Gilets jaunes

Publié le par francois.ihuel15.over-blog.fr

 

Les navrances et erreurs gouvernementales.

 

Gilets jaunes

Facteur déclenchant.

J'ai attendu quelques jours avant de faire une page sur les évènements récents, juste pour ne pas raconter trop de conneries.

Exceptionnellement, hier en soirée, j'ai suivi, sur You-Tube puisque je n'ai pas de réception TV, quelques scoops d'actualité, j'ai entendu beaucoup de monde s'exprimer, chacun à sa manière et défendant l'obédience pour laquelle il est orienté.

Rien de nouveau, chacun prêche pour sa paroisse et chacun est meilleurs que l'autre mais c'est une logique, chaque individu ayant de la politique l'analyse qu'il en fait par rapport à la position sociale qu'il occupe et surtout le poste fonctionnel de sa spécialité.

La hausse massive et subite des carburants a été le facteur déclenchant d'une longue suite d'ajouts de taxes diverses et d'augmentations drastiques de beaucoup de produits, certains de première nécessité. 

En fait il y a déjà plusieurs mois que des signes avant coureurs alertaient sur ce qui allait se passer, sur ce qui se passe et sur ce qui va encore se passer, parce que là ce n'est qu'un début, je doute que ceux qui sont décidés à faire freiner la désagrégation sociale s'arrêtent sur la simple menace verbale d'un ministre de l'Intérieur sulfureux. 

 

Gilets jaunes

Ce que veut le peuple.

Mais ce que refuse de faire le gouvernement.

Les éléments qui constituent la machine gouvernementale, sénateurs et députés compris, n'ont aucun intérêt à ce que les taxes diminuent puisqu'ils en tirent bénéfices, à quelques exceptions près parmis les députés, les mesures en place sont le résultat de leurs votes, je doute qu'ils aillent fustiger le Chef de l'État et ses ministres pour dénoncer leurs propres votes à l'Assemblée Nationale, on a vu quelques échantillons de députés totalement déconnectés des réalités, totalement incompétents, certains trop jeunes, d'autres propulsés, à leur grande surprise d'ailleurs pour certains, dans une fonction dont ils ne connaissent rien, apprendre sur le tas c'est un peu léger pour décider du fonctionnement de 66 millions de personnes. 

Les motifs sont divers et parfois boiteux, la transition énergétique ne passe pas par la soumission d'un peuple mais par la volonté des politiques à faire pression sur les producteurs et diverses industries chimiques, le consommateur utilise ce qu'on lui propose, c'est à dire les produits nocifs fabriqués et mis en vente par ceux qui en tirent bénéfices sans se préoccuper des conséquences de leurs produits, responsabiliser les utilisateurs c'est comme les responsabiliser de ne pas savoir quoi faire des quantités incommensurables d'emballages divers que leur vendent aussi les mêmes producteurs de produits nocifs.

Il existe des solutions proposées par certains chercheurs, comme le moteur à hydrogène par exemple, sauf que ça ne fait pas l'affaire des constructeurs pas plus que celui des pétroliers, quand je dis pétroliers c'est dès le début de la chaine pétrolière, à la source même, dans les pays producteurs de pétrole, ceux qui détiennent le monde entre leur mais parce que le monde ne peut pas, pour le moment, se passer de pétrole, pas seulement pour les carburants mais surtout pour l'industrie chimique qui ne repose que sur cette seule ressource, ce qu'évitent soigneusement les politiques de tous les pays du monde puisque l'industrie plastique est devenue pratiquement irremplaçable et ce pour le demi-siècle encore à venir.

C'est aussi ce qui fait les nouveaux milliardaires d'aujourd'hui qui n'ont jamais assez d'argent alors que ces quelques dizaines de milliardaires détiennent la presque totalité de la fortune mondiale. 

Et c'est là que ça devient intéressant, ils ont la capacité d'acheter n'importe quel chef d'État, c'est exactement ce qui se passe à l'heure actuelle et aucun responsable politique ne résiste à ce pouvoir colossal de l'argent pour deux raisons, la première cet argent achète tout, la seconde c'est aussi cet argent qui musèle les populations qui pourtant paradoxalement le produisent. 

On nous fait croire que nos civilisations occidentales ont pour devoir de changer leur mode de fonctionnement afin de sauver la planète - qui se sauvera toute seule mais pas sans conséquence pour l'humanité, un bien finalement - bien que l'occident ne représente qu'à peine 20% de la population mondiale alors que les pays qui détiennent la démographie la plus importante sont justement ceux qui polluent le plus sans trop se préoccuper des conséquences, la folie exponentielle du développement industriel pour répondre aux besoins d'une population en augmentation, exponentielle également, n'est que la spirale du Maelstrom qui va détruire cette humanité de trop augmenter.

Toutes civilisations ou organisations sociales en surnombre s'autodétruisent, c'est la base de la nature. 

 

Gilets jaunes

Le gouvernement français.

Déjà plus le même, des têtes sont tombées remplacées par d'autres qui vont bientôt tomber aussi. 

Ce que la population basique ignore, ou ne semble pas réaliser, c'est que les gouvernements de tous les pays du monde ne gouvernent que les populations de base, celles qui alimentent financièrement les finances d'un pays qui ne dépend d'ailleurs pas d'un fonctionnement gouvernemental qui gère cette finance mais dépend de la finance qui gère ces gouvernements.

C'est la haute finance qui gère les gouvernements qui gèrent les peuples, à quelques exceptions près.

Les taxes diverses et autres impôts c'est justement pour tenter de faire fonctionner une machine qui s'est emballée, c'est aussi pourquoi la haute finance internationale a tout intérêt à ce que les pays endettés le restent pour longtemps, un capital placé ne rapportant pas d'argent (du moins pas en ce sens) alors que des intérêts incessants sont la garantie de recettes inépuisables tant que les peuples des pays surendettés travaillent. 

Ce que les gouvernements actuels français ne savent pas faire c'est de ménager la chèvre et le choux, les salariés ne refusent pas de payer des impôts indispensables, ils refusent d'être les vaches à lait de la haute finance, aucun responsable actuel n'est en mesure de laisser aux contribuables un minimum qui lui permet d'accepter sans trop râler, ce que j'ai induit il y a quelques temps à un élu local qui monte et qui tente de percer. 

Sur ces problèmes sociaux viennent se greffer des problèmes dit humanitaires, il faut que les pays qui accueillent les migrations diverses, d'où quelle viennent, le fasse avec de l'argent qui n'appartient pas à la haute finance, donc prendre de l'argent à ceux qui n'en n'ont pas pour assumer ceux qui n'en n'ont pas non plus mais qui, de surcroit, n'en produise pas, c'est un cercle vicieux.

On en arrive donc à un blocage financier qui empêche les gouvernements de travailler correctement pour leur peuple, il faut réaliser que tant qu'un candidat n'est pas élu il a en effet l'intention de changer les choses, c'est une fois élu que les choses le changent et c'est la toute la différence et la subtilité, la haute finance sait très bien que tout s'achète, même le Pape se fait acheter. 

Alors que ce soit de droite, de gauche, d'extrême droite ou d'extrême gauche, ou encore les loufoques anti-capitalistes ou autre illusionnistes politiques qui veulent faire fonctionner un capital sans capital, ils sont tous obligés de se plier aux désirs de la haute finance, cette haute finance ne fonctionne que parce que les peuples l'alimentent, la boucle est bouclée.

   

Gilets jaunes

Gesticulations médiatiques.

Déjà de diriger un ministère c'est compliqué, si en plus le cynisme s'ajoute à l'incompétence le cocktail devient explosif. 

Quand un personnage, fraichement nommé - un ministre n'est pas un élu du peuple mais le choix personnel du Chef de l'État - ne fonctionne que dans le désintérêt de la population, en ignorant cette dernière pour encenser la garde prétorienne qui le protège, on ne risque pas d'aller vers l'apaisement, au lieu de se pencher sur les causes, qu'il connait, ce qui entraine des soulèvements, il les ignorent volontairement sans mêmes avoir de compassion pour ceux qui lui permettent pourtant de vivre grassement au-dessus d'eux.

On a un gros problème en France, c'est qu'on a tellement de fonctionnements différents, on a tellement de partis politiques, qu'on a semé le trouble dans la population, volontairement, afin de mieux la contrôler pour en obtenir le maximum d'avantages. 

 

Gilets jaunes
Gilets jaunes
Gilets jaunes

Les gilets jaunes.

C'est là aussi très complexe parce que pour une fois la population s'est exonéré des obédiences politiques afin de se rassembler unitairement, du moins pour une partie puisque tout le monde n'y adhère pas. 

Et c'est justement ce qui fait peur au gouvernement, c'est que la population échappe de plus en plus aux diverses recommandations politiques des élus, c'est à dire que le gouvernement perd l'emprise qu'il a, à travers ces élus divers et à travers les syndicats étrangement silencieux, sur une population qui se soulève, c'est le plus dangereux scénario et ce qui entraine les guerres civiles et révolutions, quand plus personne ne tient les rennes.

En fait, cette union du peuple c'est ce qui rend efficace une action contre un système contraignant, on peut avancer qu'aujourd'hui on fonctionne dans un régime totalitaire puisqu'on ne donne plus droit à la parole et qu'on ne répond que par la répression policière aux doléances, justifiées, d'un peuple à bout.

Les hauts élus ignorent volontairement ce pourquoi ils ont été élus pour servir le système financier qui leur demande de museler le peuple, c'est de la trahison pure envers les électeurs, tous les électeurs, même ceux qui ont naïvement cru aux promesses qu'ils savent pourtant fausses et non fondées, on en a la preuve après chaque élection.  

La presque totalité des gens qui se sont rassemblés pour demander des comptes que l'État ne rend pas, alors que c'est aussi son devoir, ont réalisé des actions pacifiques et non contraignantes même si les médias aux ordres ont soigneusement mis en avant les quelques débordements et victimes en occultant soigneusement de mettre en avant les avancées populaires que ces actions appellent. 

Une bonne partie des médias actuels ne fait que de la figuration et de la désinformation, - surtout BFMTV -  le journalisme pur et intègre n'existe pratiquement plus, les dirigeants achètent de l'information, surtout de la désinformation, pour influer sur les mentalités, avec l'argent du contribuable on alimente l'actualité ciblée afin de trahir ceux qui la financent, un paradoxe de plus.

Les éclats des Champs Élysées ne sont qu'une goutte d'eau dans le ras le bol général, il y a des casseurs parmis ces gens y compris ceux qui sont payés par l'État pour casser afin de discréditer un mouvement, ça marche toujours, juste bien orienter les médias sur ces scoops trop bien ciblés pour être de la réelle information.

En Mai 1968 je me suis trouvé dans les mêmes circonstances, j'avais alors dix huit ans et j'habitais chez un ami rue d'Assas à côté du Sénat, j'ai respiré quelques gaz, échappés aux coups de matraque et en dehors de quelques contusions dues aux mouvements de foule je suis dans les privilégiés qui ont agités les quartiers de Paris pendant plus de trois mois, si j'ai envoyé quelques pavés ramassés au sol c'est surtout pour faire comme les autres et puis quand on est jeune branleur dans la liesse de l'excitation on ne réalise plus trop la porté de nos actes.

Ce que je relève des actions d'hier c'est le manque d'encadrement, pas de leader pour orienter une action, pas de cohésion qui aurait fait que ce sont les CRS qui auraient reculé, pourtant tout y était, le nombre, le lieu, la volonté, juste qu'il manque un chef.

En 1968 on avait des meneurs, dont un bien connu aujourd'hui mais pas forcément en bien, je ne l'ai approché qu'une fois à l'époque au sortir de la Sorbonne, (un de mes livres ADHOMO Tome 2) mais il est vrai qu'il avait des arguments et la volonté d'entrainer les autres, et puis il y avait aussi les appuis politiques, Mitterrand, les syndicats, c'est ce qui a manqué hier, une cohésion et une stratégie. 

J'espère que le mouvement va continuer, pas forcément avec de la casse mais il est difficile de se faire entendre pacifiquement par des gens qui nous ignorent superbement.

De tous temps, depuis le début de l'humanité, il n'y a que la casse qui construit, hélas et heureusement, c'est tout ce qui nous reste en ce moment. 

Maintenant c'est aux autorités de tirer la leçon de ce qui vient de se passer, écouter le peuple c'est déjà résoudre la moitié des problèmes qui font se soulever ce peuple.

Le peuple sait qu'il faut cesser d'aller dans le mur, le peuple sait qu'il faut changer notre façon de fonctionner mais le peuple sait aussi que ce sont ceux qui dénoncent le plus qui en font le moins, les 80 % de la populations qui s'en fout comme le Canada qui s'est retiré des accords de Kyoto afin d'extraire ses gaz de schiste et son pétrole bitumeux.

Mais le peuple refuse que ceux qui se gobergent sur son dos puissent continuer à l'oppresser en s'enrichissant cyniquement. 

Bonne journée à tous et à très bientôt pour autre chose. 

 

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Publié dans Politique française

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