Ces petits détails qui persistent.

Publié le par francois.ihuel15.over-blog.fr

 

Je me suis toujours demandé pourquoi la défiance engendrait des comportements anormaux.

 

Ces petits détails qui persistent.

Avenue du Gal De Gaulle.

A Briançon bien entendu.

Cette branche cassée est là depuis quelques jours, encore un pas fini qui a tiré dessus, c'est vrai que c'est amusant de saccager mais un neuneu reste un neuneu.

Ce qui me surprend - pas tant que ça finalement - c'est que personne de la ville ne l'ait ramassée. 

Il est vrai que dans ce secteur le nettoyage est très secondaire, je veux bien qu'il y ait des véhicules stationnés mais ça n'explique pas tout et puis ils bougent ces véhicules. 

 

Ces petits détails qui persistent.

Même endroit.

Du moins même avenue quelques mètres plus loin.

La balayeuse n'y passe pas souvent, quand elle y passe mais elle passe tellement de temps rue Pasteur - qui serait presque la rue passe-temps - qu'elle ne passe pas ici, le temps passe, la propreté trépasse, ça me dépasse mais ça passe le temps. 

C'est vrai que ça ronronne rue Pasteur, cette machine pas vraiment discrète y passe et y repasse plusieurs fois par jour, bien entendu il y a le marché, ça se justifie, elle passe même les jours de pluie et arrose pour éviter la poussière de ses passages fréquents, ce que l'autre machine à balayer, à l'avant d'un engin de chantier, ne peut éviter mais elle ne passe pas souvent, juste les jours pendant lesquels il ne pleut pas, l'avantage de cette mini tempête de poussière c'est qu'on sait qu'au moins cette dernière passe.

Bref, ça balaye dans la ville, du moins dans certains coins de la ville, là où on les voit passer dans ces lieux de passage, surtout en ce moment ça passe et ça repasse les véhicules en direction de l'Izoard, il est donc logique que le passage de ces passants motorisés qui passent et repassent puisse passer par des passages propres par la justification du passage de la balayeuse qui passe et repasse sans trépasser.

Ce qui rend les dépassement difficiles, quand on dépasse dans ces passages passablement passants ça empêche parfois de dépasser, la patience trépasse et l'agacement se surpasse, ça passe aussi le temps en attendant un passage où on pourra dépasser sans passer par les voies ou passent d'autres passants dépassés par ces dépassements qui les dépassent. Bref, ç'est passablement confus. 

 

Ces petits détails qui persistent.

Ici ça me dépasse.

Il est vrai que c'est un des endroits préférentiels des travailleurs invisibles, les salariés d'Etat que leur emploi fatigue, il est vrai que de foutre la merde un peu partout en ville c'est une attention particulière, d'abord il faut choisir un endroit passant, pour que ça se voit, ensuite c'est vrai que c'est un travail valorisant, donner du travail aux employés municipaux qui passent un temps fou à ramasser la merde des fouteurs de merde.

On va me dire c'est tous les jours que ces salariés sociaux sont à surveiller les autres, je comprends parfaitement, je constate juste, une fois de plus, que ce lieu si médiatisé ces derniers temps est sous la responsabilité de responsables irresponsables privés qui ont de chroniques lacunes dans l'entretien de ce qui leur appartient, puisque c'est privé, donc interdit aux employés des services techniques qui ne vont pas prendre le risque de déclencher un incident diplomatique entre services publics et services privés, là les frontières existent toujours. 

Donc, ce qui était à l'intérieur, à la vente, se retrouve à l'extérieur, vendu mais vide, ma foi une canette de prix c'est aussi fait pour ça, quand la canette est pleine l'acheteur est vide, quand elle est vide l'acheteur est plein, pas de bonne volonté, ça se saurait, aviné mais aussi plein de haine envers ceux qu'il toise afin que ces derniers baissent les yeux, puisque baisser les yeux devant la racaille c'est devenu une institution qui est d'ailleurs protégée par les lois de la République, il est interdit de répliquer aux provocations, même si ces provocations sont le découlement de ce que ceux qui baissent les yeux financent. 

Tous les magistrats vous le diront, il est interdit de faire justice soi-même, il n'est qu'autorisé de subir sans rien dire, ça s'appelle la dérive de la société mais dès que quelqu'un ose hausser la voix il est tout de suite vilipendé, fustigé, mis au pilori, j'en sais quelque chose. 

Donc, on ferme nos gueules et on continue de subir en fermant les yeux et en respectant les lois de la République puisque ce sont ceux qui sont respectueux de ces lois, les seuls d'ailleurs, qui doivent fermer leur gueule et s'abaisser devant ceux qui leur imposent cette situation, tout en continuant de payer ceux qui les pourrissent. Vive la France. 

Non mais franchement, je suis vraiment un débile, trois canettes oubliées et j'en fait un roman. 

         

Ces petits détails qui persistent.

Mégots chroniques.

Alors là ce n'est plus un roman que je vais écrire mais un discours de candidat à la présidence. 

Je pourrais même, si je m'appliquais, battre ceux d'André Malraux à l'Assemblée Nationale des années 1950/1970, il est vrai que le sujet est vaste, sur le tabagisme et ses conséquences je crois que c'est certainement la matière première la plus disponible au monde,  avant même le pétrole.

Juste quelques mots. Avant on fumait dans les lieux publics, ou privés qui accueillent du public, ce qui laissait les rues libres de fumées en dehors de celles des gaz d'échappement.

Maintenant on ne fume plus dans ces lieux, on va dehors, ce qui fait qu'il faut trouver un créneau horaire pour sortir dans certains lieux extérieurs, puisque tous les fumeurs se mettent devant leur porte pour s'adonner à un plaisir si cher et si destructeur. 

Ce qui m'oblige parfois à changer de trottoir, trois ou quatre fumeurs sur le trottoir c'est irrespirable, si on leur dit la réponse c'est "on est dehors, on a bien le droit de fumer". J'ignorais que fumer était un droit mais comme maintenant on ne sait plus trop ce qu'est le droit et les droits !

D'ailleurs je ne vais au marché que de très bonne heure, quand la moitié des commerçants ambulants ne sont pas encore installés, certains n'arrivant que vers huit heures trente histoire de mettre un peu le bordel avec leur véhicule. 

De si bonne heure parce qu'il n'y a pas beaucoup de monde, juste les vieux comme moi qui sont toujours levés de bonne heure, le sommeil à nos âges n'est plus réparateur, c'est du temps de perdu, on sait que la porte de sortie de la vie nous guette, on profite donc du moindre moment pour se goberger de cette vie qui va bien s'arrêter un jour, je ne suis pas pressé. 

A ces heures il y a peu de fumeurs, la plupart sont les commerçants eux-mêmes, ce qui déjà me permets de faire du tri, j'évite certains éventaires afin de ne pas fumer, les quelques vieux débris comme moi qui achètent avant tout le monde pouvant circuler dans les allées avant qu'elles ne soient envahies par les fumeurs qui enfument les autres mais il ne faut pas leur dire, c'est un droit qui prive les non-fumeurs du leur, ne pas avoir à subir des nuisances tabagiques. 

Où ceux qui forment un petit groupe de discussion en plein milieu de l'allée déjà réduite, à se raconter, prendre des nouvelles du petits dernier, de la vérole de la vieille, des chicots pourris du vieux, de l'état de santé d'un autre qu'on plaint en espérant qu'il crève, et d'autres échanges hautement culturels qui foutent la merde dans les allées du marché obligeant les autres à se faufiler en baissant les yeux pour ne pas leur dire.  

Ça m'arrive parfois de demander à ces bouchons humains de se pousser un peu, évidemment on me fustige du regard, on me demande de quoi je mêle, je les envoie donc chier en leur désignant un café proche où s'assoir pour raconter leurs misères sans casser les couilles aux autres. Bref, une journée de marché ordinaire.

Donc, pour en revenir à mes élucubrations fumigènes, je peux affirmer que les conséquences du tabagisme planétaire génère les plus importantes nuisances que la société connaisse, odeurs, fumées, mégots, frais médicaux, etc..

Déjà les odeurs, ça pue grave un fumeur, les fringues imprégnées de cette sanie impossible à camoufler, l'haleine chargés à dégueuler, je me demande comment ils font pour rouler une pelle à leur partenaire, sauf si les deux fument, deux bouches d'égout qui se rencontrent ne pouvant que s'entendre. Alors un fumeur qui picole c'est que du bonheur pour l'entourage, j'en ai parfois dans mon car, juste derrière moi bien sûr, pour me faire profiter de leur sanie dégueulatoire. Non mais franchement je ne déconne pas, un pue de la gueule c'est une horreur pour les autres.

Et puis le physique, ils ne s'en rendent pas compte mais ils ont la peau fumée de l'intérieur, tout le contraire d'un jambon qu'on fume au-dessus d'un feu de bois, là il ingurgitent leurs doses de fumée pour en tapisser leurs poumons, ou ce qu'il en reste pour certains, pour bien que le sang transporte cette sanie vers d'autres organes comme la peau, observez bien un gros fumeur, il est jaune, fumé de l'intérieur et il pue en permanence, même quand ils vont chier leur merde sens le tabac, ils pète de la fumée, ils suintent de la fumée, putain quels dégâts à l'intérieur.

D'ailleurs quand je vais voir certains personnels médicaux je détecte immédiatement les fumeurs - ou/et fumeuses, les femmes sont plus atteintes encore que les hommes - par les fringues et l'haleine, surtout l'haleine, comme ce sont des gens avec lesquels on a des contacts rapprochés c'est parfois difficile à supporter, c'est aussi pourquoi j'avais changé de dentiste il y a pas mal d'années.

Et puis d'aller chez les fumeurs c'est rien que du bonheur, rien que d'entrer dans les lieux et déjà on sait à quoi s'en tenir, ça pue, tout pue, les objets, les murs, les fringues, les literies, les canapés et autres fauteuils, si en plus il y a trois chats et deux chiens c'est l'apothéose quand la litière à une semaine. Évidemment si on leur dit on passe pour des connards, eux ils ne sentent rien, logique, ils n'ont plus d'odorat, ce dernier fumé aussi. Alors ils ne savent pas qu'ils puent, il s'insurgent.

Je ne vais chez pratiquement personne, pourtant j'aimerai bien avoir des conversations sur des sujets intéressants autres que la pluie et le beau temps ou le cancer du voisin, ou la voiture neuve de l'autre dont on est jaloux à crever (une page à venir), impossible, les odeurs de tabagisme me font fuir, alors je fuis ces gens, je fuis des collègues de travail parce qu'ils puent et qu'ils m'incommodent par leur fumée et leurs odeurs mais il faut bien se garder de leur dire, c'est triste et c'est aussi pourquoi je passe pour un vieux con qui ne supporte pas les autres. Ils n'ont rien compris alors !

Mais ce sont les mégots qui pourrissent la vie de la société, quelque soit l'endroit où on pose les yeux, dehors comme dedans, il y a des mégots, c'est un fléau mondial, alors quand en plus ce n'est pas ramassé, comme sur cette photo, on se pose de sérieuses questions.

Oh putain, t'as vu l'article pour deux malheureux mégots !

Mais je peux faire mieux, dès que je commence à tapoter mon clavier ça sort tout seul et puis comme je ne fume pas j'ai le temps d'écrire.

Allez, d'autres nuisances en ville.

 

Ces petits détails qui persistent.

C'est quoi ?

Un cailloux, ou plutôt un morceau de l'escalier du Grand Colombier, comment il a atterrit ici ?

Je me pose des questions, ce n'est pas le vent, ou alors celui des soirs de brumes de bistros de nuit, quand les esprits s'échauffent et que les vengeances se forment dans les vapeurs alcooliques.

Un cailloux lancé au hasard ça fait parfois du dégâts, je l'ai vu il y a quelques mois.

En fait, ce n'est pas trop qu'il y ait des esprits embrumés à ces heures, c'est surtout qu'il y a de la matière première disponibles sous la main dans ces particulières conditions.

Une autre, un peu plus loin sur ces mêmes remparts, un bout de ces remparts devenus si fragile de manque d'entretien.

 

Ces petits détails qui persistent.

D'ailleurs puisqu'on est dans le coin !

On admire le plus beau point de vue des Hautes Alpes dans ce contexte.

Et surtout, surtout, le parking de la Collégiale, au stationnement interdit autorisé. 

Un couple d'allemands, sortant sans doute d'un hôtel de la vieille ville, m'en a fait la remarque.

Quoi dire ? Quoi répondre ?

 

Ces petits détails qui persistent.
Ces petits détails qui persistent.

Spécialité briançonnaise.

Les bouchons d'enrobé à froid.

C'est vrai que l'hiver a fait quelques dégâts, le budget ne permettant pas de réaliser des infrastructures étudiées pour nos régions si difficiles il faut pallier par du rafistolage. 

Je me dis qu'il doit bien y avoir à vendre, à Bricorama ou à La Boite à Outils, quelques outils pour tasser cet enrobé autrement qu'avec les roues d'un camion, d'autant que les roues n'ont pas pour fonction de servir de tasseau, et puis ça reste loin du mur.

Franchement ça fait dégueulasse.

 

Ces petits détails qui persistent.
Ces petits détails qui persistent.

Le soin de la rue de la Soie.

Deux semaines déjà que c'est comme çà, mais c'est privé, ça se voit d'ailleurs, je me demande si le cahier des charges inclus la tonte de l'herbe à vache qui fait office de gazon.

Trois jours d'écart entre ces deux photos.

Bref, comme partout ce qui est privé n'est pas du ressort du public et inversement.

C'est vrai que ça part en couille la société.

Maintenant, ce n'est pas très touristique ce coin, il n'y a que les administrés qui passent par ici, s'il y a de la merde ce n'est pas grave, les briançonnais on l'habitude de vivre dans la merde municipale.

Il est vrai que c'est moi qui en fait le "signalement", comme je suis persona non grata la défiance veut qu'on s'abstienne de tenir compte de quelques remarques, c'est aussi comme ça que ça fonctionne la municipalité, à Briançon.

Demain autre chose, la suite certainement.

Bonne soirée à tous. 

 

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Publié dans Briançon

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