Quel journalisme ?

Publié le par François Ihuel

 

Un si beau métier détruit par beaucoup de ceux qui s'en répondent. 

 

Quel journalisme ?

Première approche.

Dès ma plus tendre enfance je me suis fais une idée du journalisme à travers divers supports, le premier ce fut les aventures de tintin, ce reporter presque juvénile a été une sorte de détonateur pour moi, déjà le contexte de l'époque, dans ces années 1950/60 j'étais un peu bousculé par les évènements de l'époque sous la présidence René Coty, la guerre d'Algérie, l'OAS et les bombes qui explosaient dans divers coins de Paris, puis le fait que j'habitais une caserne de gendarmerie, puis d'avoir vu des défilés de manifestants arabes demandant l'indépendance de ce pays qui n'était alors qu'un département français. 

Au même titre Zorro était la référence des enfants de ma génération, très loin du contexte actuel la télévision n'avait qu'une seule chaine, que certains nommeront plus tard et par dérision "la chaine à De Gaulle", que peu de famille avait la chance de recevoir à travers un poste de réception qui s'appelle un téléviseur, vite transformé en télévision alors que la télévision c'est l'ensemble de tout ce qui permet de transmettre une image, bien entendu en noir et blanc et un poste pour l'ensemble de la caserne dans laquelle mes parents étaient logés, puisque mon père était gendarme ; les gosses de ces familles de gendarmes avaient donc l'autorisation le seul jeudi - jour de congé scolaire à l'époque - de regarder les émissions choisies par le commandement de cette gendarmerie, les gosses de mon âge se réunissaient donc dans la salle d'étude de cette caserne, assis sur des bancs nous n'en perdions pas une miette. Je me disais déjà que de pouvoir raconter la vie à travers ce petit téléviseur ce serait informer les gens sur ce qui se passe. 

C'est donc dès l'âge de six ans que j'ai découvert la télévision avec Zorro, puis j'ai découvert Tintin, au même âge dès que je suis allé au catéchisme, grâce au curé qui nous passait des images fixes directement sur un mur, blanchi à la chaux, à l'aide d'un projecteur de diapositives, c'était pour moi, à l'époque, quelque chose d'extraordinaire. Je me suis donc fait une idée précoce de ce qu'est un journaliste bien qu'avec du recul on réalise que le reporter tintin ne dépend d'aucun journal ni média quelconque, sauf défaillance mémorielle je ne le vois jamais dans le contexte d'un grand journal bourdonnant d'activités. Je perçois plus facilement le côté "fouille-merde" de ce reporter en herbe que le journaliste tel que la définition le décrit. 

Rapporter des informations afin de les divulguer au public pour l'informer des évènements divers c'est à mon avis un très beau métier, très captivant ça permet d'être aux premières loges mais aussi dans des situations de risques certains. Je ne peux m'empêcher, aujourd'hui, de considérer que chaque journaliste a son côté "fouille-merde" qui consiste à aller chercher plus que l'information réelle qu'on veut bien lui donner, mais cette particularité d'aller fouiller un peu partout, des fois loin, même très loin au risque de sa vie, est indissociable de cette profession, il est donc logique que la rémunération soit à la hauteur bien que certains débordements soient perceptibles dans certaines circonstances. 

Malheureusement je réalise, sans être du métier, que les dérives ont détruit l'esprit profond du journalisme pour en faire un outil de propagande souvent malsaine. Il est vrai aussi qu'en politique pour pouvoir percer il faut se faire connaitre, c'est l'avantage des gens fortunés qui ont les moyens d'acheter un journaliste, voire un journal entier. On a de plus en plus d'exemples de personnages qui, pour s'enrichir, sont prêt à raconter de tout et n'importe quoi, de là la dérive et l'exploitation du journalisme à des fins bien lointaines de la déontologie de ce beau métier.

 

Quel journalisme ?

Salle de rédaction d'il y a longtemps. (Photo Internet)

Il est réel que ça n'a absolument plus rien à voir avec ce qui est aujourd'hui à l'heure de l'informatique, plus besoin de pellicules photo encombrantes et chères, plus besoin de se déplacer à la rédaction pour déposer un article et remettre des photos en espérant qu'elles ne sont pas ratées, plus besoin de jouer des coudes avec d'autres journalistes pour ramener le premier une nouvelle sensationnelle qui tombe parfois, maintenant tout passe par Internet, c'est un bien mais c'est aussi un mal, la précipitation entraine des erreurs, pas facile de vérifier une information, la presque instantanéité a ses revers.

Je ne vais pas me plaindre de ces avancées technologiques, j'en use très largement pour l'édition de mes livres, si j'écris tout moi-même en intégralité en ne me servant que de mon clavier d'ordinateur, ce qui est finalement le plus long et le plus fastidieux, je peux transmettre mes manuscrits directement à mon éditeur et correspondre instantanément avec mon biographe, les corrections diverses et les relectures des ouvrages permettant de sortir un livre tous les trois mois, dans un contexte ancien il faudrait facilement le double et des frais postaux importants, je m'étais un peu essayé dans la correspondance de quelques articles de mon cru vers des journaux locaux, en Bourgogne particulièrement, mais ma novicité dans ce domaine a fait que je n'ai pas été retenu sur des articles ayant pourtant une certaine importance, j'ai aussi vite réalisé que de mes articles sont sortis des "copies" presque conformes à mes articles, bizarrement au même moment, juste que des journalistes sur place à la rédaction ont repris mes textes, les ont un peu modifiés afin de les faire paraitre, preuve qu'ils n'étaient pas dénué d'intérêt.

Au pire aller je m'en fous puisque d'écrire un article c'est d'abord à destination du lecteur, donc qu'il sorte d'une façon ou d'une autre importe peu sauf que je me suis fait voler mon travail qui a profité à d'autres qui ne se sont pas donné le mal de "pondre" mes articles ainsi transformés. D'autant que je ne voyais pas le côté lucratif de ce travail mais son aboutissement, à savoir être lu pour informer. De la même façon j'aurai pu "vendre" mon "reportage" télé quand TF1 est venu m'interviewer chez moi, toujours en Bourgogne, sur une grave agression ayant eu lieu à la RATP et dont j'ai été témoin direct. Je me suis souvent posé la question de connaitre de l'état d'esprit qu'il faut avoir pour faire du journalisme, parce qu'à travers ce métier on plonge de plein pieds dans l'inconnu, on rentre souvent dans l'intimité des autres ; il y a une sorte de délectation à pouvoir s'introduire là ou les autres ne peuvent pas, je suppose là l'école du journalisme, la délivrance d'un "diplôme" et quelques autorisations diverses pour sortir des rangs dont une qu'on appelle "carte de presse".

Il apparait que ce dernier sésame ait un certain pouvoir, du moins suffisamment pour accéder dans l'interdit, c'est aussi une forme de passe-droit si j'en crois ce que j'entends parfois, à tel point que la légalité est bafouée, que la réglementation devient désuète, jusqu'à pouvoir assimiler banditisme et journalisme dans certaines circonstances. Il serait incongru de faire le rapprochement du journalisme avec politique alors que c'est exactement ce qui se passe. Dès lors que le journaliste est politisé il n'a plus sa place dans la société en tant que tel, il devient une arme au service d'une cause, il suffit d'y mettre le prix. Tout s'achète.    

Et puis le journaliste modèle d'aujourd'hui se doit d'avoir une tendance politique marquée et surtout reconnue, là aussi ça s'achète. Ça s'achète à tel point que le montant d'un chèque va dépasser l'amour propre et l'honneur de certains, jusqu'à passer outre la déontologie de la profession, il sont si nombreux, trop nombreux ; et puis il y a aussi la carrière, s'il est facile d'acheter un journaliste il est tout aussi facile de le démolir et de mettre fin à sa carrière, un ancien n'en sera pas spécialement affecté, je pense à PPDA de TF1 que sarkozy a "viré" via le directeur de cette chaine parce que la prétention et l'impudence, qu'il semble trouvez chez les autres, de ce président en CDD a fait qu'il n'a pas supporté une allusion somme toute banale et qu'il aurait fallut prendre à la plaisanterie.

Le gros problème, quand on entre dans certaines catégories, c'est qu'on ne peut plus en sortir sans dommage sauf se plier aux injonctions diverses, cet esclavage de fait rend impossible la réalisation d'un rêve ou d'un objectif, ceux qui se prostituent à vouloir servir un maitre qui se sert d'eux sont donc dans l'obligation de continuer dans le mur. Ces journalistes corrompus n'ont plus rien à voir avec ce beau métier, ils ne sont même pas l'ombre de ce qu'ils prétendent être et ne subsistent dans leur place que protégés par ceux qui en ont fait leur jouet.  

Fort heureusement il a les autres journalistes, les vrais, ceux qui ne sont pas tombés dans le panneau, ceux qui sont fiers d'exercer leur métier en toute transparence, ceux-là on les musèle, on tente de les faire plier, d'abord en voulant les acheter, puis en faisant des pressions, puis des menaces. Aucun de ces critères ne venant à bout de leur honneur et de leur détermination ils sont purement et simplement censurés, c'est une spécialité d'État la censure puisqu'un monopole réservé à ceux qui s'autoproclament détenteurs de la seule vérité, la leur. 

Et puis il y a les journalistes opportunistes pondus par un État aux abois n'ayant aucun scrupule à propulser vers le haut des médias télévisés certaines nullités "médicales" incapables de percer autrement qu'en trompant leur monde, faisant fi de toute déontologie et respect ils sont les minables médecins au rencard qui ne valent pas plus que les politiciens qui les exploitent ; je respecte, et de loin, bien plus un simple balayeur de rue qui lui, au moins, sert à quelque chose. 

J'ai été très satisfait de l'exposé d'un journaliste que je connais, m'ayant autorisé à diffuser son texte le voici à la suite. 

 

Quel journalisme ?

D'aucuns diront qu'il y a derrière le journalisme une puissance inféodée à l’État pour inculquer au commun des mortels ce que le gouvernement désire et ce qu'il doit être dit. Fort de cela, certains journalistes confondent aisément l'information réelle avec l'information dirigée. Comment ne pas s'en apercevoir avec tout ce qui gravite comme désinformations autour du coronavirus. Alors que d'éminents spécialistes en virologie poursuivent leurs recherches en publiant régulièrement leurs découvertes sur des éditions scientifiques mondiales, la presse s'empare d'éléments qu'elle ne maîtrise pas. Le fac news, littéralement "fausses informations," prend là toute sa valeur. Rattrapés par leurs impostures souvent dues à un surdimensionnement de leur ego, un manque d'information et une déontologie inexistante, certains médecins-journalistes ont dû donner leur démission. Nous sommes la devant la médecine partisane qui dit n'importe quoi au risque de désinformer, ou pire, de priver les patients de médications qui pourraient les sauver. Les grands infectiologues et scientifiques actuels, se trouvant décriés et calomniés par une classe de médecins complètements corrompus par les propositions financières pharmaceutiques qui leurs sont proposées. En échange ces laboratoires pharmaceutiques demandent à ces médecins médiatisés une lutte acharnée à détruire tout produit qui pourrait les remplacer.


Lorsque j'étais membre du club de la presse, je côtoyais des journalistes de la presse écrite, qui, ouvertement, adaptaient leurs papiers en fonction de la couleur politique de leur journal. Quelque soient les journaux, allant de l'Humanité au Figaro, la description d'un évènement était juste, mais la façon de la formuler était propre à la coloration politique du journal. On appelle cela la tendance. Actuellement quel que soit l'événement sa description immédiate est tendancieuse. Le but est d'amener le téléspectateur à admettre ce que l'on dit, quitte à flirter avec la désinformation. Ce phénomène actuellement répandu dans beaucoup de médias nationaux, fait que l'auditeur, le lecteur, ou le téléspectateur, est en présence d'une information biaisée par l'état ou par l'idéologie propre des chaînes et presses écrites. L'information est gérée par des groupuscules qui ont une idéologie arbitraire et qui font la loi par la finance. Par exemple l'excellente émission de "Zemmour et Naulleau" sur Paris Première s'est vue privée subitement de publicités. Motif :" Propos anti islamique d'Éric Zemmour." Comble de l'humour, cette émission est tellement regardée que l'audimat crève les plafonds et les publicistes, perdant de l'argent, veulent reprendre leur diffusion. Ils ne peuvent pas. Les annonces sont gérées par le "Sleeping Giants".


D’importation américaine, comme souvent en matière de dérive idéologique, le “Sleeping Giants”, créé lors de l'avènement de Trump au pouvoir, forme un réseau de cyber-activistes décidés à museler la parole sur les informations télévisées et s'étend maintenant sur internet. Leur méthode : organiser l’assèchement financier d'émissions télévisées, jugées à leur goût réactionnaires en faisant pression sur les annonceurs. Autrement dit, c'est une censure internationale, dictatoriale et arbitraire qui veut gérer un état d'esprit. Chaînes télévisées et presses écrites, obéissent par peur de ces représailles financières. Par corolaire les journalistes aussi. Notre presse écrite et télévisée se retrouve dans l'obligation de diffuser des articles prescrits par des lois médicales, politiques, religieuses et des lois adaptées à la bien-pensance qui ne sont que des affabulations et des informations sous influence. Seul un gouvernement responsable, fort et magistral peut empêcher cela. Aux prochaines élections il va falloir peut-être y penser !...


Jean-Philippe Mortier

 

 

Il n'y a rien à ajouter, tout est dit ou presque parce qu'en matière de censure l'État peut tout sauf le soulèvement du peuple, pas forcément par la force, mais par le nombre.

 

Plus il y aura de voix pour s'élever contre ces pratiques, qui nous privent de liberté chaque jour un peu plus, et moins nos dirigeants, en CDD ne l'oublions pas, ne pourront nous soumettre à leur bon-vouloir. 

 

Ayant quelques traitements médicaux assez lourds à subir, par des vrais médecins, je vais être moins assidu à mon blog, c'est l'affaire de quelques semaines, ne m'en veuillez pas si mes excès de fatigue à venir vous priveraient de quelques croustillantes pages, je vais faire de mon mieux. 

 

Bonne soirée à tous et à bientôt.

 

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