Le pompon des ponts

Publié le par francois.ihuel15.over-blog.fr

 

Qui peut détenir le record ?

Des ponts, des petits, des grands, des ferroviaires, des routiers, des piétonniers.

 

Le pompon des ponts

Scoop mondial.

Cette catastrophe évitable réveille les consciences et alarme les autorités.

Il serait bien temps de réagir, depuis longtemps je constate, dans tous les domaines et pas seulement pour les ponts, un abandon généralisé des responsabilités, plus personne n'a les couilles de prendre les choses en mains, tout le monde se défausse mais ce n'est pas nouveau, la politique de "ce n'est pas moi c'est l'autre" prend de plus en plus de place mais il faut dire aussi que la mise en oeuvre de travaux passe maintenant par une multitude d'intervenants divers.

Un qui s'occupe des plans, puis un qui se charge de les faire exécuter, puis plusieurs qui les exécutent dans des spécialités différentes, ça permet de diluer les responsabilités et de fabriquer des innocents avec des coupables d'avoir tué des innocents non responsables. 

L'actualité est très présente et je ne vais pas faire une description de ce qui s'est passé, la médiatisation est suffisamment large pour que tout le monde ait sa part.

Juste que je me dis qu'il y a certainement des centaines de personnes qui se sont manifestées un jour où l'autre pour alarmer les responsables irresponsables de problèmes que ces derniers négligent.

Il est vrai qu'un simple citoyen est d'une grande insignifiance, seuls sa voix aux élections et ses impôts comptent pour les hautes autorités, le reste on s'en fout, un simple quidam qui signale un problème est méprisé, les hautes autorités sont au-dessus de cette plèbe qui voit pourtant ce que les aveugles chroniques refusent de voir, ça a un cout, forcément.

Le résultat est là, ce n'est pas le premier et certainement pas le dernier.

 

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Le pompon des ponts

Pont de Savines.

Ce pont en béton a bientôt 60 ans, soit le même âge que le pont de Gêne et construit aussi par les italiens, c'est du moins l'information que j'ai obtenu, il m'a aussi été dit qu'il n'a jamais été officiellement homologué à cause des désordres structurels dès sa construction.

Maintenant il faut vérifier, ce n'est qu'une information que je ne peux confirmer par manque d'élément mais je doute que si ces informations sont avérés on m'en fasse état.

De toutes les façons il ne m'a jamais inspiré confiance ce pont, quand je passe dessus j'ai hâte d'être de l'autre côté, il est biscornu, déformé, il accueille des véhicules très lourds qui n'existaient pas dans les années 1960, il aurait besoin d'être doublé pour plusieurs raisons, la première le trafic, la seconde son étroitesse et le danger permanent pour les piétons et cyclistes, enfin sa vétusté.

Quand la région a créée la déviation d'Embrun, qui ne sert pas à grand chose puisqu'elle aurait dû arriver sur l'autre rive directement par prolongement le long de la voie ferrée - mais c'est un cout - le passage sur ce pont n'aurait plus été que pour la desserte de Savines et les touristes se rendant vers Barcelonnette par les rives du lac.

Pourtant cette déviation a été payée trois fois, les deux premières fois les fonds ont été détournés pour faire des conneries ailleurs, pour le prestige et la notoriété, on ne va pas y revenir mais c'est connu et je pense que quelques journalistes curieux pourraient faire un beau papier sur le sujet.

Bref, ce pont en béton de presque un kilomètre est aussi de conception délicate vu ce qu'on lui impose, le Dauphiné Libéré à fait un article récent sur le sujet - voir le journal local pour avoir des infos.

Moi je m'en méfie et n'y accorde qu'une confiance très limitée.

 

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Un pont dont personne ne parle.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Le pont en béton sur la Durance à Prelles, il permet à la route nationale 94 de relier les deux rives.

Ce pont je le connais bien mais peu passent dessous par la route des espagnols, pourtant pour qui y pose le regard on réalise qu'il y a des problèmes non négligeables, on dirait un mille-feuilles.

Cet effet est dû en partie à sa conception qui s'est faite par empilement de caissons sur des arches, caissons coulés les uns sur les autres, au fil du temps les désordres sismiques les "désolidarisent", les infiltrations d'eau de pluie, de dégel et de la Durance minent ces caissons, le béton chauffé à 50° l'été et gelé à -20° l'hiver ça travaille même le plus solide ouvrage, le résultat est sur ces photos. 

Des parties écroulées, des fers à béton sont ajourées et sectionnés comme par un bombardement, le béton devient friable, il se désagrège, les caissons se disjoignent, ces derniers, de plusieurs centaines de tonnes ne forment plus un ensemble cohérent mais deviennent des charges en friction dangereuses pour les autres caissons.  

Les mouvements géologiques incessant de nos montagnes, même si l'humain ne les sent pas, font travailler ces structures et les désagrègent lentement.

Est-ce ce qui s'est passé en Italie ? Ce n'est pas impossible puisque c'est la même conception et les mêmes désordres géologiques, plus encore à Gêne que dans le briançonnais où les séismes sont plus minimes mais tout aussi incessants.

En montagne il faut des ouvrages d'art en acier avec des points de frictions "mouvants" afin de répondre aux séismes, même minimes, et aux importants écarts de température, sauf que c'est un coût, toujours cette question de fric qui pourtant est levé pour ce faire mais utilisé pour d'autres choses.

Sur ce pont passent des milliers de véhicules par jour dont une quantité non négligeable de poids lourds qui se rendent en Italie bien que le col leur soit interdit. Mais les interdits en France !!!!

Certes il est massif, ce qui permet de compenser ces charges en mouvement qui génèrent elles aussi des désordres, des micros-séismes routiers qui, à la longue, sapent aussi les ouvrages en béton.

D'ailleurs on y voit des capteurs, preuve qu'il y a déjà matière à s'inquiéter, juste savoir s'ils sont en place pour les séismes ou les mouvements du pont, puisqu'il bouge malgré ses milliers de tonnes.

Il y a aussi des joints de rupture pour repérer les déplacements des caissons.

Il est surveillés mais pas forcément pris en compte puisque les coûts font reculer tous les responsables.

 

Le pompon des ponts
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Pont Yves Dusserre à Briançon.

Également sur la Durance mais en ville, pendant des années j'ai photographié l'ancien et noté les dégradations importantes qui risquaient de précipiter ce dernier dans les eaux, peut-être une des raisons qui ont fait qu'il a été remplacé.

Tout neuf et déjà dégradé, mais là c'est par certains personnels des services techniques et autres intervenants de déneigement en hiver, précipiter la glace - puisqu'à Briançon avant de déneiger on attend que ça se transforme en glace - sur des éléments d'habillage pas conçu pour résister à des chocs d'importance, l'esthétique en prend un coup, bien sûr ça ne le fragilise pas mais c'est ce qui est "caché" par ces habillages qui est soumis à des dégradations.

Encore et toujours la négligence. 

Les joints de dilatation sont recouverts d'asphalte alors qu'ils devrait être en deux parties métalliques pouvant se déplacer sans dommage par frictions, au lieu de ça on met de l'enrobé à froid pour cacher la merde au chat mais les conséquences sur les véhicules et la chaussée sont là, bien entendu aucun irresponsable va prendre la décision, couteuse, de faire installer de véritables joints de dilatation comme ça devrait être dans ce genre de structure, un pont métallique en appui sur des socles en béton ça génère des désordres.

La chaussée est donc dégradée à ces endroits précis avec les conséquences que tous les briançonnais connaissent.

Les garagistes le précisent mais aussi les utilisateurs quotidiens des rues de Briançon qui sont d'excellent clients pour changer rotules de direction, amortisseurs et autres organes de roulement des véhicules mis à mal par l'état déplorable de la presque totalité des chaussées de la ville.

Les trottoirs aussi mais ce sera ma page de demain.

Comment peut-on en arriver à un tel état sur un ouvrage très récent et une des voies de circulation les plus utilisées de la ville.

Je pense que Mr le Maire à la réponse.  Non, pardon, il n'a ni la réponse ni la solution puisqu'il ignore tout ce qui sort de son objectif obnubilatoire. (Ce mot n'existe pas mais moi j'aime bien comme ça et puis il est si réaliste dans ce cas précis)

La ville ce n'est pas son problème, son dada c'est le coeur de ville qui commence à ne ressembler à rien d'autre qu'à une laideur de banlieue. 

 

Le pompon des ponts

Mr Giraud à raison.

Même si ses opinions politiques diffèrent des miennes je sais reconnaitre la valeur d'un élu, il n'est pas rare que j'abonde dans son sens sur des sujets qui sont directement liés au bien être et à la sécurité des populations.

Il est en effet à surveiller le trafic routier vers le col du Montgenèvre bien que la décision d'y veiller et d'y porter remède n'appartient qu'au Préfet, je sais que les forces de l'ordre ne manqueront pas d'être vigilantes au respect de la réglementation.

D'ailleurs j'ai pu constater l'efficacité des contrôles routiers dans les vallées, notamment sur la circulations des poids lourds par le col du Lautaret, certains se sont vu bloqués pour quelques heures, voir quelques jours, à cause justement de ces infractions au dispositions du code de la route qui interdit le passage des cols aux véhicules de plus de 26 tonnes, remorques et semi-remorques, ce que beaucoup de ces derniers enfreignent.

 

Le pompon des ponts
Le pompon des pontsLe pompon des ponts

Le plus petit des ponts.

De la ville de Briançon.

Ce n'est pas le pompon des ponts mais ça coute bonbon pour les cons de contribuables qui vont en payer les réparations s'il est réparé un jour à défaut d'être entretenu, ce qui couterait pourtant beaucoup moins cher mais avec l'argent du contribuable qui alimente la tirelire municipale tout est possible, il suffit d'ajouter une taxe quelconque ou augmenter les frais de la SEERC - par exemple parce que c'est juteux l'eau à Briançon - pour en prélever un certains pourcentage, quand on est élu tout est possible. 

Cette passerelle, j'en ai déjà fait quelques pages récentes, juste fouiller un peu dans mon blog, j'y ajoute une dégradation de plus photographiée ce matin, je l'avais déjà repérée mais comme il y a tellement de dégradation à photographier dans cette vile en ruine que je ne peux être partout en même temps.

Pour une fois j'y suis allé exprès puisque parmi mes photos celle-ci manquait.

Quand on voit et constate l'état des structures de cette passerelle, on s'interroge sur la capacité de nos chers administrateurs à gérer une ville pour le bien de ses habitants, même si la sucrerie municipale qui s'appelle "Place Publique" nous démontre par force photos, différentes des miennes, que tout va bien à la gloire de Fromm premier, roi de Briançon et fidèle serviteur de la politique socialiste destructrice.

A force de le critiquer cet homme, il va se demander si des fois je ne lui en veut pas un peu.

Si peu, après tout, même pour si peu il peut.

Je pourrais en écrire des pages mais il y a trop à dire dans le domaine de l'abandon municipal, c'est l'avantage de la municipalité actuelle, pas besoin de faire le tri dans les photos avantageuses, là aussi il y en a si peu.

Bon alors, cette passerelle, elle s'écroule quand ?

Est-ce qu'à Briançon on tient le pompon des ponts dégradés ?

Et bien vous ne savez pas, ceux qui nous pourrissent la vie sont ceux qui ont été élus.

Mais chers électeurs contribuables, n'est-ce vous qui les avez mis en place !

Bonne soirée à tous et à très bientôt, peut-être même demain, pour autre chose.

 

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Publié dans Société, Briançon

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