Place handicapé

Publié le par francois.ihuel15.over-blog.fr

 

Dans le vaste panel du handicap on trouve de tout, les vrais, les faux, les vrais faux et les faux vrais.

 

Place handicapé

La reconnaissance. 

Un handicap c'est une situation qui ne permet pas de vivre normalement la vie courante.

Le handicap est étudié par plusieurs personnes de plusieurs organismes, il est justifié par des certificats divers et une réelle incapacité, si minime soit-elle mais reconnu qu'à partir de certains critères et évalué sur une échelle dite.

C'est une procédure longue et compliqué, on n'accorde pas le statut de "handicapé" à n'importe qui, l'aboutissement est donc la justification de cette étude personnalisée. 

Il y a les handicapés légers et les handicapés lourds, ce qui justifie une reconnaissance afin d'adapter le fonctionnement de l'individu concerné fonction du degré de son handicap.

Je fais partie des handicapés mais dans la plus légère des évaluations, juste adapter mon poste de travail fonction du degré de handicap.

En ce qui me concerne c'est la manutention d'objet lourds qui m'est interdite, de la même façon l'adaptation de mon poste de conduite demande des véhicules souples et de manutention facile sans contraintes musculaires excessives, ce qui est dans la presque totalité des véhicules modernes d'aujourd'hui.

Je paye aujourd'hui mes excès d'hier, trop de charge lourdes portées, trop de manutentions intensives, trop de baston m'ayant un peu démoli. 

Je fonctionne donc presque normalement en faisant toutefois attention à mes mouvements et aux contraintes musculaires que certaines manutentions appellent.

Rien qui ne me gêne vraiment donc.

 

Place handicapé

Carte justificative.

Elle s'obtient en en faisant la demande afin de justifier d'un handicap dans des circonstances bien précises, précieux document pour certains, trophée pour d'autres, elle est utilisée parcimonieusement par ces premiers et abusivement pour ces autres. 

Elle ne justifie son utilisation que dans des circonstances bien précises, c'est à dire l'incapacité de pouvoir fonctionner dans ces cas là, ce qui justifie une aide, un équipement adapté ou une place préférentielle pour réduire au maximum les effets du handicap.

Je plébiscite donc les avancés en ce sens parce que les handicapés lourds sont très pénalisés dans leur fonctionnement. 

Les autres peuvent fonctionner sans aide ni adaptation spécifique dans leur fonctionnement, juste qu'il faut savoir que certains mouvement ou contraintes leurs sont impossibles. 

 

Place handicapé

Carte handicapé.

Je ne l'ai pas demandé parce que je n'en ai pas besoin, elle permet de bénéficier de certains droits qui, de façon logique, sont la résultante d'un fonctionnement civique sociétaire, c'est à dire le partage de la vie en société fonction de la place qu'on occupe dans cette société, laisser une place assise à une personne âgée, faciliter l'accès à divers endroits, aider à traverser une rue, aider porter une charge trop lourde, etc., le panel est immense.

Il est fréquent de constater le contraire mais on ne changera pas les mentalités pas plus que les comportements, c'est avant tout une affaire d'éducation et ça ne s'apprend pas seulement à l'école mais surtout à la maison et au sein de la société.

Dans la logique ça s'apprend aussi à l'école pendant les cours d'instruction civique mais je ne sais pas si ça existe encore, quand j'étais au collège c'était dans le programme mais ça remonte aux année 1965/1967, il est possible que ça n'existe plus. 

Cette carte, certains en abusent comme si le fait d'être handicapé ouvrait un droit indiscutable à être mieux considéré que les autres, c'est assez vicieux parce que le handicap c'est un problème d'organisation pour palier à un fonctionnement et non le droit de tout obtenir sur la simple présentation de cette carte que tout handicapé peut avoir, même les plus légers comme moi.

Je ne vais pas faire un récapitulatif de tout ce qui concerne le handicap, juste mettre en évidence certaines situations.

 

Place handicapé

Tout le monde connait.

Du moins tout le monde devrait connaitre, ou plutôt reconnaitre parce qu'il semble que certains de ceux qui connaissent en oublient vite la signification et l'utilité, j'entends par là qu'il ne suffit pas de savoir que c'est une place réservée, il faut aussi se rappeler qu'il faut la laisser libre pour ceux qui en ont un réel besoin, si je marque réel besoin c'est pour expliquer ce qui va suivre. 

Le réel besoin d'une place handicapé c'est de pouvoir en disposer pour permettre à une personne handicapée d'avoir un espace plus vaste pour sortir ou entrer dans sa voiture ou la voiture d'accompagnement pour ceux qui ne peuvent même pas conduire, de ce fait ces places sont plus larges pour permettre ces opérations parfois compliquées fonction de la nature du handicap.

Savoir aussi que le handicap mental ne priorise pas l'accès à une place handicapé, ce sont les gens physiquement diminués qui le sont, la majorité en fauteuil adapté d'autres équipés d'appareillage de marche spécifique, leurs déplacements sont très contraignants et parfois douloureux, on comprend donc la nécessité de leur faciliter les accès divers, raison de ces marquages au sol bien que parfois les municipalités soient un peu décalées en ce sens. 

Savoir aussi que les places handicapé des parties "privées" sont les plus squattées, il est en effet impossible à la force publique d'intervenir sur des espaces privés, grandes surfaces et autres du genre, ce qui se sait et est largement exploité. 

Pourtant.

 

Place handicapé

Vignette de stationnement handicapé.

Pas facile à avoir elle est réservée aux handicapés lourds, ceux qui ont vraiment nécessité de bénéficier de place spécifiques sur les parkings. 

Pourtant il y a une quantité non négligeable d'automobiles sous le pare-brise desquelles il y a ce macaron qui sert de passe-droit pour beaucoup, c'est même devenu une institution dans les grandes villes.

Il y a les faux macarons, une bonne photocopie fait l'affaire et rare son les agents qui y regardent de près, puis il y a les vrais macarons utilisés abusivement et c'est là le but de cette page. 

Hier matin, alors que je circulais sur la petite route qui longe la Guisane à Mônetiers-les-Bains, entre ces derniers et Pré Chabert, peu large, très utilisée par de nombreux piétons, il faut être prudent et rouler doucement. 

Juste avant le dos d'âne je m'arrête donc pour laisser passer des piétons qui se rendent sur les pistes, ces derniers, à peine engagés, un véhicule me double en trombe, son chauffeur mécontent d'être obligé d'attendre quelques secondes derrières un car arrêté pour une raison que ce chauffeur ignore, ce qui est déjà une faute puisque l'arrêt d'un car suppose des gens sur la route. 

Cette voiture bleue, qui fonce donc sans réaliser qu'un piéton peut surgir à tous moments, passe donc rapidement pour se garer quelques dizaines de mètres plus loin sur la seule place handicapé de la station aux pieds des pistes. 

Confronté journellement à ce genre d'attitude débile et dangereuse je passe outre, c'est des dizaines de fois par jour ces comportements dangereux et totalement irresponsables. 

Je constate donc, durant cet arrêt pour charger mes clients, que c'est une femme d'une quarante-cinquaine d'années (Oui je sais c'est impropre mais je m'en fous) qui en sort, elle ouvre sa portière arrière pour décharger quelques affaires personnelles qu'elle emmène vers les locaux des salariés des remontés mécaniques. 

Je n'y prête pas plus attention alors que je vois l'agent ASVP présent l'interpeller, j'ignore toujours, ce qui m'interpelle ce sont les éclats de voix et l'attitude très agressive de cette femme survoltée, peu courant dans ce genre de contexte, n'ayant pas de client et cinq minutes devant moi je m'approche puisque je connais l'agent, je me dis que de rappeler à cette femme qu'il y a danger à dépasser un véhicule à l'arrêt en pleine voie lui serait peut-être utile.

L'agent rappelle à cette femme de plus en plus véhémente et agressive que le stationnement sur place handicapé est réservé aux handicapés, cette femme se met à vociférer et lui présente une vignette "handicapé", comme plus avant précisé, hurlant que sa fille de 23 ans est handicapée et que l'occupation de la place se justifie.  

Sauf que sa fille n'est pas dans la voiture, que sa vignette est périmée depuis plusieurs mois et que la demande de renouvellement n'a pas été effectuée. Qui plus est les emplacement de ce parking de Pré Chabert sont totalement vides de véhicule, il n'est que 8h45 du matin, il fait moins dix degrés ce qui devrait refroidir les esprits.

Là ça chauffe, ça chauffe même dur, elle insulte presque l'agent sur place qui fait preuve d'un grand calme en lui rappelant les principes basiques de l'occupation d'une place réservée aux handicapées.

J'assiste à ce cirque en me disant que ce n'est pas la peine d'en rajouter une couche par mon intervention concernant son dépassement dangereux, c'est suffisamment animé comme ça. 

Je me suis posé la question suivante, pourquoi se garer sur une place réservée éloignée alors que le parking est vide.

D'autant que du local à cette dite place il y a une certaine distance alors que le parking est tout aussi vide juste devant ce local, elle avait simplement l'intention d'y laisser sa voiture pour la journée alors qu'il n'y a pas de motif pour se faire, un macaron handicapé ce n'est pas une autorisation de stationnement sur place handicapée, c'est la facilité que les autorités mettent en place pour que les personnes handicapées puissent être au plus près du lieu où ils se rendent, place plus spacieuse pour permettre de disposer d'un fauteuil roulant.

Dans le cas présent on a à faire à une femme énergique - oh combien - et seule, disposant d'un véhicule sous le pare-brise duquel il y a un macaron mais pas de personne handicapée à prendre en charge. 

L'agent, que je connais, m'explique qu'elle est coutumière du fait et qu'elle squatte cette place pour sa voiture, pas pour sa fille qui est absente, donc aucun motif pouvant justifier cet abus. 

Il me dit que ça fait des semaines qu'elle n'est plus en règle concernant sa vignette, ce dont je me fous éperdument mais qu'en plus elle est toujours aussi agressive.

Je ne m'étonne pas qu'elle se soit donc comportée de façon aussi désinvolte en me dépassant alors qu'elle risquait de renverser un piéton, je me dis que pour une personne ayant une enfant handicapée ça ne la perturbe pas plus que ça d'en handicaper d'autres. 

Ces gens, certains du coin, ce qui semble les rendre intouchables, sont des dangers publics pour ces raisons et d'autres.

 

Place handicapé

Faux documents.

Ou documents erronés, un fléau administratif et un casse-tête pour les autorités. 

Je connais quelques utilisateurs de véhicules handicapés - je marque bien véhicule handicapé - ayant la vignette ne servant finalement, pour pas mal d'entre eux, qu'à pouvoir s'autoriser à stationner sur une place réservée quel que soit le motif de leurs déplacements. 

Il est vrai qu'à l'heure de l'écrasante taxation massive en tous genres pour faire du fric on peut comprendre que la pratique de substituts divers soient tentante, juste que dans certains cas ça pénalise ceux qui ont réellement besoin de ces places, j'ai déjà attiré l'attention sur cette pratique en vieille ville de Briançon.

Je constate aussi très souvent que les personnages qui sortent de leur véhicule handicapé sont en parfait état de se déplacer, sans contrainte ni signes visible d'une gêne dans leur actions diverses. 

Il y a aussi les faux caducées médicaux divers, puis les macarons plus ou moins officiels, puis d'autres pratiques qui feront qu'avec un peu de chance, et surtout au manque d'attention des agents verbalisateurs, d'échapper au massacre fiscal incessant reste une forme de satisfaction personnelle. 

Cependant, si je comprends qu'on tente d'échapper au massacre fiscal, je déplore que des handicapés lourds ne puissent pas accéder à certains lieux parce que d'autres, faux handicapés ou vrais véhicules d'handicapé utilisés abusivement, se servent de ces facilités à des fins personnelles souvent injustifiées. 

Je sais que je vais avoir du retour mais je suis si con que j'en suis à m'interroger sur la nouvelle société d'aujourd'hui, à moins que je ne sois un handicapé mental qui s'ignore, dans ce cas, merci de me le rappeler. 

On ne va pas refaire le monde.

C'est tout pour aujourd'hui, j'ai d'autres sujets à traiter mais je manque de temps.

Bonne journée à tous et à très bientôt pour autre chose. 

 

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