Les boulons de l'humanité

Publié le par François Ihuel

 

L'humanité en dérive

 

Les boulons de l'humanité
Les boulons de l'humanité

Rue Centrale.

À Briançon, mais c'est un peu partout pareil.

S'il est navrant de constater que parfois le zèle de certains employés ne soit pas excessif il est aussi à noter que parmi les humains une partie non négligeable se comporte de façon très primaire.

Et quand j'écris primaire je reste dans une plage de correction acceptable. 

Ce bac à fleurs situé rue Centrale, en bas du Chemin Vieux, qui attend des jours meilleurs afin de recevoir de quoi rendre ce lieu agréable à l'œil, sert de poubelle publique, il se trouve près de la boulangerie presque sous la boucherie Gonthier, on ne peut l'éviter. 

Des mégots, le fléau du monde moderne mais aussi quelques jeux à gratter déchirés.

Les jeux et moi ça fait deux, j'ai toujours eu du mal à m'expliquer comment des gens ayant des difficultés financières pouvait consacrer une partie de leurs finances à acheter ces conneries, il est vrai que l'appât de l'argent facile mais inaccessible c'est tentant pour ceux qui sont en difficultés, la boucle est bouclée.

Bref, ce n'est pas une leçon philosophique de société que j'expose mais une certaine catégorie d'humanité dont le comportement correspond parfaitement à leur niveau social et intellectuel. 

 

Les boulons de l'humanité
Les boulons de l'humanité

À quelques mètres

C'est en face du bar le QG rue centrale, au pied de la rue du Gal Rostolland, d'ailleurs ça se voit que c'est près d'un bar.

J'avais, il y a de nombreuses années et à de nombreuses reprises, suggéré que la municipalité impose aux différents débits de boissons la mise en place d'un réceptacle à mégot, ce qui est pratiqué de façon préventive par certains de ces établissements. 

J'ai fait, durant toutes ces années, diverses photos sur le fléau tabagique et ses conséquences environnementales, comme le jet incessants des mégots dans la gargouille de la vieille ville, donc la pollution de la Durance puisque les dites eaux, quand ça coule, se déversent directement dans cette rivière.

Depuis quelques semaines cet établissement est fermé comme tous les autres pour les raisons qu'on connait, ce qui prouve aussi que le zèle plus avant décrit trouve encore ici tout son sens puisque le nettoyage semble de ce côté là plutôt négligé. 

Les mégots, dont la destruction naturelle prend plusieurs années, sont donc en attente de ramassage par les services concernés sauf si, à l'occasion des plantations à venir, on les enfouis en guise d'engrais nocifs, plus rien ne m'étonne.  

Ce qui ressort de ces quelques photos pour cette courte page, c'est qu'une partie de l'humanité est basiquement primaire, sans aucune éducation ni respect pour les autres et l'environnement, j'avais déjà interpellé quelques personnes en flagrant délit de mégotage sauvage, la réponse est presque immuable, les employés sont là pour ramasser, ce qui dénote de la part de ces pauvres hères sans cerveaux un état d'esprit assez particulier qui confirme qu'une partie non négligeable de l'humanité, quel que soit l'endroit de la planète, est basiquement aussi évolué qu'un boulon, encore qu'un boulon serve à quelque chose. 

Il devient alors facile de mesurer à quel point cette humanité quelque peu attardée est malléable et pourquoi en ce monde tant d'irresponsables se trouvent à assumer des rôles divers en qualité d'élus sachant que parmi ceux qui les élisent il y a les boulons ci-avant décrits. 

Je me demande quel état d'esprit peut habiter ces cerveaux atrophiés pour ne pas réagir à leur réflexe de crasse chronique.

Putain, on n'est pas dans la merde. 

Je ne suis pas sorti exprès pour faire ces photos, c'est seulement en revenant de faire quelques achats, juste qu'en ces lieux il n'y a pas besoin de chercher pour trouver la merde, elle est à chaque coin de rue.

C'est ma petite crise écologique du jour. 

Bon dimanche à tous. 

 

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Publié dans Briançon et société

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