Coup de blues

Publié le par francois.ihuel15.over-blog.fr

 

En parcourant la ville, à pieds, je me suis posé des questions.

 

Coup de blues

Briançon.

Cette ville de haute montagne, que j'ai adopté en 1974 la première fois que j'y suis passé, est devenue une vile sacrifiée. 

Il n'y a pas un seul secteur intact, on ne peux pas faire deux pas sans trouver de l'abandon, des dégradations, de la crasse.

Je ne parlerai pas des travaux puisque c'est ponctuel, bien que ce ponctuel risque de durer encore très longtemps, la folie constructive n'ayant de limite que quand il n'y a plus de terrain à vendre.

Cette désolation a un impact, sur le moral mais aussi sur les finances, les finances de tous les briançonnais bien sûr, le retour n'est pas réciproque.

Alors, commençant à accuser le poids des ans, ayant suffisamment pour vivre correctement auquel viendront s'ajouter mes droits d'auteur, je vais partir de la région.

Ayant pris des engagements vis à vis d'employeurs je respecterai ma parole jusqu'à ce que ces contrats arrivent à leur terme, après je pars en Bretagne.

J'envisageait de passer les années restantes à Briançon, si c'est pour supporter la crasse, la désinvolture, le laxisme, la déréglementation avalisée par les autorités, les chantiers interminables et incessant depuis déjà cinq ans, les obligations de payer le moindre déplacement ou stationnement, payer le droit d'avoir le droit d'habiter en ville, payer pour voir ceux qui en profitent me toiser avec dédain, etc., il est en effet préférable de finir ma vie dans un coin plus tranquille, pendant qu'il en existe encore.

Et puis franchement, je ne me fais aucune illusion, de dénoncer ne change rien.

Coup de blues ?

Oui, chaque rue que je parcoure, en ville, me démoralise.

A très bientôt, pour une page de presse.

Bonne journée à tous.           

 

Publié dans Briançon

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