L'évolution c'est moins vite et plus long.

Publié le par francois.ihuel15.over-blog.fr

 

Avec du recul on comprend tout.

Enfin presque. 

 

L'évolution c'est moins vite et plus long.

Gare de Briançon.

Hautes Alpes. 

Perchée entre 1200 et 1350 mètres d'altitude c'est une ville qui pourrait être agréable si elle était mieux gérée mais je ne vais pas y revenir, le pitoyable résultat est assez édifiant pour qu'on se pose des questions quand au devenir de ceux qui y habitent.

Ce que je vais tenter de développer partiellement - sachant que ce que j'écris n'est que le reflet de ma pensée et non un modèle de société - c'est comment en seulement 25 ans on a pu mettre à terre ce que nos ascendants ont mis deux siècles à construire.

Depuis l'ère de l'industrialisation le besoin d'évoluer se caractérise aussi par le moyen de se déplacer plus vite afin d'avoir plus de temps pour autre chose que des déplacements longs et contraignants, pourtant ce qui a été élaboré en ce sens ne sert plus à grand chose puisque le résultat est entravé par les moyens de réduire ce qui devait être augmenté. 

Il faut reconnaitre que de pouvoir se rendre à Marseille au départ de Paris en seulement trois heures et demi est une avancée non négligeable, les technologies évolutives ont donné des résultats encourageants qui ne sont hélas limités qu'à quelques lignes, la presque totalité des lignes SNCF existantes n'ont guère évoluées depuis 1950, il faut toujours sacrifier une journée complète pour aller de certaines villes importantes à d'autres toutes aussi importantes. 

Les préférences ont été axées sur les liaisons inter grandes villes en ignorant les autres, les pharaoniques sommes investies n'ont finalement favorisé que les citadins au détriment des ruraux qui sont laissés pour compte, ce sont pourtant des citoyens à part entière déconsidérés par ceux qui les "dirigent". 

Quand les chemins de fer ont commencé à devenir populaires et accessibles à tout le monde on a tracé des lignes de liaisons ferroviaires ayant pour centre Paris, il est vrai que la géographie accidentée de la presque totalité des régions françaises est pour beaucoup dans le choix de ces tracés, mais ça c'était il y a maintenant un siècle.

Depuis les technologies ont fait un bon prodigieux et presque tout devient possible à condition de le vouloir, pour vouloir il faut s'exonérer des préceptes politiques et du particularisme des "sectes" politiques qui ne veulent admettre que ce que chacune avance sans prendre en compte les autres, ce qui freine l'évolution ce n'est pas le manque de technologie mais le manque de cohérence et d'intelligence de ceux qui tentent de diriger le pays. 

Ce qui fait qu'en 1950 il fallait dix heures pour faire un Briançon-Paris et qu'en 2019 il faut douze heures pour faire le même trajet, comme qui dirait qu'il y a un bémol quelque part. 

Mais ce n'est pas un cas unique même avec l'avènement du tout TGV.

  

L'évolution c'est moins vite et plus long.
L'évolution c'est moins vite et plus long.
L'évolution c'est moins vite et plus long.

Briançon - Auxerre.

871 kilomètres par Paris.

En train 10h51 quand tout va bien, ce qui devient rare à la SNCF, plus de 14h00 par le train de nuit.

Coût 133,00 euros, passage par Paris obligatoire.

En voiture 5h24, 520 kilomètres par autoroute à partir de Grenoble sur routes dégagées et sans neige.

Coût 84,00 euros péages compris qui est équivalent au prix du carburant considérant une voiture essence, en diesel le montant du péage dépasse le coût du carburant.

Maintenant, considérant que c'est un itinéraire relativement compliqué à cause de la géographie accidentée du parcours on va voir sur des axes plus faciles et entre grandes villes. 

 

L'évolution c'est moins vite et plus long.
L'évolution c'est moins vite et plus long.

Grenoble - Bordeaux.

1170 kilomètres par Paris.

En train 7h34 quand tout va bien.

Coût 171,00 euros, passage par Paris obligatoire.

En voiture 6h00. 660 kilomètres.

Coût 124,00 euros péages compris dépassant le coût du carburant utilisé.

Temps de trajet avec peu d'écart, moins de contraintes en voiture.

Mais il  a plus énorme.

 

L'évolution c'est moins vite et plus long.
L'évolution c'est moins vite et plus long.

Lyon - Bordeaux.

1058 kilomètres par Paris.

En train 5h20 quand tout va bien.

Coût 170,00 euros, passage par Paris obligatoire.

En voiture 5h00. 550 kilomètres.

Coût 100,00 euros péages compris dépassant très largement le coût du carburant utilisé.

Temps de trajet avec peu d'écart, moins de contraintes en voiture.

Mais il y a encore plus énorme.

 

L'évolution c'est moins vite et plus long.
L'évolution c'est moins vite et plus long.

Clermont-Ferrand - Bordeaux.

1015 kilomètres par Paris. 

En train 8h00 quand tout va bien.

Coût 150,00 euros, passage par Paris obligatoire.

En voiture même pas 4h00. 375 kilomètres. 

Coût 63,00 euros péages compris dépassant très largement le coût du carburant utilisé.

Temps de trajet de moitié, moins de contraintes en voiture.

Mais il y a encore encore plus énorme.

 

L'évolution c'est moins vite et plus long.

Briançon - Toulouse par Paris.

1370 kilomètres.

17h00 de trajet.

Savoir qu'à Paris il faut changer de gare par les transport internes, c'est la galère pour ceux qui ne connaissent pas et à condition que les trains soient à l'heure.

Où ???

 

L'évolution c'est moins vite et plus long.
L'évolution c'est moins vite et plus long.

Briançon - Toulouse par Marseille.

620 kilomètres. 

En train 10h00 quand tout va bien.

Coût 81,00 euros mais pas de TGV.

En voiture même pas 6h20. 

Coût 100,00 euros péages compris dépassant très largement le coût du carburant utilisé.

Temps de trajet de moitié, moins de contraintes en voiture mais plus cher sauf prendre les nationales.

 

L'évolution c'est moins vite et plus long.
L'évolution c'est moins vite et plus long.

Limitations de vitesse.

Après avoir révolutionné la technologie automobile les constructeurs ont investis des milliards pour rendre performantes et sécuritaires les voitures, mais aussi les cars et les camions.

Plus les véhicules sont performants et sécuritaires moins ils peuvent rouler, c'est assez perturbant comme paradoxe. 

L'évolution automobile c'est l'exact contraire du but poursuivi, je doute de plus en plus que les restrictions dernièrement mises en oeuvre aient un caractère sécuritaire, on ne peut que constater les dégradations routières, ce n'est pas sans fondement, les sociétés autoroutières ont un poids énormes sur les autorités devenus larves, torves et presque ignares, ce n'est pas pour rien qu'on a laissé passer dans les médias nationaux que certaines nationales seraient mises sous tutelles de ces sociétés, VINCI en tête, juste attendre un peu que la pilule passe pour les rendre payantes, le rêve de ces sociétés c'est d'avoir le réseau français en entier à péage, c'est hautement lucratif et nos lavettes d'État n'ont que le profit comme objectif, le leur bien entendu, ils sont donc prêts à se prostituer pour s'enrichir.

Le plus beau c'est que ça passe toujours comme une lettre à la poste ou comme une bite dans le cul pouvu que la vaseline d'État coule en abondance. 

J'ai récemment écris au Président de la République pour lui induire une méthode plus efficace que les radars pour mettre à l'écart les cinglés de la route qui seraient la cause principales de la répression routière, du moins pour les autorités incompétentes puisque de laisser faire les malades du volant ça permet de conserver la matière première qui justifie des mesures lucratives mais parfaitement inefficaces. 

Je n'attends aucune réponse, mon insignifiance ne mérite même pas que je sois lu mais c'est juste par conviction.

L'évolution actuelle c'est la dégradation de vie dans presque tous les domaines même si la médiation d'État tend à vouloir prouver le contraire. 

Les impôts des français - détournés depuis des décennies pour des tas de conneries, pour la parade, pour acheter la paix civile et sociale, pour entretenir les parasites internationaux qu'on accueille en France comme si c'était des héros - auraient pu largement compenser les dégradations routières et l'améliorations des dessertes ferroviaires autres que les grands axes inter-villes d'ailleurs déficitaires à cause des complexités tarifaires et des frais de maintenance pharaoniques.

Les solutions économiques existent mais je doute que les élus s'y intéresse, ça ne rapporte rien à ces derniers, cette prouesse d'être toujours élus de ne savoir rien faire pour la population c'est la caractéristique de ceux qui se font enculer en disant merci et en en redemandant à chaque élection.

Quand celui ou celle qui sera à même de redresser le pays en satisfaisant la totalité de la population, toutes couches sociales confondues, sera élu la France relèvera la tête, ce n'est pas demain la veille. 

Quand on réalise que l'État et la SNCF ont dépensé des dizaines de milliards d'euros dans des structures qui ne fonctionnent pas on se dit que le plus dur est à venir.

Les infrastructures routières et ferroviaires manquantes sont les colossaux gaspillages de l'argent public, ce qui représente des centaines de milliards d'euros en trente ans alors que la dette du pays dépasse son PIB, c'est d'ailleurs cette caractéristique qui fait que la France est en fallite même si nos dirigeants, qui continuent à la faire grossir, se disent rassurant.

D'ailleurs quand on cherche à rassurer c'est qu'il y a danger. 

Tant qu'on aura des arrivistes et des nullités pour diriger le pays on n'aura que les épines des fruits qu'on paye sans en voir la couleur.

Bonne soirée à tous et à très bientôt pour autre chose. 

 

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