Sceptiques ?

Publié le par francois.ihuel15.over-blog.fr

 

Une évidence pour certains.

Une interrogation pour d'autres

 

Aller jusqu'au bout de la vidéo.

Bien évidemment je ne suis ni conseilleur, ni médecin, ni moralisateur, ni même emmerdeur ce qui semble pourtant être attaché à ma personne. (Bon, peut-être un petit peu parfois)

En fait je me fous royalement de savoir ce que vont devenir ceux qui se détruisent jour après jour volontairement, de la même façon je me fous de savoir s'ils sont dans une merde financière noire dont les causes sont majoritairement et justement ces dépenses de fric liés au tabagisme et à l'alcoolisme.

Laissons de côté ce dernier pour ne voir que les effets du tabac.

Dans mon entourage proche il y a des gens qui vont se sentir visés, dans mon entourage professionnel il va y en avoir qui vont aussi retrouver l'emmerdeur que je suis de souvent leur rappeler que leur intoxication c'est aussi la mienne quand je suis près d'eux par obligation.

Puis dans la rue certains vont peut-être découvrir que si des gens s'éloignent d'eux ou évitent de s'approcher c'est peut-être aussi à cause de leur nuisances dont d'ailleurs ils ne se rendent même pas compte, un fumeur ça pue, ça pue de la gueule et des fringues, je ne raconte pas les intérieurs d'habitations imprégnés de ces odeurs qu'ils ne sentent plus puisqu'ils ont détruit leur odorat, un fumeur invétéré aura toujours raison et trouvera toujours une raison pour contredire ce qui est pourtant une évidence, comme ceux qui me disent connaitre un ancêtre de 80 balais qui fume toujours, il est à remarquer qu'un seul sur plusieurs millions c'est un peu juste pour en faire référence mais c'est le raccourci dans la simplicité. 

Bref, que chacun s'autodétruise comme il l'entend ça ne me regarde pas.

Ce qui me regarde c'est ce que les non-fumeurs font subir aux autres de façon incontournable, même en plein air, même dans la rue, j'en suis même à éviter certains établissements devant lesquels des fumeurs en grillent une, accéder à un lieu en étant obligé de le faire en apnée c'est un exercice qui m'est devenu coutumier, de la même façon je ne vais plus dans certains bars et cafés puisque je suis obligé de traverser un nuage tabagique qui m'indispose, comme tout le monde le sait ce sont les plus gênés qui s'en vont.

Au boulot c'est pareil, les fumeurs sont dehors devant la seule issue d'un lieu où je suis obligé de me rendre en traversant ce nuage de nuisance ce qui me vaut parfois des quolibets et quelques remarques désobligeantes, une fois de plus ce sont les plus gênés qui ferment leur gueule.

Je passe outre puisque c'est aussi générateur de conflits verbaux ce que je préfère éviter, je me connais et je sais que si je dépasse mes limites je m'emporte facilement et deviens le contraire de ce que je suis habituellement.

C'est bien dire que le tabagisme ne touche pas que les fumeurs, c'est un fléau qui perturbe tout le monde.

Ce qui me navre c'est que parfois je me demande lequel de mes enfants je vais enterrer le premier, je vois chaque jour leur physique se transformer, se dégrader à cause de ce putain de tabac, de la même façon je m'en inquiète aussi pour les gens envers lesquels j'ai de l'estime, voir un ami cracher ses poumons en toussant comme un forcené c'est triste d'autant que si j'en fais la remarque on va aussi me faire comprendre que je suis dans l'erreur, l'excuse bronchite vient le plus souvent au secours verbal de ces tousseurs chroniques professionnels, juste que c'est une bronchite tabagique.

Puis bien d'autres excuses vaseuses et sans fondement, il est vrai qu'arrêter de fumer devient un calvaire mais il est très provisoire, quand on a goûté à la joie d'être enfin débarrassé de cette merde on voit la vie autrement et avec plus d'optimisme que de continuer à se dégrader physiquement et financièrement. 

C'est chiant ce que j'écris hein !

Je m'en doutais mais je continue tout de même.

Dans mon entourage proche, puis dans celui non familial, je constate des carences diverses de ceux qui s'adonnent au "plaisir" de s'autodétruire, carences financières surtout, qui ne permet plus de fonctionner normalement, ne pas pouvoir effectuer un achat indispensable, qu'il soit vestimentaire ou nutritionnel à cause de finances défaillantes, sauf pour acheter du tabac, je me dis que la limite est atteinte. 

J'en connais des wagons de ces gens continuellement dans la merde à cause de ces conneries destructrices.

C'est encore plus chiant !

j'm'en fous, je continue.

Ce qui est le plus choquant, du moins en ce qui me concerne, c'est d'être pris pour un con par ceux à qui je fais la remarque de ce qu'ils vont devenir, pour un peu c'est moi l'abruti complet qui ne comprend rien à rien.

Alors j'explique :

J'ai 69 ans passés, j'ai arrêté de fumer le 6 Juin 1981 après avoir commencé en Décembre 1967 à Pigalle quand j'étais "artiste" de cabaret, j'ai donc grillé des clopes pendant onze ans mais de façon intensive, certains milieux favorisant les excès surtout quand on est un jeune merdeux de 17 ans baignant dans une ambiance "festive" nocturne de clinquance et de picole facile. (Voir mes livres ADHOMO Tome 1 & 2)

J'ai eu une rechute de quelques mois en 1988 à l'occasion d'élections où j'étais tête de liste, l'entrainement de l'ambiance.

Un peu avant d'arrêter de fumer j'étais à deux paquets de gitanes par jour, à cette époque le paquet valait 3,60 francs, soit 0,55 euro de maintenant, sur un salaire de base de 2700 francs ça fait un rapport nettement moins nocif au porte-monnaie que maintenant mais c'est une autre histoire.

Si j'avais continué à fumer à ce rythme je n'aurai pas dépassé 50 ans, comme la majorité de ceux que j'ai vu disparaitre dans des états épouvantables, peut-être même pas parce que les javas fréquentes bien arrosées accélèrent le processus de destruction.

J'ai donc déjà gagné 20 ans de vie en parfait état de santé en dehors des maux à la con que tous les gens de mon âge trimballent. 

Dans la vie de tous les jours je vois beaucoup de monde, quand je transporte des élèves de primaire je sais tout de suite ceux qui ont des parents qui fument, les gosses en sont aussi imprégnés et là c'est tristement navrant.

Puis ceux qui tapent à peine 14 ans, pas encore finis ils détruisent déjà ce que leur corps construit en allumant la clope du matin à peine descendu du bus, quelle misère. 

Un fumeur régulier consacre en une année en moyenne deux mois de salaire d'un smicard pour acheter sa destruction, c'est colossal comparativement au niveau de vie, cette condition est aussi un facteur de calcul pour certaines autorités, savoir que se plaindre de ne pas parvenir à vivre correctement en consacrant un sixième de ses revenus annuels dans le tabagisme entre dans les statistiques qui déterminent ces facteurs de calcul du niveau de vie, ce que presque tout le monde ignore. 

J'échappe à ces problèmes d'avoir eu un jour la lucidité de me dire que de fumer détruisait mon mental, ma santé, mes finances et mon humeur, si ceux qui dépriment savaient à quel point d'éliminer un des facteurs de cette déprime peut apporter de bénéfique, ils cesseraient immédiatement.  

Je suis de plus en plus chiant !!! 

Bon et bien j'arrête d'emmerder les fumeurs.

Après avoir lu cette indigeste page allez en griller une en pensant peut-être qu'à travers ces lignes il y a certainement une interrogation.

Ce qui n'empêche pas mes relations qui fument de rester de bonnes relations que je ne dénigre pas, je constate. 

Bonne soirée à tous. 

 

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