Le dernier

Publié le par francois.ihuel15.over-blog.fr

 

La nature nous offre sa beauté.

 

Le dernier

Le dernier tilleul.

C'est dans la Chaussée, dénomination locale de cette rue de la République qui descend de la porte d'Embrun à la place de l'Europe.

Un rescapé des tronçonneuses, il y a encore dix ans cette rue était bien arborée, la praticité municipale étant, depuis, de couper les arbres au lieu de les entretenir.  

Cette rue, particulièrement difficile à cause de sa forte pente, nécessite des soins constants, entre la dégradation du revêtement qui fond l'été et qui se craquelle l'hiver voit le même phénomène sur les trottoirs, ces derniers étaient très agréables à emprunter, il y avait des bancs permettant aux vieille jambes de se reposer le temps de flâner en ces lieux, maintenant les vieux sont interdits de promenade dans cette rue, très polluée par la circulation qu'on pourrait restreindre, la déformation de ces trottoirs a entrainé la destruction des arbres qui pourtant n'y étaient pour rien, les racines qui soulèvent le revêtement ce n'est pas nouveau.

Par soucis d'économie, la municipalité a sacrifié la nature pour le profit, on a donc coupé les arbres mais les trottoirs sont toujours aussi défoncés, il semble que le ou la responsable municipale chargé(e) de ces lieux n'ait pas réalisé que de refaire une structure en profondeur à ce dont à quoi elle est exposé est la solution la plus adaptée.

Evidemment ça a un cout, celui de sacrifier la ville et ce qui fait son charme pour réaliser du bétonnage intensif type banlieue de grandes villes.

Ça les gêne tant que ça la verdure ces élus ?

Bizarre, surtout quand ces mêmes élus veulent aménager, à grand frais, une coulée verte au milieu des champs, des prés et des bois. En fait de coulée verte ils veulent aménager une voie "bétonnée" pour accuillir le fric des estivants en leur offrant des pistes aménagées afin que ces derniers ne soient pas pénalisés par la nature, courrir sur de l'asphalte au milieu des bois et des prés ayant, pour beaucoup, la préférence, un peu comme les voies sur berges de Paris réservées aux adeptes de la nature en béton.

On se marche sur la tête dans cette ville. 

 

Le dernier

Rue de la Libération.

A hauteur du parking Jean Freud, il y a encore de la verdure, un peu plus bas, face au monument aux morts, les arbres ont aussi été sacrifiés, comme ceux qu'il y avait en face et qui avaient plus de quatre cent ans, ils étaient magnifiques et pas malades contrairement à ce qui m'avait été dit.

Comme les arbres de la route d'Italie au Champ de mars, il était facile de les épargner en concevant une autre structure d'aménagement de ces lieux, mais voilà, le profit encore et toujours.

 

Le dernier

Tilleul bi-centenaire.

Angle rue Alphand et passage qui dessert l'école Joseph Chabas, en ce moment il exhale ses senteurs à cent mètres alentour.

C'est un grand plaisir que de se promener dans ces lieux qui ont encore de la végétation.

Malheureusement dans cette ville on sacrifie la verdure pour laisser la place au béton.

C'est aussi cette verdure l'âme de Briançon, les visiteurs ne viennent pas pour admirer du béton mais pour se dépayser du leur là où ils habitent.

C'est si difficile à comprendre ?

Demain autre chose, la galère des chauffeurs de bus de la ville.

Bonne journée à tous.

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Publié dans Briançon

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