son client, celui que j'avais un peu amoché, ayant la prétention de tirer le maximum de fric fonction de l'ordonnance finale de jugement, ce qui est la presque totalité des plaignants, non pas pour obtenir la vraie justice mais juste le blé qui accompagne. Au tribunal j'y suis allé pas mal de fois, jamais comme plaignant, toujours comme accusé, de bricoles et de conneries puisqu'à ce niveau j'ai de quoi me vanter, la plupart du temps pour des bastons et les conséquences qui en découlent, puis d'autres conneries, mais il y a longtemps, je ne suis d'ailleurs fiché nulle part.

D'un autre côté, durant mon enfance et mon adolescence, j'ai tellement entendu que je n'étais pas normal, différent des autres - lesquels !!! - que j'ai fini par me faire à l'idée qu'effectivement le fait d'avoir une case de vide faisait qu'on me le ressassait au cas où, justement à cause de cette case de vide, je ne m'en sois pas rendu compte ; en fait si, j'ai vite réalisé que mon comportement et ma façon de vivre ne correspondaient pas à ce qu'attendent ceux qui m'observent, toutefois je me demande si d'avoir changé mon comportement ou ma façon d'être aurait changé quelque chose pour eux, ce qui fait qu'on m'a toujours reproché d'être anormal sans me préciser de quoi ni ce que ça allait apporter aux autres. 

Je le sais que je suis anormal, ne serait-ce que ma rebellion chronique, par exemple quand quelque-chose ne va pas j'en fais état, je m'en plains, surtout quand on me met au pied du mur et que je m'insurge d'une situation qu'on m'a caché, surtout dans le domaine du locatif - j'ai eu avec FONCIA à Briançon quelques échanges houleux - sauf que je préfère passer pour un emmerdeur qui demande des explications que pour un pigeon bon à plumer et qui ferme sa gueule, en fait je fermerai ma gueule quand je cesserai de vivre, donc sauf erreur il me reste encore quelques années pour emmerder le monde. 

Je préfère donc passer pour un casse-couilles que pour un minable. 

Des insultes et des sobriquets j'en ai eu ma part, surtout dans le transport sur Paris où sur les dizaines de millions de personnes que j'ai transportées quelques-unes m'ont gratifié d'insultes diverses et de reconnaissances ignorées, "sale con, connard, grosse salope, ordure, putain de ta race, enculé, pédale, etc., un vocabulaire nourri qui fleure bon la société concentrée dans un milieu qui s'y prête. Je me dis que si seulement j'avais pu avoir une pièce de un franc - même pas en euro - à chaque insulte reçue j'aurais assez aujourd'hui pour me payer le château de Versailles qui d'ailleurs n'est pas à vendre.

Alors entre un Avocat qui prétend que je suis d'une intelligence exceptionnelle et la déconsidération qu'ont certains de mes capacités mentales je choisi le juste milieu, faire les deux, être un débile intelligent doublé d'un intellectuel ignare.

D'ailleurs je suis en train d'écrire un livre sur ma connerie, mais comme il y a beaucoup à dire il ne sortira pas aussi vite que mes autres livres même s'il est paradoxal d'être un parfait abrutit ignare incapable de quoi que ce soit sauf d'écrire bien que ce soit accessible à tout le monde.  

Comme je traite de tous les sujets au gré de mon inspiration il est fort probable que ça révèle aussi une forme d'anormalité.  

 

Le mental, ça va ?

Les paradoxes.

Quand j'écris qu'on me trouvait plus intelligent que la normale je sais des lecteurs qui vont se dire "il ne se prend pas pour de la merde" bien que ce ne soit pas moi qui l'ai affirmé, ce sont des psychiatres juridiques mais je me méfie de ces gens qui semblent savoir ce qui se passe dans le cerveau des autres sauf dans le leur, ce qui interroge. 

Le grand public - le petit aussi d'ailleurs, pourquoi toujours le "grand" ! - va donc considérer que je suis anormal de prétendre approuver ce que des spécialistes affirment, il va falloir le prouver, certifier qu'effectivement je pourrais éventuellement avoir quelque-chose en plus qui déterminerait cette affirmation médicale du mental.

Si ce sont d'autres personnes qui l'affirment, même spécialistes, on va douter, se dire qu'il faut d'autres expertises pour en être à peu près sûr mais jamais complètement certain, il faut laisser la part au doute.

Par contre si n'importe quel guignol déclare en public que je suis un enculé alors là tout le monde va le croire sans même avoir besoin de le prouver, il n'y a pas de doute possible ; c'est ça qui est bien dans la société, si on a quelques chances d'être considéré c'est toujours douteux, par contre pour être déconsidéré c'est presque toujours unanimement collégial, instantanément.

En fait d'être un enculé, un vrai bien sûr, pas péjorativement, c'est à dire en prendre une belle et bonne à bien fond - je ne précise pas, le reste c'est dans mes livres "ADHOMO", crudités à tous les étages et branlettes possibles pour les adeptes en évitant d'encoller les pages - même si c'est une turlutte ça reste dans le domaine du fondement parce qu'au moins de ce côté là on peut encore s'exprimer, de l'autre côté parler la bouche pleine pose quelques problèmes, donc être un enculé, anal ou buccal,  nous classe dans la catégorie des gens qui sont à éviter. 

C'est souvent qu'on entend "fait gaffe à ce mec, c'est un gros enculé", comme si le fait de se faire enculer pouvait porter préjudice à un quelconque observateur qui finalement n'a rien vu, rien constaté, juste qu'on lui a dit que je suis un enculé, ça lui suffit pour le croire.

Bizarrement je n'entends jamais ce compliment si ça concerne une femme !

Vous voyez bien que je ne suis pas normal à écrire des conneries pareilles. 

 

Le mental, ça va ?

Schizophrène ?

Je me suis aussi posé la question, après tout il m'arrive de parler tout seul, je n'en suis pas encore à répondre à ma petite cuiller quand elle me parle mais je suis attentif à ce qu'elle me raconte, la solitude engendrant l'auto-dialogue il faut un auditoire ; évidemment un chat ou un chien ce serait mieux mais ça ne répond pas non plus, l'avantage de la petite cuiller c'est que ça ne laisse pas de poil, pas besoin de la sortir ni de la nourrir puisque c'est elle qui s'en charge, en fait c'est un gros avantage et puis c'est plus vite lavé que de faire prendre un bain à un Montagne des Pyrénées.

Savoir si d'avoir été réincarné dans un personnage loufoque n'apporte pas ce genre d'avantages ! Parler aux objets en attendant une réponse incertaine, Jeanne d'Arc a bien entendu des voix ! Il est vrai qu'elle gardait des moutons - du moins c'est ce que la légende raconte - savoir si ces derniers n'étaient pas doués du droit de réponse !

Mais je n'en suis pas encore aux visions, d'ailleurs je n'ai jamais vu la vierge, du moins pas celle qui fait la une des livres religieux, je me contente de mes DVD dont certains avec des anciens vierges plus trop vierges mais ayant de l'expérience, c'est moins captivant mais au moins de regarder des visions transmises par ondes c'est plus réaliste. Maintenant savoir s'il n'existe pas effectivement des visions autres ! Si en plus elles s'expriment ça va être le régal des psychiatres.

Bref, de me prendre pour moi-même en me posant des questions c'est peut-être de la schizophrénie, il va d'ailleurs falloir que je m'interroge pour savoir si je fournis aussi les réponses si toutefois je me réponds, auquel cas je vais avoir la solution à tous mes problèmes pour peu que les questions soient accessibles à mon double. Ce qui fait que depuis que je suis deux nous nous sentons moins seuls.

Pour ceux qui se poseraient aussi des questions concernant la place que j'occupe vis à vis de mon entourage familial qu'ils sachent que mes gosses me connaissent et qu'ils ont l'habitude, c'est un avantage de savoir des autres membres de la famille ce qu'ils sont et surtout de s'en accommoder, parce que là aussi on m'a posé la question.

Bon, ça va pour ce soir, je livre tout d'un coup, vous faites le tri et vous me tenez informé.

En fait c'est peut-être vrai que je ne suis pas normal mais putain que j'aime ça. 

Bonne soirée à tous et gaffe en vous posant des questions, restez à l'écoute, on ne sait jamais.

 

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Publié dans Folie douce

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