C'est écrit en tout petit

Publié le par francois.ihuel15.over-blog.fr

 

Un vieux ça s'exploite.

 

C'est écrit en tout petit

Quelle image !

C'est vrai que pour séduire il faut une opération marketing qui soit avenante.

La caisse de retraite, l'une d'elles du moins, sort des atouts pour attirer le regard, il est vrai que quand on voit des gens aussi satisfaits, du moins en apparence, il ne suffit que de jeter un regard en dessous, là on a le panel des possibilités offertes à tous les retraités. Quoi que !  Offertes ! 

Si beaucoup sont attentifs beaucoup aussi sont assez négligents sur les petites lignes, celles qui se voient le moins, surtout pour des vieux dont la vision est fatiguée. 

Un numéro de téléphone en bonne place et bien apparent, dessous quelques lignes blanches noyées dans un fond violet, les créateurs ont pensé à tout puisque c'est une couleur qui est particulièrement sensible pour les yeux fatigués, elle dilue ce qui est inscrit en blanc à l'intérieur.

Puis un texte en noir, tout petit sur un panel de couleur vives, on ne le voit qu'à peine, pour ceux qui voient bien.

 

C'est écrit en tout petit

Mode d'emploi pratique.

C'est si simple, juste taper six chiffres sur un clavier tactile, même le plus borné des vieux sait le faire.

Alors voilà l'arnaque, déjà quand on compose le numéro un message vocal vous débite très rapidement un texte vous indiquant qu'après le "bip" sonore, qui est immédiat à la fin du message, c'est à dire que sans même réaliser que vous allez payer, vous êtes déjà taxé de 2,99 euros, pour ne pas dire trois mais psychologiquement ça passe mieux, ce sans avoir encore eu de contact. 

Le message, à haut débit, vous informe aussi que même le temps d'attente est facturé 2,99 euros la minute, le temps d'attente on sait ce que sait. 

Ensuite vous tombez sur une autre boite vocale, nettement moins pressée celle-là, qui vous demande de préciser votre demande, à savoir quel genre d'information vous désirez obtenir. 

On vous invite à appuyer, tactilement bien sûr, ce qui n'est pas aisé pour tous les vieux également mauvais voyants, et oblige à décoller l'appareil de l'oreille, chaque seconde compte. 

Après avoir passé quelques chères minutes à trouver le bon correspondant, on vous demande de justifier de votre identité afin de trouver votre dossier, on vous pose ensuite quelques questions afin de voir si vous êtes bien vous-même et là, enfin, on vous demande ce qui justifie votre appel. 

Après avoir passé quelques autres minutes à expliquer votre situation, on vous demande de patienter, le temps de traiter votre dossier. 

Il y a aussi les lignes encombrées. Un message, laconique et débité avec lenteur, vous indique, après des sonneries interminables, que toutes les lignes de votre correspondant sont occupées, veuillez rappeler ultérieurement. 

Ou ! "Nous recherchons votre correspondant, veuillez ne pas quitter." 

Bref, tout ce qui téléphoniquement peut être justifiable pour que les chères minutes s'égrènent. 

On appelle ça de l'abus de faiblesse mais comme c'est anonyme les textes en ce sens présentent des lacunes. 

Sachant que les vieux ne sont, par définition, pas pressés, on les fait attendre quelques jours pour qu'ils rappellent afin de savoir où en est leur dossier, le même processus se met en place et quand la facture mensuelle de téléphone tombe, la retraite, déjà abondamment taxée par l'État, prend une claque de plus ou, comment profiter des faibles pour faire du fric facile.

Je me suis toujours demandé pourquoi l'État laissait faire de telles pratiques, pourquoi proposer un abonnement téléphonique illimité alors que la presque totalité des services sont surpayants, y compris les services publics de l'État qui fonctionnent pourtant dans la manne inépuisable des impôts divers.

C'est vrai qu'on est des couillons.

Et après ça Macron et sa clique de requins incapables s'étonnent de voir des retraités parmis les gilets jaunes. 

Méditez bien sur tout ce qui est mis en oeuvre pour nous sucer le moindre centime qui pourrait encore faire sourire un vieux dans la détresse, si on le lui laissait.  

Bandes de pourritures. 

C'est écrit en tout petit

Ce qu'un vieux ne voit pas.

Noyé dans les couleurs, des écrits choisis pour ne pas se voir. 

Bandes d'enculés.

Bonne soirée à tous et évitez aussi de téléphoner au Père Noël, il est représenté par le fisc, Macron, ses commanditaires banquiers et tous ceux qui gravitent autour pour nous laminer chaque jour un peu plus. 

 

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Publié dans Société

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